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CHRONIQUE PAR ...

90
Seth
Cette chronique a été mise en ligne le 09 octobre 2011
Sa note : 12/20

LINE UP

-Lukas Pisarik
(chant)

-Honza "Kirk" Behunek 
(guitare)

-Petr Bidlo
(basse)

-Lukas Kunes 
(batterie)

TRACKLIST

1)Freedom Call
2)Brain Eater
3)Get It
4)The Road
5)So Scarred
6)Suicide Fall
7)Abandoned
8)Wild in the Night
9)The Joker
10)You Steal my Breath
11)To Hell
12)War Within

DISCOGRAPHIE

Freedom Call (2011)

Seven - Freedom Call
(2011) - heavy metal - Label : Nuclear Blast



Seven est un groupe de République Tchèque que Nuclear Blast a récemment commencé à produire, ce qui ne peut être que positif pour un groupe qui cherche un peu plus d’exposition.  Pas de bol pour l’ancien chanteur, il a quitté le groupe après la sortie de leur précédent album, Seven Deadly Sins, qui était toujours en auto-production.

Mais finalement, ce n’est pas un grand mal pour l’auditeur, au vu de l’excellent niveau du nouveau chanteur Lukas Pisarik, qui possède une voix génialement brutale et bien maitrisée, en cohérence avec la musicalité de Seven. La chanson d’ouverture, "Freedom Call", est d’ailleurs d’une telle puissance et ténacité, avec un refrain martelé, qu’elle vous procurera les joies que seul un heavy brut peut procurer. Les riffs sont puissants lourds, la rythmique plutôt mid-tempo, et les guitares sont saturées au possible pour le plus grand plaisir de l’auditeur, en adéquation parfaite avec la voix percutante et lourde du nouveau chanteur. La géniale "Get It", avec ses accents rock procure une véritable montée d’adrénaline, toujours avec un rythme pas forcément rapide et des riffs lourds et parfois lancinants. Les riffs sont toujours intéressants au fil des chansons, et parfois même tellement lourds qu’ils peuvent avoir des accents stoner doom, alors que certaines chansons frôlent l’AOR. Ce mélange des genres n’est pourtant pas incohérent, et le tout lié par la voix parfaitement adéquate à la musicalité ne fait que renforcer cette solidité et la crédibilité de Seven.
La production est également très propre et très professionnelle, ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on sait qu’elle a été pilotée par Victor Smolski de Rage lui-même, mais qu’en plus Seven a depuis cet album l’opportunité de faire partie de l’écurie de Nuclear Blast, qui malgré ses défauts que l’on ne peut nier par rapport à sa stature de « presque » major, reste une bénédiction pour des groupes modestes qu’elle prend sous son aile. Victor Smolski apparait d’ailleurs en guest sur l’album, ayant enregistré quelques riffs bien placés pour le compte du jeune groupe tchèque. Les musiciens sont donc bons, tout comme la production. Finalement le seul problème avec Seven, c’est que les sensations ne sont pas si fortes que cela, et malgré une sonorité puissante, le feeling reste en retrait et on finit par être frustré. Les chansons finissent par se ressembler plus ou moins, avec certes de bons riffs, mais on aurait apprécié un côté mélodique un plus développé, pour s’accrocher plus aisément aux refrains. Autant le début de l’album est intéressant et catchy, autant vers le milieu il commence à se fondre dans le décor, certes agréable mais pas hautement remarquable.


Seven a donc les armes qu’il lui faut pour devenir un groupe respectable, et possède l’atout de taille de faire partie de la maison Nuclear Blast. Mais un travail au niveau de la composition mériterait d’être fait pour le faire passer de statut de petit groupe sympa à groupe vraiment intéressant. Espérons que l’expérience aidera Seven et que les Tchèques se bonifieront avec le temps.


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