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CHRONIQUE PAR ...

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Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 28 juillet 2012
Sa note : 17/20

LINE UP

-Mike Eriksen
(chant)

-Mats Haugen
(guitare)

-Lasse Finbråten
(claviers)

 -Glen Cato Møllen
(basse)
 
-Truls Haugen
(batterie)

TRACKLIST

1) Forging
2) Architect of Fortune
3) Namaste
4) Game of Life
5) Reach Within
6) I Am
7) Used
8) The One
9) Burn After Reading

10) Last Goodbye

DISCOGRAPHIE

Isolate (2007)
Nine (2012)

(2012) - metal prog - Label : Frontiers Records



Après 5 ans d'absence, laissant derrière eux le dispensable Isolate, les nouveaux chouchous du prog' un peu heavy font leur réapparition sous le soleil (bien noir, on fait pas dans la pop non plus) du metal. Je n'avais pas placé de très hautes attentes en ce groupe, donc je ne vous explique pas quelle fût ma surprise en me rendant compte - au fil des écoutes - que leur nouvel opus, sobrement baptisé Nine, tenait bien la route en plus d'être plus harmonieux et inspiré que le précédent. Pour sûr, sacré surprise...

Qu'on ne se leurre pas : Circus Maximus ne cherchent pas à réinventer le metal prog', et cela s'entend clairement à travers leurs compositions. En effet, il ne faut chercher en Nine ni innovations, ni démonstrations abusées de nouvelles techniques instrumentales. Le quintet norvégien se contente simplement de revisiter le genre à leur manière, et se permettent même d'aller contre la tendance qu'ont adopté plusieurs pointures du genre : celle de devenir de plus en plus heavy au fil du temps. Si vous détestez les refrains pop et les chansons qui touchent au heavy FM, vous pouvez passer votre chemin : à l'opposé de son prédécesseur, Nine est rempli de refrains catchy et de singles en puissance mêlant apparente simplicité et la technique impressionnante que nécessite toute bonne composition du genre. Que ce soit "I Am" (peut-être la plus faible de l'album), le très accrocheur "The One" ou le sympathique "Game of Life" et ses couplets rythmés... toutes ces compositions forment le pont qui relie entre elles les pièces longues et complètement mégalo que forment "Architect of Fortune", "Burn After Reading" et "Last Goodbye".
Ces trois pistes méritent qu'on s'y attarde, pour la simple raison qu'elles sont excellentes. "Architect of Fortune" survient directement après le morceau d'introduction, dévoilant une face sombre et lourde de la musique du groupe, sur laquelle surgissent parfois des instants de mélodie plus lumineux. "Burn After Reading" est l'exact opposée : une track tout aussi longue, mais moins dramatique, plus émotionnelle et lumineuse. Cette dernière chanson, couplée à "Last Goodbye", permet de laisser Circus Maximus prouver leur efficacité à l'aide d'instruments acoustiques. Certains instants rappellent Symphony X (pour lesquels Circus Maximus ont joué en première partie), d'autres les premiers albums de Dream Theater... en plus pop. Certains verront sans doute ce côté FM comme un abcès à crever... je proteste : ce côté pop est un avantage certain, qui donne de la saveur aux compos tout en prouvant que nos norvégiens savent enfin faire des trucs jolis. De plus, le metal est un genre à qui se mélanger aux autres ne peut faire que le plus grand bien...


En définitive, qu'avons-nous là ? Des guitares acérées et parfois calmes, des boucles aux claviers fantastiques, des refrains mémorables et inventifs... une section rythmique qui laisse de l'espace à ces éléments (mais peut-être aurait-elle dû s'imposer plus ?). Bref, un troisième album qui valait l'attente, qui je l'espère sera signe d'un revirement musical définitif pour Circus Maximus. Qu'ils continuent donc sur leur lancée, nous sommes impatients d'entendre ce que peuvent donner 5 musiciens encouragés par les critiques tout à fait positives de leur dernier album...


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