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CHRONIQUE PAR ...

96
Mayou
Cette chronique a été mise en ligne le 01 mai 2012
Sa note : 4/20

LINE UP

-Tomi
(chant)

-Macsi
(guitare)

-Doki
(guitare)

-Kepasz
(basse)

-Balint
(batterie)

TRACKLIST

1) Sick Society
2) Redemption
3) From Stars To Scum
4) Self Possession
5) That Hurts
6) God's Bite 
7) Blast
8) Scream For Your Childhood
9) We Care
10) The Sun And The Flood

DISCOGRAPHIE


Eye Beyond Sight - The Sun And The Flood
(2012) - thrash metal groove power us - Label : Massacre Records



Une écoute. C’est tout ce que cela m’a pris pour comprendre que The Sun And The Flood était un album pourri. Mais n’insultez pas mon professionnalisme, je ne me suis pas arrêté là. J’ai persévéré, réécouté maintes fois cet album, toujours avec le même résultat : aucun intérêt. Et pourtant, je ne me fie jamais à ma première impression, bon nombre des disques de mon top 10 personnel ont d’abord commencé par être détestés. Mais là, il faut le reconnaître, ce n’est pas le cas.

« Mais comment ça se fait ? » Se demandera le jeune novice en quête de fraicheur… C’est vrai, cet album a tout pour plaire : une bonne production, des riffs pas trop mauvais, que demande le peuple ? Oui mais voila, ce groupe n’a absolument aucune identité. Que ce soit dans la musique, ou dans tout ce qui l’entoure (la pochette banale au possible, le nom à rallonge), le groupe se noie parmi tous les autres jeunots qui forment cette marée de musique immonde et sans intérêt (je n’ai pas dit qu’ils étaient tous comme ça). Aucun repères ne sont présentés ici, on n’a droit qu’à une suite de riffs sans saveurs, qui ne font à aucun moment relever la tête pour nous faire dire : Tiens, finalement il y a du potentiel… Quand on y réfléchi, c’est surement car ce mélange de metalcore à la Lamb Of God et de groove à la Pantera a déjà été vu… beaucoup de fois. La double pédale doublant le riff, pattern vu et revu chez certains groupes comme DevilDriver (eux ont au moins le mérite d’avoir été dans les premiers et l’utiliser), peut apporter un certain groove pas du plus mauvais effet, mais malgré cela, l’ennui reste l’idée principale de la galette. Car c’est bien de ça dont il s’agit ici, pas de sensations extrêmes, qu’il s’agisse de souffrance physique ou de jubilation, mais bien d’ennui. Et l’ennui est le pire ennemi de l’auditeur moyen.
Bon, bien sur, tout n’est pas si mauvais, et comme disait Luke Skywalker, « Il y a du bon en chacun de nous ». Le chant est assez puissant, même si on pourra le trouver de temps en temps (et par là j’entends souvent) répétitif, et on pourra même peut-être sentir un début de rage monter en nous, qui sait ? Mais au fond, que vaut Eye Beyond Sight par rapport à un Hatebreed dans le même style ? Certains diront que c’est un album réservé aux initiés en recherche de nouveautés perpétuelle, mais je me permets d’utiliser la première personne pour vous dire que pour trouver cet album génial, il faut avoir écumé tous les albums du genre (où au contraire, découvrir le style, dans ce cas l’admiration pour ce groupe persistera jusqu’à la découverte d’un autre, plus intéressant). N’allons pas jusqu’à dire que l’écoute de cet album est une torture mentale et auditive, du moins ce le sera moins pour nous, membres de la communauté métalleuse, que pour l’auditeur de pop lambda. On retrouve bien tout ce qui fait le charme de notre musique préférée : puissance, technique… Mais quarante-six minutes, c’est trop. Quand on écoute Reign In Blood, on est bien content au bout des 29 minutes que l’album soit si court. Eye Beyond Sight aurait du suivre le même principe et écourter la souffrance (bien que dans le cas Slayer, la musique est de bien meilleure qualité, donc finalement la comparaison n’est pas si bonne que ça).


En bref, The Sun And The Flood paraitra pas si mauvais pour certains, insupportable pour d’autres, et ceux, plus sains d’esprit, ne le trouveront qu’ordinaire. Une musique sans originalité ou identité, déjà entendue maintes fois, et dont la puissance n’a d’égale que le nouveau né fraichement sorti de sa première hibernation, tentant de lutter pour ne serait-ce que respirer, bouger, vivre. Une comparaison absolument géniale pour un album qui ne se révèlera probablement jamais au grand nombre.


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