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CHRONIQUE PAR ...

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RuboubartacsimeuS
Cette chronique a été mise en ligne le 07 mars 2013
Sa note : 7/20

LINE UP

-Mathias Schlegl
(chant+guitare)

-Andreas Mäser
(guitare)

-Tobias Schädler
(basse)

-Dominik Immler
(batterie)


TRACKLIST

1) Retracing Memories
2) The Escape
3) Burial Bridge
4) My Oblivion
5) A Reason
6) Buried in the Deep
7) A Thin Red Line
8) Perspectives
9) Lost Chapters
10) Dead Home
11) Follow the Lights

DISCOGRAPHIE


The Sorrow - Misery-Escape
(2012) - metalcore mélodique - Label : Napalm Records



Ah l’Autriche, ses montagnes, ses princesses (bah, Sissi bien sûr !), ses peintres (Klimt, Shiele), ses acteurs (Romy Schneider, Scharzenegger, mouais…), ses musiciens (Mozart, la Strauss Family, Mahler,…) et …The Sorrow, des métalcoreux… qui jouissent d'une honnête popularité. Alors si on se prête au jeu des comparaisons douteuses, on a plutôt affaire à Wolgang ou à Arnold ?

Ouais,vous me direz, le metalcore, c’est un peu comme le caddie d’une mamie sur le marché du coin, on y trouve tout et n’importe quoi. Je serais tenté de vous répondre que c'est pas faux. Mais, trêve de blabla, revenons à nos moutons des alpages autrichiens. A la première écoute, impossible de nier l’influence de Killswitch Engage dans cet album. Ok mais c’est du KSE dry (pour les plus anciens) ou light. Certes, on a la puissance des beuglements sur les parties engagées qui sont somme toute plutôt pas mal foutues mais alors on se trimballe, le plus souvent juste après en plus, des parties en voix claire d’un pénible, vous n’imaginez même pas. Ça dégouline de mièvrerie et de bonne intention dans l’interprétation, c’est mélodique à souhait bref ça devient vite …lourd (et encore je reste poli pour une fois).
Et le pire c’est que presque tout l’album répond à un schéma de construction classique mais, dans le cas présent, reproduit à l’infini. Ça démarre plutôt honnêtement à chaque fois avec une intro puis les parties hurlées (jusqu’ici, tout va à peu près bien) puis vers la minute, c’est le drame, sortez les mouchoirs avec les parties de chant clair rappelant les plus grandes pleureuses du siècle dernier (d’ailleurs si les éditions Del Prado ou Altaya décident faire le coup des Plus grandes pleureuses en 122 fascicules dont le premier à 0,99 euros je pense qu’on trouvera cet album en cadeau !). La répétition de ce schéma fait qu’on est vite perdu, ayant rapidement l’impression d’avoir déjà entendu le morceau qu’on est en train d’écouter et on craint d’avoir été rattrapé sur l’autoroute de la vie par M. Alzheimer… Sont cons ces Autrichiens, ça fout les jetons ce truc...


Pour résumer, cet album est tiède à la première écoute, il ne fait ni chaud ni froid, quelques bons plans sont annihilés par les clichés du genre et des p****ns de parties de chant clair. Puis plus on l’écoute, plus ça devient insupportable. Pas super familier du style (maintenant je sais pourquoi, merci Les Eternels), je suis après plusieurs dizaines d’écoutes proches de l’évanouissement et des nausées. Cet album n'a pas déclenché chez moi la passion ni la joie (on en est loin, vous l'aurez compris), au mieux l’indifférence voire le dégout.


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