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CHRONIQUE PAR ...

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Droom
Cette chronique a été mise en ligne le 10 janvier 2014
Sa note : 12/20

LINE UP

-Wulf
(tout !)

TRACKLIST

1) The Elysian Symphony

DISCOGRAPHIE


Neurotech - The Elysian Symphony



L'inexistence du  Père Noël, tu l'as découverte dès l'âge de cinq ans. Certains diront que c'est tôt. Toi, tu trouves ça normal. Et depuis ce jour, bah, ça va. Mais pas trop non plus. Disons que plus rien ne t'étonnes. La souris des dents ? Ouais. Le grand méchant loup ? Hum. Dieu, Satan, tout ça, des conneries. Autant de croyances que de rêves ; autant de rêves que d'espoir. La grosse fête. Et là, fin 2013, surprise, le Père Noël est de retour. Sous une meilleure forme encore quand dans ta jeunesse. 

« Wulf vous souhaite de bonnes fêtes » est - en gros - le message véhiculé par cet EP, distribué (gratuitement, comme toujours avec le Slovène) sur les réseaux sociaux. Le timing est idéal. Car malgré une composition réalisée en un laps de temps très bref - un week-end au cours du mois d'août - les cent-cinquante pistes audio auront dû, avant d'être mises à disposition du public, être mixées, assemblées et superposées avec tout le professionnalisme et toute la méticulosité dont on sait que notre homme est capable. Mais Joie et Bonheur !, à la toute fin de l'année, la surprise était prête. Un paquet de plus à ranger sous le sapin.
Ce qui est chouette, dans tout ça, mis à part l'odeur de conifère qui flotte dans la pièce, c'est que le plaisir est partagé. Par nous, auditeurs, bien sûr, en raison de l'indéniable qualité des travaux de notre ami. Mais ce même plaisir est également partagé par Wulf lui-même, qui, pour l'occasion, a fait ce qu'il avait envie de faire. Le résultat ? Oh, bêtement, une longue pièce instrumentale dépassant le quart d'heure. Et qu'y trouve t-on ? Un triptyque désormais bien connu : piano, cordes, batteries. Seule la voix manque. Ah, pas faux qu'on aurait aimé l'entendre.
La batterie donne le rythme, c'est son rôle. Et ledit rythme est plutôt véloce, à ce point que la double pédale pointe parfois son vilain nez. Les cordes, elles, dominent l'espace tout au long de ces dix-sept minutes ambiantes quoique clairement mélodiques (la piste est tout sauf minimaliste, pas de méprise !). Aucune surprise à ce niveau-là pour qui connaît déjà les précédents œuvres de Neurotech, et particulièrement pour qui connait les Deciphers. Enfin, le piano, grand architecte de la mélodie du morceau, qui monte et descend les gammes à la manière d'un clavier de black symphonique. En somme, ici encore, du Neurotech dans le texte.


Et donc quoi ? Une bonne surprise ? Assurément, bonne à l'image de son artwork, oserais-je dire, qui décrit la musique bien mieux que je n'aurais pu le faire ici. Inutile d'en faire des caisses, The Elysian Symphony est une sortie honorable. Pas la meilleure du projet, certes, car le chant manque. Mais une sortie honorable, c'est certain. Et rien que pour l'exercice de style, je ne sais pas vous, mais moi, j'applaudis des deux mains. 


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