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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 05 juillet 2011
Sa note : 12/20

LINE UP

-Dhate
(chant)

-Icons Blasphemer
(guitare)

-Pie666
(guitare)

-Impia Fraus
(basse)

-Sad
(batterie)

TRACKLIST

1)Revers the Crosse
2) Lunatics Perversions
3) Dysevangelist
4) Les germes du pourrissement
5) Autodafe
6) Acid Inferno
7)
8)

DISCOGRAPHIE

Dysevangelist (2011)

Inkisitor - Dysevangelist
(2011) - black metal - Label : Osmose



Des amis français qui se sont dits un jour « Et si on faisait du black metal ? ». Oui, pourquoi pas après tout ? La liberté d'expression est un des droits fondamentaux de notre pays, et la Nature et notre passé se prêtent bien à l'exercice du black metal, genre traditionaliste par excellence. Inkisitor est le fruit d'un raisonnement tout à fait honnête et d'un logique implacable, force à eux de subir les affres de la critique. Pour commencer, sont-ils les dignes descendants de Inquisition ?


Pas vraiment ! Inkisitor fait dans le black très traditionnel sans surdosage de blast. Preuve en est l'intro à la Deathspell Omega, des voisins. Le son est organique sans être sous-produit et les riffs entêtants sans pour autant se répéter de trop. Oui, Inkisitor est l'archétype du groupe François Bayrou, bien au milieu. Au milieu et chiant ? Ce qui peut être synonyme n'est pas une règle absolue cependant. Le milieu est également un environnement d'idées non extrémistes piochant dans tout ce qui se fait de mieux à droite à gauche. Le black metal étant un genre extrême par essence, on passera sur le côté non extrémiste (quoique … cela n'est pas exactement identique), par contre effectivement, Dysevangelist a tendance à prendre ce que le black metal fait de bien. Pas forcément de mieux, nous ne sommes pas en présence d'une galette historique, mais assurément de bien. Pour preuve, l'album passe comme une lettre à la poste du début à son terme. Les riffs sont échevelés sans pour autant assommer son auditeur.


On note quelques pointes de death dans les attaques. Le rythme rapide sait laisser des pauses salvatrices. Le chant est écorché sans être particulièrement original. Il se masque d'ailleurs derrière un effet étouffé pas génial (au fort accent français lorsqu'il est plus déclamé) qui a pour effet de rappeler … Schizophrenia de Sepultura en plus extrême de 20 ans et plus black. En fait, c'est "Revers the Cross" qui rappelle étonnamment Schizophrenia. Bienvenu dans le passé. Quoiqu'il en soit, cela apporte la preuve que Inkisitor ne réinvente rien du tout. Cela reste bien fait, bien au milieu, ni trop, ni trop peu, tant et si bien que le groupe nous mène dans une soupe chaude confortable qui peut cependant assoupir. Et c'est là la faiblesse principale de ce Dysevangelist bien composé aux riffs aggressifs s'enchaînant avec succès et soutenus par un son très naturel, il ne marque pas. Si on passe un agréable moment en sa compagnie, il ne fait aucun doute qu'on ne le gardera pas à notre chevet.



Adorateurs du genre, notez un groupe français qui mérite de se faire écouter. Amateurs avertis, partez l'esprit curieux mais avertis de son manque de prise de position. Inkisitor semble faire partie d'un consensus mou malheureusement défaut bien connu de ceux qui utilisent la voie du milieu. On se dit que Dysevangelist est un album sympathique, bien fait, passéiste mais auquel il manque la flamme pour passer au niveau supérieur.


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