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CHRONIQUE PAR ...

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Mita
Cette chronique a été mise en ligne le 26 février 2012
Sa note : 10/20

LINE UP

-Blutkehle
(chant)

-Bursche Lenz
(guitare)

-Birgit Lages
(basse)

-Yantit
(batterie)

TRACKLIST

1) Erloesung
2) Schakal – Ode An Die Streubombe
3) Madenreich
4) Ich Sah Den Teufel
5) Blutvater
6) Bewegliche Ziele
7) Kathi Das Kuchenschwein
8) Wechselbalg
9) Fahles Ross
10) Rostrot

DISCOGRAPHIE

Blutbahnen (2007)
Knochenkult (2008)
Rostrot (2011)
Todestage (2013)

Eisregen - Rostrot
(2011) - black metal - Label : Massacre Records



Venant d'Allemagne, Eisregen est un combo qui nous sert son … neuvième album, ni plus ni moins. Et pourtant, la formation de black metal n'est pas encore si connue que ça. Peut-être que cette nouvelle mouture, Rostrot, va aider notre quatuor à émerger. Enfin, encore faudrait-il sortir des poncifs du genre.

Malheureusement, ce nouvel opus des Allemands n'est pas très convaincant, et l'odeur de réchauffé nous arrive jusqu'au nez assez rapidement. Trop similaire à ce qu'ils ont fait jusqu'à présent, et lorgnant également un peu trop systématiquement sur d'autres formations du genre, Eisregen ne se démarque absolument pas par son originalité, et se fourvoie lamentablement en ce qui concerne l'inspiration, quasi-inexistante ici. Le groupe nous ressert une formule déjà trop utilisée, c'est à dire un amas de claviers sur un black sympho pas déplaisant, mais loin d'être révolutionnaire et dénué de la moindre once de personnalité, si ce n'est un chant en allemand qui, lui, s'insère toujours bien dans la musique proposée, relevant un peu l'intérêt pour Eisregen.
Niveau titres, aucun ne se démarque du lot réellement. Rien de spécialement mauvais ne se fait ressentir, mais rien de franchement réjouissant non plus, il faut l'avouer. "Schakal – Ode An Die Streubombe", à titre d'exemple, est d'un classique désespérant. Ça s'écoute tout seul, ça ne fait pas froncer des sourcils, mais ne reste pas non plus en mémoire, aussitôt écouté et tout de suite envolé. Aucun hymne ne transcendera la mouture, et aucune daube non plus. Juste cette constance plate, sans grand intérêt. Parfois tentant de changer de style (du black classique au dark sympho classique), le manque de prise de risque et d'innovation laisse pantois. Pourquoi après tant d'années, la formation ne se permet-elle pas d'imposer sa marque personnelle ?
Vraiment, il est difficile d'extraire un morceau qui ferait dire que ce Rostrot à la pochette incroyablement laide vaut le coup d'être écouté. Ce n'est pas mauvais, mais vraiment, quant un opus vous fait décrocher à une vitesse assez ahurissante, c'est peine perdue. Par contre, un peu de mauvais goût vient s'incruster malgré tout : le clavier est pénible, et son utilisation cliché. Peu polyvalent, et ne diffusant aucune ambiance, il n'aide pas à faire gagner un peu d'intérêt envers la musique du combo allemand. Même quand le groupe se veut efficace ("Madenreich"), il en devient pénible, et le chant peu convaincant et manquant d'émotion n'aide pas.


Pour conclure, Rostrot n'est pas un mauvais album, mais il n'est pas bon non plus. Il est dans ces opus moyens, qui n'ont rien pour se démarquer. Pas repoussant, mais pas très attrayant non plus, il est au mieux et au pire oubliable. Bref, si Eisregen veut se faire un nom hors des frontières de l'Allemagne, il serait temps de sortir immédiatement de la médiocrité.


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