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CHRONIQUE PAR ...

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Moumou le hibou
Cette chronique a été mise en ligne le 23 février 2013
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Gabriele Gozzi
(chant)

-Matteo Magni
(guitare)

-Ricardo Canato
(basse)

-Vinny Brando
(batterie)

TRACKLIST

1) Manimal
2) The Hangman

3) Blind Dog
4) Slayer To The System
5) Fairytopia
6) Party Right
7) Brand New Jesus
8) World Underground
9) Nevermore
10) Victim Of Downturn
11) Wrong (Depeche Mode cover)

DISCOGRAPHIE


Rhyme - The Seed And The Sewage
(2012) - heavy metal rock aux amphétamines - Label : Bakerteam Records



Un metalleux à Venise avec sa copine, ça donne quoi ? Comme n'importe quel touriste, il se précipite faire un tour de gondole. Ceci à un détail près, il accompagne sa petite virée d'une musique régionale adéquate et là le choix se porte soit sur un brutal death à la Hour of Penance pour les fous furieux prêts à foutre tout le monde à l'eau à la moindre allusion religieuse, soit sur du power symphonique façon Turilli pour les romantiques avec une rose entre les dents. Sinon pour les tatoués qui préfèrent profiter du voyage à boire des bières aux côtés de filles de joies, il existe Rhyme.

Ce qui prime chez Rhyme (oui, je sais ça rhyme !), c'est le gros riff couillu "dans ta face" à l'américaine. Effectivement, ces Italiens-là ne nous proposent pas des macaronis au parmesan mais bien un gros hamburger avec des frites à travers leur rock / metal catchy proche (parfois presque trop même) d'un Sixx : A.M. Cependant ces derniers semblent un peu plus nerveux que l'Américain ("Slayer To The System" en est la preuve). L'album démarre pied au plancher avec "Manimal", parfait titre d'ouverture au refrain extrêmement accrocheur et possédant un solo typé heavy purement jouissif. La suite passe à une vitesse folle où le meilleur ("The Hangman",  "Fairytopia", "Party Right") côtoie le moins bon ("Blind Dog" et "Nevermore") mais tout cela sans qu'une seul seconde l'ennui ne viennent gâcher le voyage. Sans être révolutionnaire, The Seed And The Sewage s'avère être une sorte de road-trip rafraichissant très "sex, drugs and rock'n'roll" à écouter comme la bande son parfaite pour une série dans le style de Californication. D'un point de vue purement instrumental, il n'y à pas grand chose à redire. Certes, les structures sont sensiblement les mêmes d'une composition à l'autre mais ici on parle de plaisir instantané (et non de café !) alors profitons car comme le disait Jean-Jacques : « quand la musique est bonne, bonne, bonne, bonne ! ».
Eh oui, Moumou est parfois tel un simple mortel, il apprécie écouter du metal dans le seul but de se détendre à partir du moment que c'est bien fait. Hallelujah mes frères, c'est presque entièrement le cas ici. Seulement "presque" car à deux ou trois reprises (c'est plutôt trois mais cette formule permet à Moumou d'habilement gagner quelques lignes pour équilibrer ses parties), le moteur du bolide dans lequel nous embarque Rhyme montre de légers signes de fatigues. Les morceaux les moins puissants ont tendance à tirer en longueur (la fin de "Blind Dog" et celle de "Nevermore"). De plus, la reprise de Depeche Mode ("Wrong") en fin de route n'est pas très convaincante. Il y avait pourtant matière à bien faire, mais les Italiens n'ont pas su faire honneur à cette pièce totalement magnétique et angoissante. On se retrouve avec quelque chose sans grande saveur qui délaisse le côté sombre de l'original pour une espèce de mélancolie tire-larmes tout juste bon à conclure un mélo (guimauve) hollywoodien. C'est d'autant plus dommage que l'album se termine sur une mauvaise impression alors que le moment passé en compagnie de ce bon petit groupe était jusque là fort recommandable (pourtant les profs le répètent assez de bien soigner cette foutue conclusion).


Vous avez maintenant, grâce aux Eternels , tout le nécessaire pour préparer votre voyage en Italie, les groupes cités dans mon introduction étant tous chroniqués en ces lieux ! Si vous êtes du genre débauché et que vous cherchez un bon cocktail de testostérone, vous devriez être conquis par Rhyme. Vous passerez ainsi des vacances sous le signe des excès bien qu'il n'y ait rien de très rock'n'roll dans les pizzas et la Fiat 500.



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