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CHRONIQUE PAR ...

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Althor
Cette chronique a été mise en ligne le 25 février 2013
Sa note : 17/20

LINE UP

-Jukka Pelkonen
(chant)

-Markus Vanhala
(guitare)

-Joonas Koto
(guitare)

-Aapo Koivisto
(claviers)

-Erkki Silvennoimen
(basse)

-Jarmo Pikka
(batterie)

TRACKLIST

1) LuoTo
2) New Dynamic
3) In The Rim
4) Nightwalkers
5) Formidable
6) The Sonic Sign
7) Who Could Say
8) The Unknowing

9) Living in Me
10) White Palace

DISCOGRAPHIE


Omnium Gatherum - Beyond
(2013) - melodeath - Label : Lifeforce Records



Vous ne connaissez pas Omnium Gatherum ? Vous avez bien tort ! Il est vrai que malgré le fait que Beyond constitue déjà leur sixième opus, on ne peut pas dire que leur exposition soit phénoménale. Pour ceux qui débarquent, on a entre les mains un groupe finlandais de melodeath, tout ce qu'il y a de plus original. Jusqu’à présent, nos gaillards évoluaient lentement à chaque nouvelle production pour franchir dernièrement un gros palier avec la sortie du très sympathique New World Shadows. L’idéal serait de continuer sur cette lancée et de confirmer leur statut de sérieux outsider. Le verdict sans plus attendre.

Le genre est complètement bouché, c’est un fait indéniable. Mais alors que la majorité des groupes de melodeath s’orientent vers un son ultramoderne, Omnium Gatherum conserve un son plus brut, plus sale. Et ça on aime beaucoup, ils se démarquent immédiatement rien qu'avec ce choix. Fait encore plus intéressant, la voix du chanteur, très gutturale pour du melodeath, sied parfaitement à ce son. Voilà, les bases sont posées, reste à voir ce que donnent les compositions de cette offrande. Réjouissons-nous, car la logique de l’album précédent est maintenue. On y trouve un melodeath forcément très mélodieux, mais très souvent atmosphérique avec ses ambiances éthérées et parfois même lourd, limite doom. Les titres à tiroir permettent de profiter de toutes ces variations ("Nightwalkers", "The Unknowing" ou encore "White Palace"). On constate que l’inspiration est toujours présente. L’enchaînement "LuoTo" / "New Dynamic" est très soigné et permet de mettre directement l’auditeur en orbite. Le clavier, qui se cantonne à un rôle en arrière-plan (pas de solo), rend les passages calmes plus profonds.
Il est d’ailleurs difficile de ne pas penser à Insomnium par moment. Tout comme eux, ils alternent intelligemment les passages posés avec d’autres plus rentre dedans. Ceci donne un côté beauté brutale intéressant, mais il faut aimer car c’est différent. D’ailleurs le côté technique n’est pas non plus le plus mis en avant, même si plusieurs solos sont présents. "The Unknowing" illustre parfaitement cette facette, c'est un pur régal. Pour les amateurs de morceaux plus directs, pas d’inquiétude, de bons brûlots sont également présents ("In The Rim", "The Sonic Sign", "Formidable"). Et là où la plupart des groupes se plantent, Omnium Gatherum s’en sort haut la main. C’est le cas de "Who Could Say" qui sera le morceau ovni de Beyond. On ne s’affole pas car sous ses airs de ballade, les plans mélodiques de cette chanson sont vraiment bons et ne tombent pas dans le niais. Le chant clair de Pelkonen est convaincant et son timbre plutôt agréable. L’album se terminera avec le morceau le plus long. Ici, le groupe prend tout son temps pour dérouler sa montée en puissance. Ce titre très lent distille encore des mélodies réussies pendant près de 11 minutes.


New World Shadows avait annoncé une césure dans la carrière du combo finlandais, Beyond ne fait que confirmer tous les bons espoirs que l’on avait placés en eux. Omnium Gatherum continue de prendre de l’ampleur. Derrière une production solide qui laisse intact le côté brutal de ce melodeath, les mélodies ainsi que les ambiances sont distillées toujours de manière intelligente. Un disque qui restera sans doute parmi les meilleures sorties de sa catégorie de cette année. Cet album respire l’aboutissement et la maturité.


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