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CHRONIQUE PAR ...

101
Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 22 décembre 2013
Sa note : 14/20

LINE UP

-Unsgaard
(chant)

-Thrawn
(guitare)

-M. Straff
(guitare)

-Sgt. V
(basse)

-Defest
(batterie)

TRACKLIST

1) Doomsday Elite
2) I Utakt Med Gud
3) No Loose Ends
4) Inside A Haunted Chapel
5) Predators In Disguise
6) Solemn Disorder Till Human Extinction
7) Cosmic Intellect
8) Stigma

DISCOGRAPHIE


Sarkom - Doomsday Elite
(2013) - black metal - Label : Dark Essence



Depuis sa déchéance en 2012, l’Union des Maléfiques Pandas a quelques problèmes. Il faut dire que son chef Sarkom a connu quelques déboires. Alors, lorsque fin 2013, il revient, on peut se trouver sceptique devant une réapparition aussi soudaine. Entretemps, on a tout de même appris que le bonhomme avait son nouveau QG en Norvège, et qu’il avait un certain amour pour le cuir, les clous, et le maquillage.

Fidèle à son habitude, Sarkom ne perd pas de temps, et, efficace tel le karcher, nous démontre son tempérament belliqueux. Ainsi, il blastera à dose conséquente tout au long de ce nouveau manifeste de son envie d’en découdre. Ses invectives acharnées, auxquelles le personnage nous a habitués, se font particulièrement vindicatives sur "I Utakt Med Gud", presque du Marduk dans le texte, de quoi refroidir sèchement tout les opposants, qui se retrouveront à écoper. Ah, décidément, Sarkom ne fait pas du black metal avec un petit b. Il sort le trémolo haineux, mais en même temps mélodique quand il le faut, faisant profiter tout l’album durant l’auditorat de ce talent (en particulier sur "Solemn Disorder…" qui n’envie rien à Dissection pour le coup), et nuance son propos de petites trouvailles dont on se trouve fort aise, à l’image de ce solo de cornemuse à la fin de "Doomsday Elite". Des morceaux comme "Inside A Haunted Chapel" témoignent toutefois d’une capacité d’adaptation afin de ne pas installer la monotonie d’une constante violence à la place du climat si important.
Toutefois, à vouloir toujours faire ployer son auditorat sous le poids de ses interventions, Sarkom en vient à pécher, en versant, vers la fin dans une assez complète tautologie. Son flagrant manque de recherche quant à son message fera également crier à la démagogie, bien que l’efficacité de son programme lui permette sans problème de réaliser des scores satisfaisants dans les sondages. Enfin, cette assertion est relative, puisque désormais, quand un disque de black metal sort, personne ne s’en aperçoit. Toujours est-il que, du fait de la relative répétitivité du discours, Sarkom a eu la bonne idée de le réduire à 40 minutes, le temps de nous montrer qu’il arrive déjà sur cette durée à présenter de légère fêlure dans son ethos, ainsi que l’assez vide "Predators In Disguise" amorce de nous le faire comprendre, bien qu’elle soit sauvée par une fin incisive à souhait, qui tire plus sur le thrash/death d’ailleurs. Le peu de risque pris pourra aussi être regretté, puisque le black des norvégiens suit tranquillement les carcans, sans qu’on y trouve de réelle patte propre.


Un disque générique de black metal, dans la norme. Rempli de morceaux solides, Doomsday Elite a contre lui un trop grand respect des carcans du black traditionnel. Sans gros point faible, mais sans morceau d’anthologie, il nous offre 40 minutes de musique noire, tirant légèrement sur le mélodique, relativement bien faite. Quand bien même, force est de reconnaître que la formation semble avoir mis des talonnettes à son ambition avec ce nouvel album. Et si t’es pas content, et ben casse-toi pauv’con !



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