Voodoo_Highway_Broken_Uncle's_Inn

CHRONIQUE PAR ...

90
Seth
Cette chronique a été mise en ligne le 29 juillet 2011
Sa note : 17/20

LINE UP

-Federico Di Marco
(chant + guitare)

-Filippo Cavallini
(chant + basse)

-Matteo Bizzarri
(guitare)

-Alessandro Duo
(guitare + claviers)

Lorenzo Gollini
(batterie)

TRACKLIST

1)Intro (Since 1972)
2) Till It Bleeds
3) The Fire Will Burn Away
4) J.C. Superfuck

5) Window
6) Running Around
7) Broken Uncle's Inn
8) Heaven with No Stars
9) Gasoline Woman
10) In Fact It's the Worst

DISCOGRAPHIE


Voodoo Highway - Broken Uncle's Inn
(2011) - hard rock - Label : Massacre



Succédant à leur premier EP, This Is Rock n 'Roll, Cocks ! (qui annonçait déjà la couleur par ce titre rentre-dedans), cet album est véritablement l’annonce de l’entrée fracassante d’un grand groupe de Hard Rock dans le monde du Metal. Voodoo Highway, représentant de la nouvelle vague de Hard Rock, nous vient d’Italie et produit un son à la fois « old school » et novateur, qui risque de clairement marquer son horizon musical.

Et cela, on le pressent dès l’intro, qui est à la fois drôle, Rock N Roll, et qui fait monter la tension et l’adrénaline, jusqu’à ce que le groupe entame la première chanson, "Till it Bleeds", une véritable explosion de hard rock de la plus grande qualité qui inonde nos oreilles. Voodoo Highway surprend, puis ravit. Car certes, c’est du Hard Rock, et l’on ne réinvente pas un style si plébiscité. Mais pourtant, le son des italiens a quelque chose, son truc à lui, un élément indescriptible, et surtout irrésistible. Ils ont quelque chose de nouveau, de frais, de vraiment à eux. Et rien que cela en fait un groupe indispensable. A plusieurs moments de l’album vous vous demanderez comment la chanson suivante pourra arriver à la cheville de celle qui vient de finir ; ne vous inquiétez pas, Voodoo Highway se fera un plaisir de vous montrer comment. C’est à coup de refrains énormes, de positivisme à la pelle et d’une ambiance provocatrice et frondeuse que Voodoo Highway s’impose. L’atmosphère Hard Rock irrésistible provoquera en vous une envie forte de profiter de la vie, de vous ruer dehors en hurlant, d’attraper une guitare et de devenir une Rock Star, bref, d’essayer de faire quelque chose de rock n roll de votre vie. Les transitions sont excellentes, l’album passe d’un trait, et les instruments comme le chant correspondent parfaitement à l’esprit et au style.

Les chansons font preuve d’une telle spontanéité et fraicheur qu’on a presque l’impression d’écouter du Hard pour la première fois. Elles sont toutes assez différentes et apportent quelque chose d’intéressant au style. "Till it Bleeds" s’avère être une entrée en matière renversante, et n’aurait pu mieux accomplir son devoir. La chanson qui suit, "The Fire Will Burn Away", constitue une transition incroyable, et surtout s’impose comme la chanson hymnique de cet album, avec un refrain merveilleux qui donne le sourire, et une incroyable envie de vivre. Une chanson très réussie qui est aussi une magnifique bouffée de positivisme. Voodoo Highway fait aussi dans le provocateur, esprit intimement lié au Hard Rock, avec des chansons comme "JC Superfuck" (tout est dans le titre) ou "Gasoline Woman". La chanson éponyme, "Broken Uncle’s Inn", un peu plus sombre par moments, possède une ambiance rappelant le vieux son Rock des années 70, que l’on redécouvre avec émotions, soutenue par l’usage du clavier typé orgue, toujours à la manière des groupes de l’époque. Et à l’image des albums de Rock « old school », Broken Uncle’s Inn comporte évidemment une ballade. On s’y attend, et de plus en plus on la redoute, comme quelque chose d’obligatoire et de souvent bâclé. Mais Voodoo Highway fait cela comme le reste de l’album : très bien. Cette chanson est agréable, pas surfaite, pas mauvaise du tout. L’orgue 70’s y fait d’ailleurs son retour.

Les défauts sont rares, et encore faut-il pouvoir les considérer ainsi de manière objective. Le principal reproche que l’on pourrait faire à cet album est qu’il demeure un peu court ; en effet, il passe comme un éclair, une tornade d’énergie. Mais en même temps cela correspond tellement au style renversant de Voodoo Highway qu’on se demande s’il s’agit vraiment d’un défaut… Et puis de toute façon, une fois que l’album s’achève, on n’a pas d’autre choix que de le remettre à nouveau, tant le son de ce groupe est addictif. Les détracteurs du groupe italien parlent également de similitudes dérangeantes avec le son de Deep Purple. En effet, ils ont à peu près autant de ressemblances avec le groupe culte qu’un groupe de Hard avec un autre groupe de Hard. Alors c’est sûr que par bien des côtés, ils ont le swing de Deep Purple, mais ils ont leur propre style, leur énergie propre, et leur touche personnelle qui fait de cet album une perle du Hard Rock moderne. Après tout, ce n’est pas la première fois qu’on entend le systématique « Tel groupe l’a fait avant eux »… on en a voulu a Airbourne de ressembler a AC/DC, mais aussi à Alestorm pour leurs similitudes avec Running Wild. Il n’y a qu’à voir où ces groupes en sont maintenant. Voodoo Highway a un son, une ambiance, et sonne comme la nouvelle révélation Hard Rock.


Voodoo Highway nous fait donc assister au renouveau du Hard Rock, et s’impose comme un digne héritier du vieux Hard aux sonorités cultes. Cet album est une vrai réussite, aucune chanson ne se ressemble, mais elles comportent pourtant toutes ce petit truc qui les rend irrésistible : cela doit être la marque de fabrique de ce superbe groupe que rien ne semble en mesure d’arrêter. La route s’annonce belle pour ces Italiens, qui viennent d’offrir au monde du Metal à la fois leur premier album, et l’un des meilleurs albums de Hard Rock de ces dernières années. Let’s shock the world with some fuckin’ Rock !


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 1 polaroid milieu 1 polaroid gauche 1