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CHRONIQUE PAR ...

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Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 11 juin 2012
Sa note : 9/20

LINE UP

-Ted Leonard
(chant)

-Daniel Fries
(guitare)

-Mike LePond
(basse)

-Collin Leijenaar
(batterie)

TRACKLIST

1) Overture pt. 1 : Introduction
2) Overture pt. 2 : Prologue
3) Salvation
4) The Rapture
5) Cry Song
6)
Falling Away & Rise of the Beast
7) Harmagedon
8) New Jerusalem

DISCOGRAPHIE

Harmagedon (2012)

Affector - Harmagedon
(2012) - rock prog - Label : Inside Out Music



Allez, Malice... tu peux le faire, c'est pas dur... voilà, il faut juste que je me creuse le crâne. J'ai bien écouté l'album en entier... deux fois, même ! Je dois bien avoir quelque chose de positif à dire... après tout, ils sont tout nouveaux, tout sympas, faut leur laisser une chance... allez... nickel ! Je crois que je sais quoi dire. Et avec mon style époustouflant, je suis sûre que personne remarquera...

Affector est un groupe aux multiples origines. Harmagedon est son premier album. La production de cet album est impeccable. Les instruments sont bien accordés. Le chanteur chante juste. La pochette est très jolie, très dramatique. Et (profitez-en, c'est le seul compliment sincère et spontané de cette chronique :) les paroles (en alexandrin, bitch please) sont aussi intéressantes que bien foutues. (Revenons maintenant à ma litanie de constatations navrantes et subtiles.)
Harmagedon n'est pas ennuyeux du tout, non, non. Il est juste « inaccessible ». Des chansons comme "The Rapture" ou "Harmagedon" ne sont pas du tout trop longues. Les guitares ne se répètent presque jamais. Les inspirations sont tellement subtiles qu'elles sont à peine perceptibles. L'émotion est presque toujours au rendez-vous, et cela s'entend que le groupe ne cherche pas du tout à nous en mettre plein la vue à coups de riffs pas répétitifs du tout. Non. Non. Pas répétitifs du tout.
D'ailleurs, l'ensemble ne manque pas de cohésion. L'album est d'ailleurs tellement inaccessible qu'on ne l'écoute pas d'un bout à l'autre, donc c'est pas grave, on ne s'en rend pas compte. Le tout ne manque pas d'originalité. Il est même tellement intéressant qu'on n'a pas du tout envie de se repasser quelque chose de mieux au milieu de "Falling Away". Ni King Crimson, ni Queen, ni rien de tout cela. Non monsieur.


Nickel, j'vous le dis ! Personne n'y a vu que du feu ! Maintenant, je peux aller me laver les oreilles et mettre mes fichiers dans le dossier « à jeter », en attendant un album qui me donnera un peu moins la sensation de perdre mon temps pendant que j'implore pour un miracle qui transformera cet Harmagedon en référence du genre. Hélas, on dirait que le dieu du prog ne m'a pas entendue...


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