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CHRONIQUE PAR ...

90
Seth
Cette chronique a été mise en ligne le 25 novembre 2011
Sa note : 15/20

LINE UP

-Todd Hall
(chant)

-Jack Starr
(guitare)

-Ned Meloni
(basse)

-Rhino
(batterie)

TRACKLIST

1)Land of the Dead
2)Sands of Time
3)Twilight of the Gods
4)Stranger in Paradise
5)Here We Are
6)Warning Fire 
7)Daughter of Darkness
8)When Blood and Steel Collide
9)On the Wings of the Night
10)Never Again
11)Until the End

DISCOGRAPHIE


Jack Starr's Burning Starr - Land of the Dead
(2011) - heavy metal - Label : Limb Music



Jack Starr, en tant qu’ancien membre du groupe de heavy metal épique Virgin Steele, aurait difficilement pu officier dans un style moins noble que celui du groupe qu’il a quitté. C’est donc tout naturellement qu’il accouche en cette fin d’année de Land of the Dead. Il vous suffira de jeter un œil à la pochette pour comprendre de quoi il s’agit ici : en effet, en posant votre regard sur cette espèce de barbare à moitié nu descendant de son drakkar avec son énorme hache, vous comprendrez à quel point cela va être épique.

En général,  quand on tombe sur un nom du genre Jack Starr’s Burning Starr, on oscille entre penser qu’il s’agit de surf rock ou d’un type de musique particulièrement kitsch. Ni l’un ni l’autre bien au contraire, il s’agit simplement du nom du projet solo de Jack Starr, ancien membre de Virgin Steele, le groupe de heavy metal épique, cousin éloigné (et raffiné) de Manowar. Avec cet album plutôt inattendu est livré un cover design tout aussi kitsch que le nom puisqu’il s’agit d’une sorte de Conan aux couleurs surexposées qui vient probablement pour se battre. Tous ces éléments saugrenus pourraient vraisemblablement rebuter un certain nombre d’auditeurs blasés par le metal épique kitsch, et ce serait une grande erreur. Car lorsqu’on parvient à dépasser cela et à poser une oreille véritablement attentive sur l’album, on se rend compte qu’on n’a pas perdu son argent.
Cet album, bien que globalement homogène dans son optique « power metal avec des épées », nous offrira quand même divers éléments musicaux intéressants. Certains morceaux comme "Sands of Time" seront par exemple très « Manowariens » dans la rythmique et les refrains. Globalement sur l’ambiance générale, on aura finalement plus tendance à penser à Manowar qu’à Virgin Steele pour le coté plus primaire et guerrier viril d’univers de Jack Starr. Pourtant malgré cela, nous ne sommes pas là face à une vague copie de Manowar, les poils en moins. Loin de là. Jack Starr a une façon de composer bien à lui, que l’on pourra retrouver dans les anciens Virgin Steele, avec une musicalité un peu plus brute et moins ciselée, mais parfois tout aussi prenante. Et cette musicalité sera véritablement capable de surprendre, et sans s’y attendre on pourra se retrouver complètement bouleversé par une envolée lyrique imprévisible.
Car même si les ambiances de ce Burning Starr font plutôt références un un heavy metal typé old school avec des touches d’épiques comme aux prémices du power metal (dont des groupes comme Running Wild et Savatage ont été les instigateurs dans les années 80 alors que le glam remportait un vif succès commercial), certaines chansons seront tout bonnement des merveilles de montées en puissance et de sentiments épiques, comme "Never Again" qui est véritablement géniale, et qui vous emportera par un refrain aussi puissant qu’inattendu, ou "Land of the Dead", la chanson éponyme de l’album, vraisemblablement tirée du même moule. Mais cela ne veut pas dire que le reste des chansons sont honnêtes, sans plus. C’est d’ailleurs l’inverse. Cet album bénéficie d’un avantage qu’il est assez homogène dans la qualité tout au long des chansons. Elles ont toutes quelque  chose à proposer, et l’ambiance guerrière ne retombe jamais le temps d’une chanson bateau, moyenne ou même d’une ballade. C’est warrior jusqu’au bout et puis c’est tout.


Ce Land of the Dead comporte vraiment de bonnes qualités musicales, et est à se procurer absolument si vous êtes nostalgiques des premiers Virgin Steele et de cette époque bénie des années 80 où le heavy metal commencer à donner naissance à des sonorités épiques. Les fans de Manowar retrouveront parfaitement leurs marques aussi, et ne tarderont pas à brandir leur épée pour brailler les refrains fédérateurs de ce dernier Burning Starr.


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