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CHRONIQUE PAR ...

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Althor
Cette chronique a été mise en ligne le 13 décembre 2011
Sa note : 14/20

LINE UP

-Ape DeMartini
(chant)

-Costello Hautamäki
(guitare)

-Markku Petander
(guitare)

-Jay C. Blade
(basse)

-Mark Ruffneck
(batterie)



TRACKLIST

1)Dominator
2)Search Lights
3)Let Sleeping Dogs Lie
4)Fire in the Brain
5)Seasons in the Darkness
6)Turn the Cross Upside Down
7)Burning Leather
8)Gambler
9)Enter Stadium
10)Total Metal
11)
Third Warning

DISCOGRAPHIE


Oz - Burning Leather
(2011) - heavy metal - Label : AFM Records



Savez-vous que les Finlandais de Oz sont de (très) vieux briscards ? Et bien je ne le savais pas non plus, pourtant ils sont actifs depuis 1977 (votre serviteur n’était même pas de ce monde) ce qui donne 34 ans d’existence ! Enfin pas tout à fait puisque ils ont fait un gros break entretemps. La musique proposée est à base de heavy à l’européenne très conventionnel.
 
Il vous faut d’abord connaître le concept sous-jacent à ce disque. Comme précisé plus haut, le groupe se remet en activité après vingt longues années de pause. Les motivations d’un retour peuvent être mues par diverses raisons, plus ou moins honorables on va dire. Ca peut être l’envie de retrouver une belle époque vécue avec ses potes, revivre l’adrénaline de la scène, voir du pays ou tout simplement refaire de la maille ; voilà c’est dit. Mais ne partons pas avec un a priori négatif. Le point-clé ici, c’est que sur cet album, six titres sur onze sont des remakes, apparemment de leurs tubes passés. Ce n’est pas complètement déconnant comme idée puisqu’en vingt ans, plusieurs générations de metalheads se succèdent forcément. Et c’est donc l’occasion de faire d’une pierre deux coups : sortir de nouveaux titres et les accompagner de hits afin de satisfaire les fans de la vieille époque ainsi que ceux qui découvrent.
En ce qui concerne l’orientation du heavy pratiqué ce n’est pas bien compliqué : ce groupe fait partie de la vague engendrée par la folie Maiden au début des 80’s. Le style est aisément reconnaissable dès le premier brûlot, une titre inédit pour le coup : "Dominator". Immédiatement on est frappé par le timbre de voix du chanteur assez proche d’un Bruce Dickinson, on y croirait d’ailleurs entendre un refrain de Maiden. On peut dire ce qu’on veut mais c’est bon. En même temps faut pas déconner, si on veut promouvoir un disque, il faut au moins un single qui soit fédérateur. L’organisation du disque est vraiment basique, on alterne un inédit avec une redite. Certains titres n’accusent pas leur âge, d’autres si : c’est le cas de "Search Lights" qui, malgré le réenregistrement, sonne vraiment réchauffé. Heureusement ça fonctionne mieux sur d’autres morceaux : "Fire In The Brain" passe bien l’épreuve, le solo est vraiment dans la pure tradition du genre, complètement endiablé.
"Let Sleeping Dogs Lie", autre nouveauté, débute sur un riff accrocheur suivi d’un enchaînement couplet-refrain dans la même veine. En tout cas, c’est du heavy à structure hyper simple, la moyenne des pistes oscillant autour des quatre minutes. Mais ce qui frappe, c’est la qualité des morceaux inédits. "Seasons In The Darkness", le morceau le plus long de la galette, prouve que le groupe sait encore largement écrire de bons riffs et solos. Le titre éponyme est très réussi et donne l’occasion d’entendre des variations dans le timbre de Ape DeMartini. "Gambler" fut pour sûr un tube à l’époque et il fonctionne également très bien dans cet album. La fin du disque va continuer sur cette lancée sans jamais baisser de rythme, que demander de mieux. Seul le titre "Total Metal" manque cruellement de fraîcheur avec son riff qui donne une impression de déjà-vu. Hormis cela, il est difficile de dégager les tueries de cet album et pour cause, la majorité des pistes sont des hits !


Certains comebacks sont gagnants, d’autres non. En ce qui concerne les Finlandais, c’est le premier cas et c’est tant mieux. On les sent animés par cette même passion pour la musique qui les animait à la fin des seventies, du moins on l’imagine. Certains remakes sont moins bien réussis que d’autres mais c’est largement compensé par cinq titres inédits tous très accrocheurs. Finalement c’est un album qui permettra de se faire une bonne idée sur la carrière du groupe et de conclure qu’ils ont encore leur mot à dire.



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