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CHRONIQUE PAR ...

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Oni²
Cette chronique a été mise en ligne le 31 juillet 2011
Sa note : 13/20

LINE UP

-Marco Veraldi
(chant)

-Gianluca Molè
(guitare)

-Giuseppe Tatangelo
(basse)

-Alessandro Vinci
(batterie)

TRACKLIST

1)Family Ties
2)Revenge
3)Perverted Church
4)The Dying Breed
5)Reborn in the Sick
6)Public Enemies
7)Unite (throwdown)
8)New World Desaster
9)Combat Shock
10)28 Weeks Later (outro)

DISCOGRAPHIE


A Buried Existence - The Dying Breed
(2011) - metalcore - Label : Autoproduction




La mère patrie de la Pizza n’est pas réputée pour ses groupes de metalcore, mais il y en a bel et bien (rappelez-vous Figure Of Six). Dans le cas présent, on parlera plutôt de punk hardcore teinté de thrash. Dommage que ça n’aille pas tellement loin, car ils ont ce qu’il faut pour nous pondre une musique un peu plus ambitieuse que ç
a.



Ça cogne, ça cogne et ça cogne encore. A Buried Existence fait dans la boucherie, pas dans la dentelle. Ce sera du moins le cas sur les ¾ du disque. Le morceau le plus long (on s’affole pas, il fait que 3 minutes 30) se démarquant du reste : “Reborn in the Sick” ou la surprise de l’album. Beaucoup se voyaient déjà embarqués dans un train de hardcore bourrin sans finesse et là on nous sort d’un coup les arpèges, les mesures asymétriques, sans pousser au gros casse tête. Tout ça n’est pas loin d’évoquer un certain collectif allemand. Ce moment de grâce n’est que de courte durée.

Presque immédiatement après on ressort l’artillerie lourde pour une bonne boucherie appelée “Public Enemies”, bref là on tape dans le bête et méchant, reste que c’est assez efficace quand même. Il est clair que ces messieurs en ont dans le ventre, mais ils misent un petit peu trop sur leur côté « machine à circle-pits ». Et sur ce point, ils sont forts, les compos sont vraiment très courtes et même la plus « subtile » est propice au headbanging sauvage. Bien sûr tout cela pourrait être amélioré. Le chant est uniforme tout le long, enfin, plutôt que de chant parlons de cri porcin. Avec un peu plus de travail il pourrait atteindre la virulence d’un Mark Hunter (Chimaira). Les riffs font mal, bien qu’ils soient tous très cons (pensez à celui du “Arise” de Sepultura, ça navigue presque tout le temps dans ces eaux là), ceux de “Reborn in the Sick” mis à part.

“Unite (throwdown)” est presque hilarant car il a pour seules paroles « Unite ! Unite ! Unite ! ». Cliché parmi les clichés : le thème des films 28 Jours/Semaines Plus Tard repris en guise de morceau final. Mais les Italiens arrivent un peu tard puisque rappelez-vous, les death-metalleux de The Rotted (ex-Gorerotted) nous avaient déjà fait le coup il y a quelques années. Et là on touche la limite évidente de The Dying Breed : sa longueur. L’immédiateté de chaque morceau plombe un petit peu la durée de vie de l’album qui ne passe même pas la demi-heure.

Bien sûr, l’histoire nous a montré qu’on peut accoucher de véritables légendes en étant tout aussi bref. Mais tout le monde ne sort pas un Reign In Blood avec cette même facilité. Combien d’entre nous auront sérieusement envie d’écouter The Dying Breed plus d’une ou deux fois ? Nul doute qu’ils mettront le feu à la scène les doigts dans le nez, mais sur disque, tout au plus, ça fera une bonne musique de fond pendant une beuverie ou sur la route. Vu sa durée extrêmement succincte, on a tout aussi vite fait le tour de ce qu’il peut y avoir à dire à son sujet.


Peut mieux faire. Les Italiens savent trouver les riffs qui bastonnent, mais ils ont la paresse (ou le désir ?) de se limiter à ça, malgré leur potentiel. Allez, un petit effort, ce n’est que le premier album, creusez davantage sur l’ambiance, les mélodies, sans forcément délaisser la brutalité dont ils ont fait une belle démonstration.


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