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CHRONIQUE PAR ...

78
Mnemopanda
Cette chronique a été mise en ligne le 28 juin 2011
Sa note : 9/20

LINE UP

-Kamijo
(chant)

-HIZAKI
(guitare)

-Teru
(guitare)

-Masashi
(basse)

-Yuki
(batterie)

TRACKLIST

1)MASQUERADE
2)Philia
3)Thanatos
4)Flowery
5)Remember Forever
6)Destiny -The Lovers-
7)DRY ICE SCREAM!![Remove Silence]
8)Threshold
9)Judicial Noir
10)Love will be born again
11)Vampire
12)Faith & decision
13)The Theme of Holy Grail


DISCOGRAPHIE


(2011) - visual kei Metal symphonique - Label : Warner Music Japan



JUBILEE. Sortit en janvier 2010, il était le 3ème et dernier véritable nouvel album sortit par Versailles et l’avait tout simplement consacré, l’installant confortablement sur un joli podium doré. Autant dire que de fait, la perspective d’un nouvel album faisait autant trembler d’anticipation que de crainte. En effet, il est un peu trop souvent habituel de voir les groupes japonais atteindre des sommets en deux ou trois albums avant de se relâcher sévèrement, voir de sombrer. Malheureusement pour nous, après écoute de Holy Grail, force est de constater que Versailles ne fera pas exception…

On avait parfois eu du mal à se faire à la voix de Kamijo, grave et profonde. D’autant plus si on avait en même temps eu un clip sous les yeux. Mais elle avait séduit et ce timbre particulier, associé à d’autres musiciens talentueux avait finit pas conquérir les foules. Dommage, dès lors, de se rendre compte que Kamijo est, dans cet album, plutôt décevant. Voix moins chargée, moins impressionnante, on en vient parfois presque à se demander s’il n’aurait pas dû s’abstenir sur certains morceaux. Et pourtant, chez les chanteurs japonais, il garde au moins cette particularité notable d’articuler de façon distincte qui donne malgré tout un rendu pas si mauvais…
Les titres s’enchaînent sans qu’aucun soit réellement notable. Des ballades mièvres et sans originalité, des ponts intéressants mais peu présent… La seule force de cet album se pose sur les épaules des deux guitaristes qui heureusement savent rassasier en bons solos complexes et limite jouissif. Hélas, ils ne sont pour ainsi dire plus accompagnsé, comme sur les précédents opus, de ces clavecins et violons qui aidaient à cette ambiance symphonique qui avaient fait une grosse réputation à Versailles. Encore présent oui… Mais à peine. Revirement de genre ? Stop ! A ce rythme, le prochain Versailles sera un album pop !
"Remember Forever", ou comment plomber un album avec une ballade ennuyeuse et plate… Et si "DESTINY –The Lovers-" semblait vouloir démarrer de façon un peu plus sympa, on se rend rapidement compte qu’elle est là pour achever les vétérans qui avaient survécu à la précédente… De fait, joie lorsque "DRY ICE SCREAM!![Remove Silence]" commence. Une ambiance déjà nettement plus dans la veine de ce qu’on attendait de Versailles, des instruments mit à l’honneur une rythmique déjà plus parlante. Hélas, elle retombe rapidement, ne se renouvelant jamais, répétant en boucle les mêmes 20 secondes qui ne parviennent pas à séduire pendant les quatre minutes trente de la chanson…
Une piste instrumentale de deux minutes avec "Threshold". Elle fait plutôt plaisir et c’est une bonne surprise que de la trouver là. Annoncerai- elle un regain de vie pour Holy Grail ? Hé bieeeeen… Pas du tout ! Non non, ça reste toujours aussi peu excitant et on retombe dans la ballade d’amour d’autant moins supportable qu’elle est tout en anglais. Et si Kamijo est meilleur qu’un Kyo (Dir en grey) ou un Ruki (The GazettE) dans cet exercice, ça reste de la purée… "Vampire"… Ha ! "Vampire" ! Elle s’annonçait comme LA chanson de cet album, histoire qu’on en sauve une. Pétard mouillé. Versailles semble vouloir nous faire de bons débuts de morceaux avant de se vautrer à plat ventre.


Ce ne seront pas les deux dernières pistes qui sauveront Holy Grail du naufrage et l’album ne doit qu’à ses guitaristes de se hisser laborieusement à la triste note de 9. D’autant que la dernière est rigoureusement inutile et que "Faith & Décision" prendra seize longues minutes et demi de votre vie pendant lesquelles la partie de l’instru est certes pas dégeu mais pas extra… L’occasion pour HIZAKI et Teru (guitares) de nous rappeler qu’ils ont portés l’album en sommes. Déception… Craintes pour le futur de Versailles… Il aurait pu être prit avec plus de clémence s’il avait été le premier bébé du groupe mais pour un quatrième album, quand on a des membres aussi réputés, c’est presque indécent que d’avoir osé la faire, celle là…


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