624

CHRONIQUE PAR ...

18
[MäelströM]
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 8/20

LINE UP

-Thom Griffin
(chant)

-Tommy Denander
(guitare)

-Fabrizio Grossi
(basse+claviers)

-Masayochi Yamasuka
(batterie)

-Joachim Cannaiuolo
(batterie)

TRACKLIST

1)Hold On
2)Hypocrites
3)Alone I Cry
4)Shaping Fate & Destiny
5)All I Need
6)Make It Alright
7)No Wasted Moments
8)Together
9)Too Much
10)Hunger
11)The Promise
12)Waiting In My Dreams

DISCOGRAPHIE

Ambition (2006)

Ambition - Ambition
(2006) - rock hard FM - Label : Frontiers Records



Ambition a bien failli ne jamais voir le jour. Groupe formé d’un chanteur autour duquel on a flanqué des musiciens de divers pays, l’album de cette « tentative » respire la production sèche mais censément juteuse. On n'est pas de suite convaincu, car si le melodic-rock (sic) d’Ambition est très porté sur le melodic-metal, on ne peut que grincer des dents face à son manque d’originalité et son opportunisme post-80 à tenter de nous refourguer des vieux titres et espéré qu’on y verra que du feu car après tout, les guitares sonnent différemment… Pour la petite histoire: après que le président de Frontiers Records ait demandé à Joe Vana (Mecca) de retrouver le chanteur Thom Griffin (Trillion) qui avait depuis longtemps disparu du paysage musical, Vana estima qu’il avait bien mieux à faire que d’enregistrer ça, prit ses cliques et ses claques et Griffin se retrouva de nouveau seul. Qu’à cela ne tienne, notre président acharné engagea le producteur Fabrizio Grossi (connu pour avoir travaillé avec Vertigo et Glenn Hugues, entre autres) pour venir travailler sur l’album de Griffin. Tant de détermination était-elle vraiment nécessaire? Constat mitigé…

La première chose qui vous renversera de votre table sera sûrement une exclamation du style: « Maman, on est de retour dans le passé! » Car c’est l’impression qui frappe le plus sur ce disque, on est en plein dans les années 80, la seule différence étant les arrangements… Des morceaux power-pop comme s’il en pleuvait ("Hypocrites", "Together"), des ballades pour rouler des patins aux boutonneuses ("No Wasted Moments", "The Promise"), et cerise sur le gâteau: un chanteur qui se brise les roubignoles pour atteindre les notes les plus aiguës possibles. Côté originalité on a fait mieux. Côté sincérité aussi. Et c’est là tout le problème de ce disque: c’est tellement Queen, tellement Bon Jovi, voir Led Zep’ dernière époque, qu’on ne sait pas si c’est de l’art ou du cochon… On tente néanmoins, rebuté par l’enchaînement de pistes comme autant de singles, remplis de claviers stridents (Eurythmics n’est parfois pas loin), agrémenté pourtant de quelques soli guitaristiques pas dégoûtants mais bien trop répétitifs. Les autres instruments sont en place, ni bons ni mauvais, et le chanteur en fait des tonnes, comme toujours dans ce style de musique. La formule du refrain entêtant n’est même pas très bien exploitée, et la voix est trop en avant…

Il faut reconnaître une qualité aux voix: les duos! Thom Griffin n’est pas seul, Joe Vana a eu le temps d’enregistrer une reprise avec lui, "Waiting In My Dreams" (Mr. Mister). Il faut bien avouer que les deux chanteurs sont très en place, le mélange fonctionnerait presque si la chanson n’était pas si mièvre. On entendra même Jean Michel Byron (Toto), venu épauler l'équipe sur "Hypocrites" et "Too Much". Si la première est banale, la seconde en vient à être plaisante, les harmonies vocales sont convenues mais fonctionnent bien. Byron se paye même le luxe de chanter seul sur "Hunger", titre nettement moins bien formé, mais pour une fois on a pas à supporter les tentatives de Griffin pour « aller plus hauuut! » En fin de compte, il s’agit avant tout d’arena-rock, un peu dommage qu’Ambition n’ai aucune arène à remplir… Des titres comme "Hold On" ou "Together" (on devrait être ensemble, les amis!) sonnent bon la fleur de live. Mais c’était couru d’avance: on n'est pas en concert ici, et la version album sonne plutôt creuse… Mi-figue mi-raisin, donc. Si l’opportunisme et le conformisme vous excitent, n’hésitez pas, on retrouve sur ce disque ce qui a fait le succès du hard-FM. Si vous y êtes allergique, allez plutôt écouter les gens qui ont inspirés ce disque, la musique ne sera pas forcément meilleure mais ce sera sincère.""




©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5