5647

CHRONIQUE PAR ...

88
Mita
Cette chronique a été mise en ligne le 10 décembre 2012
Sa note : 8/20

LINE UP

-Ramon Sonato
(chant)

-Nick Savio
(guitare)

-Simone Giorgini
(claviers)

-Dave Cestaro
(basse)

-Camillo Colleluori
(batterie)

TRACKLIST

1) Rise Above (Intro)
2) Tears of Pain
3) Never Turn Back
4) Haunting the Sinner
5) Lords of World
6) Hit in Time
7) Chained
8) Pray for You
9) Remorse
10) Voodoo Rites
11) Snowblind
12) Headless Cross

DISCOGRAPHIE


Hollow Haze - Poison in Black
(2012) - heavy metal - Label : Bakerteam Records



« Hollow Haze, tu connais ? Des petits nouveaux, là, qui sortent un album » … Sauf qu'Hollow Haze est une formation italienne qui, si elle est inconnue du grand public, n'est pas à son premier coup d'essai. Pour ainsi dire, c'est le quatrième en bientôt dix ans d'existence. Le fait d'être toujours dans l'ombre est peut-être la résultante d'une chose : la médiocrité de leurs sorties. Mais ne jugeons pas trop vite, et attaquons dès à présent leur nouveau disque nommé Poison in Black, à la pochette peu colorée, pas très joyeuse.

Si on dit qu'il ne faut pas juger un livre par sa couverture, l'image reflète pourtant bien le contenu de ce qu'on trouvera dans cette galette ici présente. Un heavy metal assez sobre et classique, pour ainsi dire, très commun, globalement, mais qui ne manque pas d'une petite touche personnelle : un aspect plus sombre que le combo n'hésite pas à mettre en avant par des orchestrations. Autant dire, donc, qu'on se retrouve à la croisée des genres, avec des tendances un peu plus « symphoniques » (à laisser cependant entre guillemets), qui nous feraient penser dans les atmosphères à du Kamelot. Mélange plutôt ambitieux et bien pensé, qui aurait pu être une réussite si le brûlot n'était pas plombé par quelques défauts carrément rédhibitoires.
Le premier de la liste vient du chanteur Ramon Sonato qui exaspère dès les premières secondes, les premières notes, les premières fois où il ouvre sa bouche, histoire de nous faire comprendre que l'écoute ne sera pas particulièrement agréable et ce grâce, enfin, à cause de lui. Sa voix est tout simplement maniérée et ses aigus criards, le tout empêtré dans un chant généralement sans relief ni charisme, qui ne permet en aucun cas de donner une chance au pauvre auditeur d'être emporté dans l'univers développé par le groupe. Il lui arrive, cependant, de laisser au placard ses mauvaises habitudes et de dévoiler un potentiel inespéré : "Never Turn Back" en est la preuve, et si la performance vocale avait été de la sorte sur tout le long, nul doute que ce disque en aurait été nettement meilleur.
L'autre problème de Hollow Haze, c'est sa manie à recycler les mêmes ficelles d'un bout à l'autre du disque, arrivant ainsi à une dose d'ennui assez incroyable. La sympathique "Never Turn Back" mise à part, rien n'est là pour faire plaisir, et si quelques morceaux ("Tears of Pain", "Haunting the Sinner") se révèlent inspirés et laissent entrevoir du solide, le reste s'écroule comme un château de sable. Les fondations, peu solides, sont tellement similaires que l'ouragan n'aura aucun mal à les détruire toutes jusqu'à la dernière. La conséquence de réutiliser des recettes à outrance, alors que ces mêmes formules peinaient déjà à s'avérer bonnes. Si le début de cette livraison est donc parsemée de quelques bonnes idées, la suite est très décevante, les qualités entrevues disparaissant inexorablement.


Voilà un disque qui ne fera pas date dans l'histoire du metal : Poison in Black aurait pu être assez bon si des gênes continuelles ne transformaient pas une écoute complète en chemin de croix. Pourtant, il y a de bonnes choses, et tout ce que l'on espère, c'est qu'Hollow Haze identifiera ses qualités pour, ainsi, mettre ces dernières en avant, reléguant donc les points noirs aux tâches subalternes.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3