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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Olaf Hayer
(chant)

-Johnny Öhlin
(guitare)

-Kaspar Dahlqvist
(claviers)

-Nobby Noberg
(basse)

-Ronny Milianowicz
(batterie)

TRACKLIST

1)Divine
2)Bringer Of War
3)Anima Mundi
4)Heart Is Crying
5)What
6)Eyes Of The World
7)March For Freedom
8)Closer To The Sun
9)Forever More
10)Paradise Land
11)March For Freedom (Radio Edit)

DISCOGRAPHIE

Anima Mundi (2004)

Dionysus - Anima Mundi
(2004) - speed metal - Label : AFM Records



Anima Mundi est le deuxième album du groupe d’Olaf Hayer, que l’on connaît pour être le vocaliste des efforts solo de Luca Turilli, guitariste de Rhapsody. Dionysus propose un power-metal très mélodique, dans la lignée d’Helloween et de Stratovarius. Conformisme de rigueur, qui n’intéressera sans doute pas énormément les avant-gardistes. Mais qui a tout de même de quoi plaire. Quand on sait que Mister Tobias Sammet (Edguy) lui-même s’est attelé à la production de Anima Mundi, on peut raisonnablement penser que le combo a du potentiel. Et il est clair que les gaillards maîtrisent leur sujet. On n’est pas surpris une seconde, mais on n’est pas non plus (trop) déçu. Cela suffit-il à faire un bon album? Oui, sans doute, mais un incontournable? Diantre que non.

Si vous connaissez les deux références pré-citées, vous en intuiterez immanquablement les réminiscences; dans la voix d’Olaf Hayer tout d’abord, l’un des meilleurs imitateurs de Michael Kiske de ces dernières années, avec Henne Basse de Metalium. Pas original pour un kopeck mais performant. Le refrain de "Bringer Of War" démontre qu’il a quand même du gosier. Dans l’utilisation des claviers ensuite, où le suédois Kaspar Dahlqvist se prend tout au long du disque pour son compatriote Jens Johansson. On évolue assurément en terre conquise. Heureusement, le niveau des zicos, et en particulier du guitariste Johnny Öhlin est à la hauteur.

C’est donc des titres speed ultra-mélodiques et accrocheurs qui parsèment cette galette: "Divine", "Heart Is Crying", "Closer To The Sun", aux chœurs rhapsodiens; des mid-tempo plus emprunts d’ambiance, moins prévisibles, où la voix d’Olaf Hayer se fait étrangement plus narrative, voire agressive : "March For Freedom", "Eyes Of The World", et évidemment la ballade niaise qui va bien ("Forevermore"). Comme de bien entendu, les lyrics sont au top niveau dans le genre cul-cul la praline, ponctués de fautes d’Anglais qui plus est, et ne méritent absolument pas que l’on s’y intéresse; je m’arrête plutôt sur "March For Freedom", le titre le plus « osé » du lot (c’est un bien grand mot). Une intro en arpèges et nappes de claviers, un rythme lent et lourd évoquant la cadence militaire, une mélodie entraînante bien qu’hypra-facile, et de bien jolies parties lead clavier/guitares s’ajoutent au chant grave et plaintif d’Olaf, qui pour le coup n’est pas du tout dans son registre habituel, pour nous délivrer un morceau bien sympatoche. Comprenez par là qu’on peut l’écouter deux voire trois fois sans trop dormir… Ce n’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler une révolution, mais c’est le morceau qui ressort le plus de cette débauche de musique rapide et mélodique après une écoute.


Une écoute suffira d’ailleurs aux connaisseurs du style pour appréhender la qualité du combo. Pour les autres, les « tubes » "Amina Mundi" ou "Paradise Land" sauront sûrement les appâter. Je considère cet album comme ce qui s’apparenterait le plus à une approche idéale au genre speed-mélodique pour un néophyte qui se refuserait à plonger dans le passé; je maintiens qu’il demeure quasi-anecdotique pour les autres. Juste bon.


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