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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Lionel Forest
(chant)

-Nicolas Simon
(chant+guitare)

-Nicolas Romat
(basse)

-Fabien Duculty
(batterie)

TRACKLIST

1)Save Me
2)Mal / Heureux ?
3)Le bonheur
4)Lost
5)Futur ?
6)Les autres...
7)Zarb I ?
8)Ungaresca
9)Dark Days
10)V-Nerf

DISCOGRAPHIE

Ambryo (2004)

Ambryo - Ambryo
(2004) - hardcore barré - Label : Autoproduction



Ambryo est un des ces groupes parisiens se concentrant sur le style hardcore déjanté en vogue depuis quelques temps. La touche personnelle de ce groupe, et surtout pour sa deuxième réalisation Ambryo (après une première démo), trouve sa place dans un metal schizophrène, alternant musique violente, écorchée, et passages narratifs plaintifs. Intéressant même si un peu téléphoné par moments.

Musicalement, on retrouve avec Ambryo les bases hardcore présentes dans les compositions découpées, fraîches, parfois expérimentales. Les influences thrash/death mélodique se font aussi sentir sur des titres comme "Lost", à l’aide de riffs acérés. La particularité de Ambryo est sans conteste le travail dual effectué au niveau du chant. D’un coté les vocaux hardcore extrêmes classiques mais particulièrement efficaces ajoutent au mur sonore développé en arrière plan une identité de « Mal ». A l’inverse, sur un ton chanté/narratif, le chant clair pose des questions et se plaint. Après, il faut pouvoir accrocher à ce chant en Français parfois trop compréhensible (titre "Mal/Heureux?").

Ce doit être une question d’habitude, mais tout de suite, la musique prend une tournure moins violente, trop accessible et un peu décalée, en comparaison au chant hardcore extrême qui du coup doit reprendre le flambeau pour restaurer ce que le chant clair a lissé. Tout cela au nom du metal schizophrénique crée par ce groupe. Surtout que les paroles dans ce style de musique ne sont pas ce qu’il y a de plus intéressant… et peuvent parfois faire sourire. "Futur?" semble le titre le plus varié dans sa construction et ses influences, exploitant des rythmiques presque funk laissant place à une basse expressive et des ponts plus métal, toujours écorchés où le chant extrême trouve sa place sans difficulté. De bons essais musicaux sont à noter sur "Les autres…", titre aux éléments plus inattendus et sombres. Les guitares y jouent un rôle prépondérant, placées en rideau, relayées par des changements rythmiques efficaces.

Après ces quelques titres évoqués et avec les temps et les écoutes prolongées, les dix titres de Ambryo risquent de laisser une sensation un peu monotone. Non pas que les titres soient plats, mais plutôt que les ingrédients trouvés par le groupe sont joués et mélangés de la même façon sur l’ensemble de la galette, sans distinction. Heureusement aussi, "Zarb I?" se détache par l’incorporation un peu moins habituelle d’éléments classiques joués avec parcimonie par des claviers bien étudiés. Pour finir, parlons de "Ungaresca": titre singulier joué en collaboration avec les 5 Michels, complètement décalé par rapport au reste de l’album, mais pas désagréable du tout, avec ses instruments et chœurs traditionnels. En plus le chanteur s’éclate comme un petit fou dans le registre extrême pour insister sur la dualité instrumentale développée dans le titre.


Au final, Ambryo se prend comme un groupe capable d’offrir de bonnes choses, à condition de ne pas tomber dans les pièges redondants et fatigants qu’impose un style maintenant exploité de long en large. Du French Metal qui fera passer à certains déjantés de bons moments, notamment sur scène.


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