5134

CHRONIQUE PAR ...

85
JC
Cette chronique a été mise en ligne le 30 mars 2012
Sa note : 13/20

LINE UP

-Rudy Schwab
(Guitare)

-Mickaël André
(Guitare)

-Frédéric Née
(Basse)

-Franck Douet
(Batterie)

TRACKLIST

1) Overture
2) Shattered Species
3) Natural Surge
4) Solarchitect
5) Fracture

DISCOGRAPHIE

Solarchitect (2011)

Nojia - Solarchitect
(2011) - postcore Instrumental - Label : Season Of Mist



Isis, Neurosis, Cult Of Luna... ces formations majeures seront-elles toujours un poids pour tous les groupes voulant s'orienter vers les contrées du postcore ? Qui sait... Mais ce qui semble certain c'est que les nouveaux venus devront batailler sec pour arriver à s'imposer dans ce registre ou il n'est décidément pas simple de faire son trou.

Vagabondant donc aux frontières du postcore et du progressif, les Toulousains de Nojia arpentent ces sentiers hostiles armés de compositions instrumentales laissant l'auditeur baigner dans un chaudron d'atmosphères. Il faut reconnaître que le quatuor s'emploie à tout mettre en œuvre pour emmener l'auditeur dans son univers aux sonorités profondes, lointaines (prenez les guitares) sans pour autant être dénuées d'une certaine couleur. Si l'harmonie des instruments y est capitale, avouons sur ce dernier point le rôle joué par la batterie et son jeu de cymbales ("Overture", "Natural Surge"). L'effort fait sur cet aspect de la musique est ici indéniable.
Nous oscillons donc entre des moments de quiétudes, de tourmentes, d'accalmies et … de tempêtes. Et pour ce faire, le combo n'hésite pas à prendre son temps. Cinq pistes pour cet album, ça peut paraître peu mais cela ne nous empêche pas de nous fendre d'une heure d 'écoute. Une heure savamment mise en forme d'ailleurs. L’enchaînement entre les pistes, subtil et plutôt intelligent confère à l'album une continuité très appréciable. Enfin presque... car si la chose se révèle bien gérée il faut reconnaître que le groupe fait preuve de quelques irrégularité sur la qualité des titres.
Dur dur en effet de proposer une succession de morceaux de dix minutes, voir un quart d'heure sans prendre le risque d'égarer l'auditeur. Si notre attention et nos sens sont à l’affût sur l'évolution des pistes et nous emmènent avec elles dans leurs laconiques éclats ("Natural Surge" et "Fracture" avec leur envolées) d'autres ("Solarchitect") se révèlent plus fades. Cela reste le principal bémol à cette première production qui n'en est pas pour autant réduite au rang de sortie « classique » et sans intérêt.


De bonnes choses. Parfois même de très bonnes choses, suffisantes pour inciter les adeptes de musique instrumentales, de postcore ou autre à prendre écoute de ce Solarchitect. Qui rechignerait devant un voyage sonore ? Un groupe à suivre.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5