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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 09 septembre 2013
Sa note : 11/20

LINE UP

Michael Guilford 
(chant)

Chris Dragics 
(guitare)

Alex Heiberger
(guitare)

Mason Prince
(basse)

Jake Rodriguez
(batterie)

TRACKLIST

1) The Fear
2) And Then The Devil Said
3) Righteous Dictation
4) He Became Death
5) Priest
6) Disclosure Of Sin
7) Kneel Before Order
8) Perverse Icon
9) BRF
10) The Roac

DISCOGRAPHIE

Woke (2013)

Legion - Woke
(2013) - hardcore Arômes Death , Sauce Meshuggahesque - Label : SPV



Présenté par SPV comme le futur grand de la scène, mettant en avant les qualités musicales intrinsèque du combo, et n'ayant pas peur de mettre un peu en avant ses influences, Woke de Legion s'annonce comme un album extra , superbe. Bref, avec un titre comme ça on a forcément l'eau à la bouche. Alors? Les émotions seront elles aussi nombreuses que les bagarreurs militaires romains ? Réponse.

Pour commencer on ne peut qu'être déçu par cette couverture d'album qui ne ressemble franchement pas à grand chose. Enfin, n'allons pas juger la qualité d'un album à la seule couverture: ce serait bien primaire et ferait montre d'un manque de recul certain puisque l'histoire de l'industrie musicale nous montre que les groupes pouvaient se contenter tantôt d'un paysan à la binette précise, d' un monochrome blanc pour certains anglais et tantôt d' un quasi monochrome noir pour d'autres ex-thrashers. Prêtons donc l'oreille à ce combo tout droit originaire de Columbus (Ohio), dont la ville est devenue tristement célèbre après l'assassinat de Dimebag Darrel il y a huit ou neuf ans. On attaque sans fioriture sur cette album avec des riffs tronçonneurs (je ne sais pas qui de Chris Dragics ou de Alex Heiberger écrit les passages, mais il y a du talent la dedans) et du marteau pilon de batterie. Au finale, pas si bourrin que ça puisque Jack Rodriguez diversifie son jeu brillamment malgré un tempo élevé et une violence certaine. Et du coup, on se dit que l'album va être une telle tuerie de metal / hardcore des chaumières que l'on a déjà envie de lancer les moulinets de bras et les high-kick rotatifs dans son salon en attendant le prochain concert.
Passée la folle fougue des quartes premières chansons, l'auditeur s'épuise ou se lasse rapidement car un travail de cochon est venue salir cette production a priori génial. En effet ce type de musique appelle évidemment du grunt / groin-groin / râles rauques et autres cochonnailles du chanteur mais celles ci ont oublié d'être travaillées. Mickael Guilford (Guil'gueule'ford) n'a probablement du enregistrer qu'une seule piste lors du passage studio et celle a été collée sur toutes les compositions. Nom d'un petit cochon ! Le chant est tellement uniforme que l'on s'ennuie rapidement. Alors avec l'album promo, SPV nous décrit un groupe qui rentre dans le lard et qui fait dans l’originalité, je reste déçu après écoute. Doublement même, car les héritiers de  Meshuggah (dixit le label) ont certes du talent, mais ont encore du boulot pour la partie originalité et affirmation de sa propre identité. Retenons que des morceaux comme "Righteous Dictation", "He Become Death" sont deux grosses tueries quelques soit le chant. "BRF" et "Priest"  sont également bien groovant avec des relents death qui renforcent l'impression de mini gâchis à la sauce vocale. Dommage !


Voilà donc un album au demeurant bien sympathique, mais totalement gâché par des vocaux uniformes et sans inspiration. Alors oui l'album contient de bonnes choses, mais non, il n'est pas possible de l'apprécier dans sa totalité en une seule fois tant le chant lasse (voir saoule) l'auditeur. L'album, ou plutôt quelques chansons de temps en temps, font énormément du bien, pour l'album en entier....Engagez vous (dans la Légion) mais vous êtes prévenu !


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