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CHRONIQUE PAR ...

87
Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 09 décembre 2011
Sa note : 14/20

LINE UP

-Ian Parry
(chant)

-Stephan Lill
(guitare)

-Tamas Szekeres
(guitare)

-Thom Youngblood
(guitare)

-Patrick Rondat
(guitare)

-Jan Vayne
(claviers)

-Tommy Newton
(claviers)

-Barend Courbois
(basse)

-Martin Helmantel
(basse)

-Arjen Lucassen
(basse)

-Dark Bruinenberg
(batterie)


TRACKLIST

1)House of Cards
2)Banquet for Thieves
3)Evilworld
4)Garden of Eden
5)The Entity
6)Change Breeds Contempt
7)A Miracle is All we Need
8)The Snake

9)Criminals & Kings
10)Chain of Fear
11)Pandora's Box

DISCOGRAPHIE


Consortium Project - I - Criminals And Kings
(2011) - metal prog power - Label : Lion Music



Après leur ultime album (dont la chronique se trouve ici), Lion Music décide de ré-éditer les anciens albums du Consortium Project, groupe polymorphe mené par Ian Parry (ne me demandez pas l'intérêt de la démarche, la réponse est claire comme de l'eau de roche mais bref !) C'est ainsi que nous nous retrouvons avec une édition remasterisée de Criminals And Kings, album dont je ferai la chronique en tant que tel, puisque la ré-édition n'apporte pas grand chose de neuf.

Cette fois-ci, pas de prologue ou d'épilogue grandiloquent : On se retrouve très vite au coeur de l'action avec un "House of Cards" efficace et rythmé. Accompagné par un jeu de percussion rudimentaire, mais efficace et d'un refrain pour le moins intéressant, la première track annonce la couleur : Il s'agit là d'un hybride entre progressif et power metal plutôt honnête et assez répétitif. Certes, Ian Parry chante avec verve, mais cela ne suffit pas à donner à la chanson le côté prog qu'on attendait à juste titre. La même constatation se fait pour des titres comme "Banquet for Thieves" ou encore un "Garden of Eden" alambiqué et manquant cruellement d'espace. La chronique aurait pu s'arrêter là si l'album n'avait pas possédé une deuxième partie bien plus sympathique.

En effet, coupé en deux par "The Entity", sympathique dialogue instrumental, Criminals And Kings s'améliore sur la deuxième partie, et surtout... on peut y entendre des ballades ! Je sais que le metal n'est pas un style qui se prête toujours à ce genre d'exercices, mais c'est pourtant là que le Consortium Project révèle sa véritable efficacité : Entêtant et laissant enfin la part belle aux claviers et aux choeurs, "A Miracle is All we Need" donne l'impression de cohérence qui manquait à la majorité des tracks. Plus heavy, "Chain of Fear" reste cependant une jolie ballade. Quant aux pistes plus énergiques, elles ne sont pas laissées de côté : "The Snake" et son refrain rock'n'roll et son jeu de percussion sont vraiment les bienvenus, de même qu'un "Pandora's Box" clôturant l'album bien mieux que "House of Cards" ne l'ouvrait.


Malgré les grandes ambitions de Ian Parry et de sa petite bande, le premier album de Consortium Project ne se distinguera ni par son excellence, ni par sa médiocrité. Sympathique sans pour autant être une révélation, compliqué sans pour autant mériter le titre de progressif, il oscille constamment entre deux eaux. Ce n'est pas une raison pour bouder le joli refrain de "A Miracle is All we Need", car malgré tous ces détours, l'album plaît plus qu'il ne rebute, et c'est déjà pas si mal.


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