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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 11 novembre 2012
Sa note : 15/20

LINE UP

-Fat Mike
(chant+basse)

-El Hefe
(guitare+chant)

-Eric Melvin
(guitare+chant)

-Erik
(batterie)

TRACKLIST

1) 72 Hookers
2) I Believe in Goddess
3) Ronnies & Mags
4) She Didn't Lose Her Baby
5) Secret Society
6) I, Fatty
7) Cell Out
8) Down With the Ship
9) My Sycophant Others
10) This Machine is 4
11) I've Got One Jealous Again, Again
12) Xmas Has Been X'ed

DISCOGRAPHIE


NOFX - Self/Entitled
(2012) - punk - Label : Fat Wreck Chords



NoFX c'est une longue et longue histoire qui dure depuis des décennies (quasiment 3 en fait). C'est l'histoire d'un groupe de punk rock qui persévère et continue son bonhomme de chemin en se foutant de quoique ce soit autour de lui, si ce n'est se faire plaisir. Bien sûr, arrivés à un tel niveau de vénération et d'âge, on peut logiquement les accuser de se reposer sur leurs lauriers. Sûrement inévitable et pourtant NoFX continue de surprendre d'album en album. Self/Entitled ne va pas déroger à la règle. 

Pourquoi, bande de petits cons ? Déjà parce que vous avez un fan transi qui écrit cette chronique. Mais surtout parce que Fat Mike semble à l'abri du temps qui passe. Cet album marque un retour de rythmiques boum boum énergiques, plus que Coaster, sans tourner le dos à cette variété qui est la marque de fabrique de la troupe depuis tant d'années. Self/Entitled s'appuie toujours et magnifiquement sur ces mélodies vocales qui, si elles ne sont pas brillamment exécutées, sont toujours d'une justesse à faire pâlir beaucoup de chanteurs bien plus évolués techniquement. Que ce soit Fat Mike seul, avec l'ineffable Melvin qui, on l'espère, n'apprendra jamais à chanter ou avec El Hefe, déjà beaucoup plus juste, les canons sont magnifiques et donnent envie de continuer.
Les chansons sont basées sur des riffs typiques du genre et typiques de NoFX, et pourtant réussissent à évoquer toute la carrière des Californiens sans pour autant se répéter. On tape ici à la touche magique NoFX, c'est sa diversité qui ne se met jamais en porte-à-faux d'un style musical qui doit savoir être immédiat et énergique pour plaire. Il faut entendre "Cell Out", co-composée entre Fat Mike et Eric Melvin, une rareté, et son riff principal absolument éblouissant. Mélodique, parfaitement exécuté, un délice en oreille et décliné comme il le faut, le tout dans une chanson nerveuse sans temps mort ni faute de goût. Un bon résumé de cet album qui enchaîne les titres comme autant de manifestes du punk rock mélodique.
Des défauts donc ? Ben non, cherchez ailleurs. On entend bien que c'est un album destiné aux habitués de NoFX, qui comme toujours peut plaire en dehors de la cible punk rock, toujours droit dans ses bottes et limité aussi. Pourtant il demeure un plaisir de tous les instants, plaisir qui n'est point gâché par des paroles comme toujours partagées entre sérieux ("72 Hookers" qui est très osée dans son genre en évoquant les 72 vierges promises au Paradis des musulmans par le biais de fellation, ou « blow job » plutôt selon le terme utilisé, qui soulagerait tout le monde), déconnade ou le groupe lui-même ("I, Fatty", suffisamment explicite). Et en 29 minutes la symphonie est terminée. Foutage de gueule ou durée parfaite ? Parfaite évidemment car qui peut prétendre à vouloir plus de 40 minutes de punk rock ?


Self/Entitled refait le coup de la bombe punk rock, peut-être plus encore que Coaster bien plus sage au niveau rythme. On retrouve un NoFX très énergique et inspiré ce qui pour un douzième album (et d'innombrables EP ou splits) est une performance de choix. On espère désormais simplement une chose, que nos punk rockeurs préférés continue de vieillir comme ça.


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