5736

CHRONIQUE PAR ...

86
Althor
Cette chronique a été mise en ligne le 28 janvier 2013
Sa note : 9/20

LINE UP

-Danny Cecati
(chant)

-Kosta
(guitare)

-Seb Scheider
(clavier)

-Evan Harris
(basse)

-Zain Kimmie
(batterie)


TRACKLIST

1) Redemption
2) Shadowdance
3) Eyes of Madness
4) The Inception of Darkness Pt. 1: Transcending
5) The Inception of Darkness Pt. 2: Reborn
6) Immortals
7) Perfect Images
8) Legions
9) Redemption (Radio Edit) (bonus track)
10) Eyes of Madness (Orchestral Version (bonus track)
11) Reborn (Orchestral Version (bonus track)

DISCOGRAPHIE


Eyefear - The Inception of Darkness
(2012) - heavy metal power symphonic - Label : Limb Music



On ne pas dire que les Australiens de Eyefear ont eu de la chance dans leur carrière. Entre les innombrables changements de line up et de label, il est difficile de maintenir un cap en toute sérénité. Et pourtant ils sont toujours là et reviennent en cette fin 2012, 4 ans après leur dernier fait d'armes. Quelle est la différence entre The Inception of Darkness et The Unseen ? Aucun membre en commun, peut-on dès lors parler du même groupe ? Nous allons tenter d’élucider cette question au travers de l’écoute de cet album.

L’Australie, c’est un petit peu Hartley cœurs à vif, les kangourous, le surf, les requins et surtout des vacances rêvées. Mais quid du metal ? Pas évident n’est-ce pas, mais trêve de bavardages et rentrons dans le vif du sujet. Dès le début de la galette, on décèle immédiatement une ambiance sombre. Elle sera le fil conducteur de The Inception Of Darkness. Les deux premières pistes n’accrochent pas spécialement l’auditeur. Elles lassent même, leur longueur rendant l'écoute très laborieuse. Les choses s’améliorent avec "Eyes of Madness" et ses notes de piano plus présentes. Car il faut le dire, la musique est très lourde, ce sont souvent les mêmes gammes dépressives qui sont employées. Ah ça oui, il faut être en forme mentalement pour s’enfiler tout l’album ! Autre fait majeur n’aidant pas, le chanteur. Celui-ci officie dans un registre de pur heavy, un peu à la manière d’un Bruce Dickinson.Cela ne colle pas vraiment au genre, mais ses growls sont en revanche efficaces et bienvenus. C'est vrai dommageable car lorsqu'un chanteur ne passe pas, c'est le tout qui se casse la gueule.
Musicalement, l’instrument qui se taille la part du lion est le clavier. Les guitares ne sont là que pour constituer une sorte de mur sonore, les leads et soli sont très rares. Il n’y a rien de spécial non plus à rajouter concernant la section rythmique hormis la lourdeur qu’elle imprime en permanence. Avant de vraiment tomber sur un bon titre, il faudra attendre "The Inception Of Darkness pt. 2: Reborn". Ce dernier commence d’une manière très lourde et lente faisant penser immanquablement à du doom. Mais avec le chant, le tempo s’accélère brutalement et le titre part sur une lancée prometteuse. La présence d’un chant féminin réussi et de growls convaincants permettront au titre de rester captivant jusqu’à la fin contrairement à sa première partie décevante (i.e. "Transcending"). On enchaîne avec "Immortals" et encore une déception. Pourtant le début est brillant, mais le même problème du chant demeure et plombe le morceau. Et malheureusement, c’est récurrent sur tout l’album. Le dernier titre "Legions" ne changera pas l’affaire. Cela dit, les titres bonus seront pour le coup pertinents car ils permettent d’apprécier la qualité de composition, notamment sur les versions purement orchestrales. Et à ce moment-là, on se rend compte du gâchis.


Hélas, le groupe a perdu son identité. Si comme moi, vous étiez enthousiastes à l’écoute des précédents albums qui semblaient bons, vous allez être déçus. En cause, un chanteur pas vraiment en adéquation avec le genre. A la limite, ajouter beaucoup plus de chant extrême aurait pu sauver la baraque, idem pour le chant féminin qui est le bienvenu. C’est triste car les compositions sont très recherchées, avec un clavier intéressant qui pose une ambiance mélancolique réussie. La sauce ne prend donc pas entre les différents membres et la musique parait finalement assez décousue hormis quelques embellies ici et là. A réserver aux gros gros fans hardcore du genre, des fois que le chanteur ne vous pose pas de problème.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3