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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 23 janvier 2014
Sa note : 16/20

LINE UP

-Sabine
(chant)

-Neil Meusel
(chant+guitare)

-Renè Chlebnitschek
(basse)

-Tamàs Szlucska
(batterie)


TRACKLIST

1) Masquerade
2) Stars of Your Heaven
3) Falling Shade
4) The Request
5) Here We Are

DISCOGRAPHIE

Masquerade (2013)

Xiphea - Masquerade
(2013) - metal symphonique - Label : Autoproduction



Absolument pas coutumier du genre et totalement novice sur ce style, laissez-moi cette opportunité donnée ici-bas de-vous conter l’histoire de la découverte de ce groupe et de vous parler de mon sentiment sur sa musique. Nul est besoin de référence à tel ou tel groupe pour placer celui-ci. Je vous donne en offrande mon avis simple mais sincère du moment sur cet EP et puisqu'on est dans la féérie, intitulons l'histoire:  Xiphea – Masquerade ou la chronique primaire d’un coup de cœur sincère sur une musique absolument étrangère à mes goûts premiers.

A force de traîner les clics sur les forums et les sites dédiés à la musique, et à condition de ne pas être complètement fermé à la découverte, on finit toujours par tomber sur des discussions ou des recherches particulières. Ainsi à la question posée de savoir s’il existait de bon groupes de metal à chanteuse, et une fois le catalogue des combos connus et reconnus essoré, on part à la recherche de nouveauté. Le cliché veut malheureusement que l’on tombe à un moment donné sur du metal symphonique avec une espèce de greluche au chant abonné au forfait voyelle se prenant pour une rockeuse de diamant, maîtrisant le lyrisme et les œuvres classiques à force d’éructation de trachée et de cordes vocales bandées par les exercices de gamme. Le groupe est monté en automne 2011 par le guitariste et le bassiste qui s’associent avec Sabine qui jouait dans un groupe nommé Rwakfist jouant déjà du métal gothico symphonique. La chanteuse s'est a priori fait connaitre au moins en Allemagne grâce à ce groupe.
Le temps de composer suffisamment de chansons et permettre à la chanteuse de boucler son premier projet, le groupe Xiphea choisit de sortir en auto production Masquerade composé de cinq titres se voulant CV de la formation pour espérer à terme, non seulement sortir son premier album, mais surtout trouver le label permettant un soutient certains. Que ce soit l'artwork ou même le titre des chansons, on comprend facilement que le groupe prend son tripe dans l'héroïc fantasy et autre concept partouzé de fées, de quêtes magiques et mystiques, et de toute la panoplie de l'enchanteur musical.  Si on se demande pourquoi cet album peut accrocher les non initiés du genre, c'est peut être parce que le premier morceau sort des codes ou clichés de la musique metal-sympho. Alors certes on commence par une musique digne du dernier Zelda de chez Nintendo ou d'un film où le premier plan serait la traversé de paysage bien trop vert pour les amoureux du béton, mais le morceau attaque par un gros riffs doublé d'un growl caverneux de Neil Meusel. La rythmique, bien évidemment nappée de sa couche de synthé cordée, accueille Sabine dont la voix est plutôt pop, voire pop rock et qui même si elle pousse vers le registre lyrique sur certaines parties, ne rebute en rien l'auditeur lambda. Ce serait même plutôt la partie growl qui accroche l'oreille. Le morceau est puissant et mélodique.

On enchaine sur le tube de l'album "Stars of Your Heaven", qui lui est totalement dans le registre sympho-guitare avec la jolie histoire contée par la nymphe et doublée sur certaines parties par le growl. Le refrain est imparable et reste en tête. Pour enfoncer le clou (ou l'épée dans le rocher) le bridge vers les 2'30 au riff tranchant embarque tout sur son passage : a kind of magic ! Les trois autres morceaux sont légèrement en dessous, mais la barre est placé tellement haute sur les deux premiers morceaux qu'on en devient presque dur dans la critique. "Mirrors" reprend presque la ligne mélodique du morceau précédent, mais part dans une composition plus lente et plus conventionnelle. Le refrain reste encore une fois la partie forte du morceau et le groupe est décidément doué pour cette partie. "The Request" est peut être le ventre mou de l'EP, avec un morceau pas inintéressant mais finalement sans surprise et sans originalité. On finit sur les chapeaux de roue avec un "Here We Are", énergique messager d'une bonne nouvelle et à la composition que l'on pourrait labelliser d'épique. Une belle façon de finir l'EP et de laisser une bonne impression globale après un démarrage en trombe, la fin apporte sérénité au voyageur qui, bâton musical de pèlerin à la main, termine sa quête avec le sentiment d'une béatitude épurée et saine
.

Au delà de toutes les considérations de chronique ou d'avis voire de théorie musicale ou de casuistique de genre, on devrait toujours commencer par dire d'un disque et de la musique qu'il contient que l'on adore, que l'on aime ou que l'on déteste. Alors bien sûr, devant le nombre infini de groupes, de compositions et de sorties, il est bien utile de périmétrer les genres pour permettre à chacun d'aller naturellement vers sa musique de cœur. Mais bon sang, qu'il est bon parfois de se surprendre à accrocher à un style n'ayant rien à voir avec le naturel. Xiphea a réussit à se placer sur les playlist de brutal death ou de old school thrash de mes différents baladeurs. Alors il existe peut être mieux, mais trois mots suffiraient à chroniquer l'album de la part de S1phonique (oui ça y est je parle de moi à la troisième personne) : Le Grand Kiff ! 


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