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CHRONIQUE PAR ...

73
Dimebag
Cette chronique a été mise en ligne le 21 décembre 2012
Sa note : 10/20

LINE UP

-Matthias
(chant)

-Markus
(guitare)

-Benjamin
(guitare)

-Martin
(basse)

-David
(batterie)

TRACKLIST

1) Introduction
2) Beautiful Black Heart
3) Lifeless
4) Interlude
5) Love 2.1
6) Brakish Rain
7) Sinking
8) Save Me...
9) Heroical Demise

DISCOGRAPHIE

Seven Sins (2012)

Give'em Blood - Seven Sins
(2012) - hardcore beatdown - Label : Bastardized Recordings



Dans la famille « foisonnante scène allemande », je demande le petit dernier, le fiston turbulent, le garnement metalcore quoi. Bon sauf qu'il est Autrichien, en l'espèce, c'est bien dommage pour ma belle entrée en matière. Enfin ceci dit, les bonhommes sont produits en Allemagne, signés sur un label allemand, donc hein, autant dire que c'est kiff-kiff. En plus bon, l'Allemage et l'Autriche, l'Axe, tout ça quoi. Hum, je m'égare ! Trève de galéjades, on va vraiment se mettre à parler de Give'Em Blood, groupe autrichien donc, et qui sortait récemment son premier opus en date, Seven Sins.

Enfin on va en parler...Pas très longtemps, car a priori, et c'est bien dommage, il ne s'agit pas là du genre de groupe qui mérite qu'on s'y attarde plus que cela. Non pas que les mecs soient foncièrement des peintres, et encore, on se demande par moment si cet album n'est pas sorti bien trop à la hâte, mais force est de constater que leur mixture hardcore-deathcore relevée de touches mélodiques amenées par quelques samples et autres intros / outros à la guitare sèche et / ou au clavier n'amènent franchement pas grand chose de neuf : pardon mais foutre un "Interlude" parfaitement inutile et dispensable de quatre minutes au troisième morceau (!!!) sur un album de 30 minutes, ça s'appelle un aveu de faiblesse ou du pur foutage de gueule. Sur le fond, les morceaux sont gavés de beatdowns de partout, ce qui rend le truc assez vite indigeste et pénible, sauf si on est ultra-fans de Emmure, ce qui n'est pas le cas de toute personne normalement constituée. Après, certains refrains sont plutôt réussis et accrocheurs ("Love 2.1"), mais n'ont vraiment rien d'original et ne possèdent pas d'éléments accrochant l'oreille au-delà d'un mesuré « mouais, c'pas mal ça », sentiment positif bien vite calmé voire effacé par des couplets forts pénibles et un frontman pour le coup assez irritant. Le bonhomme a un timbre très monolithique, gueule dans tous les coins et en fout absolument partout, tant et si bien que sa voix prend sans doute bien trop de place dans les morceaux. 
Les beatdowns déjà évoqués sont assez vite pesants également (OK, musicalement parlant la pesanteur est un peu leur objectif, et en cela c'est réussi, mais là on parle plutôt de pesanteur ressentie par l'auditeur, qui aura tendance à assez vite trouver tout ça bien lourdingue), et qui plus est, se ressemblent au point qu'on en vient à confondre les morceaux : entre ceux de "Beautiful Black Heart" et "Brakish Rain", il y a de bien trop prégnantes similitudes, ah et avec "Sinking" aussi tiens, oh et puis avec "Lifeless" également, bref là pour le coup, c'est vraiment tout le temps la même chose, et il en faut beaucoup pour qu'un fan de hardcore, style codifié si il en est, vienne à reconnaître que même lui trouve cela répétitif à souhait. C'est bien là le problème majeur des combos de gros hardcore beatdown à la Emmure, et cet écueil se retrouve ici, les moments plus planants et mélodiques (type intro de "Save Me...") ne suffisant pas à supprimer ce sentiment de redondance fort pénible, auquel le morceau précité n'échappe d'ailleurs pas non plus. Le dernier morceau est du même tonneau, commençant par un interminable et fatigant beatdown, avant d’enchaîner sur un couplet qui aurait pu se retrouver sur n'importe quel autre morceau de ce (court) album sans qu'on ressente une quelconque différence. 


Bref, cela suffit. Il y a bien des groupes qui sortent des albums hyper-courts, mais ils ont en général de quoi les gaver à ras-la-tronche (on pense au troisième All Shall Perish ou au dernier The Human Abstract par exemple). Y a aussi des groupes qui commettent l'erreur de faire des albums trop longs, remplis de temps faibles, de séquences de délayage et de moments creux. Give'Em Blood cumule, et c'est malheureux, les deux conneries : un album bien trop court (à peine 25 minutes en enlevant les diverses intros / outros et l'interlude), et surtout bien trop vide malgré sa courte durée. Et ça c'est très, très dommage. Heureusement que l'ensemble est techniquement bien au point, plutôt bien produit et assez efficace dans l'ensemble, sinon c'était le coup de gueule direct.


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