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CHRONIQUE PAR ...

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Oni²
Cette chronique a été mise en ligne le 25 octobre 2011
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Jonny Bee
(chant+claviers+samples)

-Collin Woroniak
(guitares)

-Jesse Glidewell
(basse)

-Noah Robertson
(batterie)

TRACKLIST

1) No Escape
2) Not Alone
3) Bloodlust
4) Standing On The Edge
5) Burn This World
6) Ashamed
7) Living Dead
8) Forgotten
9) Time Will Tell
10) Tragedy Of Perfection
11) Dominator
12) I Choose You
13) The Sadist

DISCOGRAPHIE

Burn this World (2011)
Hypernova (2013)

The Browning - Burn this World
(2011) - electro metal - Label : Earache Records



Venus du Kansas, The Browning fait dans le metal à très forte consonances électroniques. Oui, un groupe de ce style chez un label étiqueté extrême, c’est assez inhabituel. Sans doute qu’il faut bien un ou deux ovnis dans une écurie où il est surtout d’usage de faire mal aux oreilles. A ne pas sous-estimer pour autant, eux aussi savent faire dans le son qui bastonne dur comme vous allez le voir.

Entrée en matière plutôt dansante que ce “No escape”. La voix tend vers le hardcore, sans grande variation. Elle ressemble plutôt à instrument rythmique. Comme tous les autres finalement. Guitare, basse, batterie, voix ne font en fait qu’un. Seuls les claviers et les samples apportent une véritable touche mélodique, en plus d’êtres mixés très en avant. Trance, hardstyle, des termes barbares pour le metalleux moyen, ce sont pourtant les éléments dominants dans Burn This World. En fin de compte, on croirait un album d’électro auquel on a greffé quelques riffs metal et un beugleur arraché à une quelconque formation du genre finissant par -core. The Browning fait taper du pied, pas de doute, reste que c’est un peu répétitif tout ça. Du coup, quand ça s’énerve un peu plus que la moyenne (la chanson titre), on jubile. Visiblement conscient que cette formule electro rageuse fonctionne plutôt bien, le groupe continue sur sa lancée, avec renforts symphoniques  et notes de piano dissonantes sur le très bon “Living Dead”.  A partir de là, ça ne s’arrête plus, ils font parler la poudre à volonté : “Ashamed”, “Forgotten”, “Tragedy or Perfection” des petites tueries à coup sûr irrésistibles pour se lancer dans un bon gros circle-pit sauvage.
Alors tout ça, c’est très bien, mais on sent qu’il manque quelque chose. Les passages purement electro sont assez jouissifs, mais insuffisants pour amenuiser le sentiment de déjà-vu qui persiste à mesure que l’on progresse dans l’écoute. Peu à peu, l’enthousiasme soulevé à partir de “Burn this World” fait place à  cette sensation de lassitude, la faute à une trop grande ressemblance entre les morceaux. Seuls les plus agressifs se démarquent et pour ne rien arranger ils s’enchaînent tous en plein milieu de tracklist. Qu’est-ce qui aurait-pu faire la différence ? Un apport mélodique autre que celui des seuls claviers peut-être ? Le metal peut s’enrichir de tellement de choses … la sous-exploitatation de ces possibilité est assez regrettable. Solis de gratte ? Chant plus nuancé ? Oubliez … Ce ne sont que des pistes à creuser mais qui auraient déjà pu aider The Browning à faire réévaluer son premier essai à la hausse. Vers la fin on  sent de petits efforts comme “I choose you” qui propose une mélodie familière, typée scandinave mais exécutée au clavier. On s’aperçoit petit à petit qu’elle est en fait doublée par la guitare. Les dernières minutes chorales de “The Sadist” sont aussi intéressantes mais trop tardives pour vraiment retenir l’attention.


Prometteur, mais pas encore au même niveau de maîtrise qu’un Blood Stain Child ou un Sybreed. En attendant, il n’y a pas de doute à avoir sur leur efficacité sur scène, tout ce qu’on entend sur Burn this World est taillé pour le live. On encourage parce qu’il y a matière à pondre de grosses tueries là dedans



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