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CHRONIQUE PAR ...

87
Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 30 janvier 2012
Sa note : 10/20

LINE UP

-Ian Parry
(chant)

-Stephan Lill
(guitare)

-Tamas Szekeres
(guitare)

-Thom Youngblood
(guitare)

-Patrick Rondat
(guitare)

-Jan Vayne
(claviers)

-Tommy Newton
(claviers)

-Barend Courbois
(basse)

-Martin Helmantel
(basse)

-Arjen Lucassen
(basse)

-Dark Bruinenberg
(batterie)

TRACKLIST

1)Continuum (in Extremis)
2)Asylum Seekers
3)The Cataclyst
4)Intrusions of Madmess
5)(Momentary) Lapse of Reason
6)Mirror Image
7)Sentiment in Sanctuary
8)What you Sow, you Reap
9)Asphyxia
10)Collide-O-Scope (When Past and Present Collide)
11)Poetic Justice

DISCOGRAPHIE


Consortium Project - II - Continuum In Extremis
(2012) - metal prog peu convaincant - Label : Lion Music



Après un Criminals And Kings qui ne manquait pas de charme malgré quelques maladresses, le Consortium Project décide de ré-éditer leur deuxième album, Continuum In Extremis. Cet opus sera sans surprise, et dès le début on retrouvera les éléments fétiches de la formation : choeurs multiples, guitares prog', ambiances spatiales et alternance entre moments calmes et plus violents. Dommage : ça a déjà marché une fois, il faudra trouver autre chose...

...car il est vrai que Continuum In Extremis ressemble beaucoup à son grand frère (cela notamment peut s'entendre sur un "Sentiment in Sanctuary" sentant le "A Miracle is What we Need" à plein nez). Le style n'a pas changé d'un pouce, et il faut tendre l'oreille pour percevoir les différences entre les deux albums. Cependant, avec un peu de patience, on peut se rendre compte des différences adoptées par Ian Parry et sa bande : l'ensemble se veut plus heavy et moins tordu que son prédécesseur. Une décision intéressante qui fonctionne sur "Poetic Justice" ainsi que l'excellent "Mirror Image". Malheureusement, certaines tares que la formation avait acquis se font à nouveau entendre sur ce deuxième album, et c'est avec une certaine lassitude qu'on les constate au fil des écoutes.
Premièrement, l'ensemble est trop peu varié : en plus de s'auto-parodier dans la joie et la bonne humeur, le groupe parvient à ennuyer « depuis l'intérieur de l'album » grâce à des riffs qui semblent quand même trop souvent pareils. La constatation est moindre pour les lignes de chant, sympathiques sans pour autant être transcendantes. Quant à la section rythmique, elle remplit son devoir avec une honnêteté respectable. En bref : l'album se laisse écouter sans provoquer l'enthousiasme du précédent (voire de Species, puisque nous sommes en période de réédition). Le reste est convenable : production, pochette... tout a été soigné, mais ce n'est pas ça qui sauvera l'album : on s'ennuie désespérément à son écoute.


Je ne sais pas si Criminals And Kings a bien marché,  mais cela a dû être le cas puisque le groupe semble s'être acharné à vouloir garder strictement la même formule pour son continuum (désolée, c'était plus fort que moi...) le problème, c'est que le groupe se classe progressif mais... de prog', il n'y a pas grand chose à part deux-trois soli pompeux et une désespérante impression de complexité forcée. A quand quelque chose de frais ?


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