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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 30 avril 2011
Sa note : 13/20

LINE UP

-Nocturno Culto
(chant)

-Steinar Gundersen
(guitare)

-Cyrus
(guitare)

-Sarke
(basse)

-Anders Hunstad
(claviers)

-Asgeir Mickelson
(batterie)

TRACKLIST

1)Condemned
2)Pilgrim of the Occult
3)Pessimist
4)Passage to Oldarhian
5)Flay the Wolf
6)Captured
7)Paradigm Lost

8)Novel Dawn
9)Burning of the Monoliths
10)The Stranger Brew

DISCOGRAPHIE

Oldarhian (2011)

Sarke - Oldarhian
(2011) - thrash metal très old school - Label : Indie Recordings



Sarke c’est un peu une histoire ancienne nouvelle. Réunion de 2 pointures actuelles ou passées du black, Thomas Bergli dit Sarke qui officie dans Khold et Tulus et du séminal Nocturno Culto des très connus Darkthrone. Leur premier opus en 2009 avait rallié les suffrages des amateurs de metal old school en rappelant les années 70 et 80 à grands coups de Black Sabbath et de Celtic Frost. Le retour avec ce Oldarhian n’annonce rien de bien nouveau à l’horizon, le titre en lui-même se voulant un appel au passé. Qu’en est-il une fois le cd inséré dans le mange-disque ?

Rien de nouveau ! On entend toujours Celtic Frost et très étonnamment, du Darkthrone version 2010 donc black’n roll. Vous pourrez trouver aussi du Black Sabbath et pas la peine d’aller plus loin dans les influences. Elles sont évidentes, revendiquées et sont l’essence même de la musique de Sarke. Un bon gros hommage très appuyé aux grands anciens mélangé au rock’n roll des encore plus anciens pour faire dégouliner le groove à flot. Et ça (re)marche ! Le mid tempo est l’arme majeure du groupe qu’il utilise à toutes les chansons. Les compositions restent simples, répétitives et bourrées de groove réhaussé par la voix désormais classique de crooner de Nocturno Culto. On retrouve des sons plus à l’ancienne, Black Sabbath donc, par exemple sur "Pessimist", dans un environnement général plutôt années 80 à la Celtic Frost très thrash old school crade avec un son apportant cependant la précision des années 2000. Le son d’ailleurs, composante importante de cet hommage est gras à souhait.

Les guitares restent en bouche avec une qualité organique qui ravit. La batterie est sylvestre, brute mais fondamentalement rythmique et s’en tient à son rôle unique. Elle contribue au groove global avec une certaine subtilité agréable. La basse enfin est plutôt audible ce qui est logique puisqu’on veut groover ici bas (vous aimez les répétitions de « groove » hein ?). On trouve aussi régulièrement en arrière-plan des claviers lointains et lancinants qui contribuent à l’atmosphère rétro, et même une incursion délicate de piano sur "Captured". Les riffs sont simples, directs et pas prise de tête. Cet album s’apprécie dès la première écoute, pas de froufrou ni de tiroir, tout est livré à l’auditeur en première intention. Pas de surprise donc et si cela peut se révéler un défaut sur d’autres albums, il s’agit ici probablement d’une qualité vu le but affiché et assumé du groupe. On note également l’extrême homogénéité de l’ensemble, tant dans l’ambiance groovy-sombre que la qualité des chansons.


Rien de plus à dire sur un album honnête, bien interprété, groovy, old school et composé dans l’esprit avec un talent certain. Les amateurs de l’exercice de style s’y retrouveront entièrement, ceux du premier album également et il n’y a rien à redire sur la démarche des 2 acteurs principaux qui font ce qu’ils disent. Bien sûr, ceux qui veulent de la nouveauté ne seront pas intéressés. Ça tombe bien, ils ne sont pas concernés.



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