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CHRONIQUE PAR ...

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Althor
Cette chronique a été mise en ligne le 29 septembre 2011
Sa note : 15/20

LINE UP

-Teddy Möller
(chant clair+guitare)

-Niklas Kupper
(chant death+guitare)

-Jimmy Mattson
(chant+basse)

-Fredrik Klingwall
(clavier)

-Lawrence Dinamarca
(batterie)

TRACKLIST

1)A Mission Undivine
2)Repeat Offender
3)World Trade Dissenter
4)Sacred Structure
5)Navigator
6)In the Wake of Humanity
7)Viral Strain
8)Disconnection
9)Taste the Flame
10)Absence
11)Dystopium

DISCOGRAPHIE

Dystopium (2011)

Loch Vostok - Dystopium
(2011) - melodeath extreme progressif - Label : Vicisolum Productions



Loch Vostok est un groupe suédois de métal progressif extrême. Cette formation s’est créée suite au split de Mayadome en 2001. C’est donc le batteur Teddy Möller, ancien membre de la défunte formation, qui est à l’idée de ce nouveau projet. L’orientation musicale de ce groupe est clairement le melodeath. Comme nous le verrons, le côté progressif même s’il est revendiqué, reste relativement discret.
 
La première chose qui frappe est la production, certes très moderne mais surtout précise. Elle rend du coup hommage à tous les instruments, des différents chants aux sections rythmiques. Et même si on ne connait rien de ce groupe, on est rapidement captivé par cette musique et on sent qu’on a quelque chose de consistant entre les oreilles. Le premier titre, qui envoie sérieusement du pâté, bénéficie notamment d’une alternance chant clair/chant death particulièrement pertinente. Ceci dit, nous verrons plus tard, que le chant clair est un des points faibles de cette galette. Mais ne gâchons pas tout de suite notre plaisir, puisque toujours ce "A Mission Undivine" est un véritable brûlot, ponctué d’un solo extrêmement jouissif. "Repeat Offender" fait suite avec une structure plus conventionnelle au niveau des chants, l’extrême étant présent sur les couplets et le clair sur les refrains. Bon jusqu’ici on ne peut pas dire que les constructions des morceaux aient vraiment quelque chose de progressif. Ca reste standard et efficace ; point barre.
Et pourtant, "World Trade Dissenter" apporte du changement. D’une part, les claviers sont plus présents et apportent des ambiances plus complexes et d’autre part, la rythmique se veut moins triviale avec ses quelques variations. Ce morceau montre de belles choses et continue de nous faire croire en ce groupe ! Le titre suivant est le single de l’album, sur lequel un clip a été tourné, plutôt carré axé sur la performance des musicos. On aime ou on n’aime pas, en tout cas ça a le mérite d’être sobre. "Sacred Structure" est dénué de chant death, tient donc vous avez dit single ? Un grand classique donc, le single se doit d’être plus accessible. En même temps on peut avoir des doutes qu’un amateur de variétoche lambda soit tenté par l’écoute de cet album. On a donc le droit ici à la première petite baisse de régime. On enchaîne avec un autre titre encore plus calme mais qui a sa propre atmosphère et passe pour le coup, assez bien. "Viral Strain" est vraiment intéressant notamment dans le contraste entre les parties calmes et celles extrêmes ; le changement n’est pas aussi trivial qu’on ne pourrait imaginer.
 "Disconnection" redonne un sérieux coup de collier avec ses grosses influences melodeath, un régal ; le chant est terrible sur ce morceau. La montée en puissance ne s’arrête pas là avec l’excellent "Taste the Flame" qui prend directement au trip dès les premières secondes. Le problème hélas, sera le chant clair qui ne fonctionne pas vraiment bien que la partie instrumentale soit irréprochable. "Absence" a le petit côté progressif extrême qu’on attend avec néanmoins un refrain plutôt classique. L’album se termine donc avec le titre éponyme, le plus long et le plus surprenant. La partie centrale toute calme déteint sacrément du reste de l’album et la remontée est très bien menée ponctuée notamment par un solo évocateur. Le clavier est en outre plus présent, mais au final, il fut plutôt discret. Techniquement c’est excellent, les solos sont présents et tous bien catchy. Mention une fois encore au gratteux et chanteur death qui est littéralement excellent dans toutes ses interventions.

 
Finalement, on a entre les mains un disque véritablement solide, davantage axé melodeath que progressif mais non moins dénué d’originalité. Le chant clair est nettement dominant, et par moments ça peut lasser mais c’est loin d’être préjudiciable. Non, la plupart des compos sont réussies, rares sont les titres ennuyants. Une belle révélation en somme, ce groupe a clairement le potentiel pour être un acteur majeur, au moins de la scène mélodeath.



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