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CHRONIQUE PAR ...

16
Kroboy
Cette chronique a été mise en ligne le 22 janvier 2013
Sa note : 11/20

LINE UP

-"Rock n'Rolf" Kasparek
(chant + guitare)

-Peter Jordan
(guitare)

TRACKLIST

1) The Rise of the Giant X
2) On a Blind Flight
3) Don't Quit Till Tomorrow
4)
 Badland Blues
5) Now or Never
6) Nameless Heroes
7) Go 4 It
8) The Count
9) Rough Ride
10) Friendly Fire
11) Let's Dance
12) Soul Survivors
13) R.O.C.K.

DISCOGRAPHIE

I (2013)

Giant X - I
(2013) - hard rock avec un peu de heavy - Label : SPV



Il y a plusieurs raisons de fonder un side project. L'envie de jouer une musique différente de son style habituel, comme Steve Harris ; l'envie de s'aérer l'esprit dans un moment difficile, comme Dave Mustaine avec MD45 ; l'envie de tenter une nouvelle aventure, comme Chuck Schuldiner avec Control Denied… Pour Rock n'Rolf et Peter Jordan, on peut sans doute dire qu'il s'agit de jouer une musique davantage en phase avec leurs goûts actuels, qui tirent davantage sur le hard rock enjoué à la Kiss ou Thin Lizzy que sur le heavy de Running Wild.

Vu le titre de cet album, on peut imaginer que Giant X a vocation à s'inscrire dans la durée, et ce n'est sans doute pas plus mal, plutôt que de piétiner l'héritage de Running Wild avec des titres comme "Me and the Boys". Ce nouveau projet marque également un nouvel équilibre des forces dans le tandem Rock n'Rolf / P.J., avec une participation plus marquée de ce dernier dans la composition. On trouve bien de temps en temps quelques réminiscences heavy, comme sur le premier titre "On A Blind Flight" (drôle de choix d'ailleurs pour débuter un album résolument hard rock) ou "Now or Never", deux titres mélodiques assez inoffensifs mais assez agréables, ou encore sur le mid tempo "Friendly Fire", déjà nettement plus lourdingue. Mais pour le reste, la tendance est claire, on est bien dans le domaine du hard rock, et pas forcément sa facette la plus appréciée, car bon nombre de titres sont enjoués, festifs, et parfois même un peu niais. En effet, on imagine que "Let's Dance" et surtout "The Count" risque de ne pas faire l'unanimité chez les hardos grognons, quand bien même ce dernier possède un petit charme à la Thin Lizzy.
Après, le problème reste le même que pour Shadowmaker, le dernier album de Running Wild : sur ces 12 titres hors intro, on en trouve bien peu qui inspirent un autre sentiment que « ouais, bien mais sans plus », à l'image de la ballade "Nameless Heroes", une première pour Rock n'Rolf, qui est… euh, bien mais sans plus. La grande majorité de l'album est du même tonneau, ce qui fait que cet album s'écoute sans déplaisir, mais sans grande passion non plus. Il y a bien quelques titres qui sortent du lot, tel "Don't Quit Till Tomorrow", de loin le meilleur titre de l'album, ou "Now or Never" et "Go 4 It" qui redynamisent efficacement l'ensemble dans deux styles différents, mais c'est à peu près tout. La touche bluesy apporte un petit plus, mais si la greffe prend efficacement sur "Rough Ride", on ne peut en dire autant de "Badland Blues". On regrettera surtout que passé "Rough Ride", la fin de l'album ne soit qu'une succession de titres sans grande inspiration, allant du tout juste correct ("Soul Survivors" et son jumeau "R.O.C.K.") au carrément pénible ("Friendly Fire"). Dommage, sans ce dernier tiers assez pénible, c'était presque bon…


Il y a sans doute deux façons d'appréhender ce premier album de Giant X. Soit vous êtes un fanboy de Rock n'Rolf, vous ne pouvez vous résoudre à admettre que le bonhomme est rincé, et alors vous vous dites oui mais bon, malgré quelques trous d'air, y a plusieurs morceaux pas mal ou pire encore, même dans les morceaux moyens, y a certains passages pas mal ; soit vous n'êtes guère impressionnés par l'aura légendaire du pirate, et vous pourrez aisément passer à côté de cet album sympathique, honnête, mais loin d'être impérissable. Comme Shadowmaker en somme…


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