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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 22 mars 2014
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Furious Djej
(chant)

-Lone Wolf Low
(guitare)

-Nore The Lucky 13
(guitare)

-Franck "The Gent"
(basse)

-Teeb "C" Ace
(batterie)

TRACKLIST

1) John Mad Dog Ringsdale
2) Fast As Lightning
3) Searching For A Good Radio Station
4) Screaming Out
5) The Road
6) Mad Dog On The Phone
7) Tears And Scars
8) Where's My Damn Car
9) Where's My Damn Car (live acoustic)
10) Fast As Lightning (live acoustic)
11) Tears And Scars (live acoustic)
12) The Road (live acoustic)
13) Hell Of A Ride (live acoustic)
14) Screaming Out (live acoustic)
15) Holding Back The Years (live acoustic)

DISCOGRAPHIE


Hell of a ride - Fast as lightning
(2013) - hard rock Road Music - Label : Send The Wood



Lorsqu'on s'appelle Furious Djej' et que l'on souhaite jouer fast, alors évidement on pense aux bagnoles (bah oui « Fast and Furious »). Du coup on s'y voit déjà , baignant dans les films du père Tarantino et autres road movie à grosses bagnoles, mecs qui, allumant une clope en sortant d'un bar, dégagent une putain de présence , la poussière, tout ça....Voila ! Hell Of a Ride c'est ça! Et avec ce double EP (EP + édition d'un unplugged) entrez dans le monde du rock qui sent bon la route de l'eau de feu, le sable des déserts et les histoires de tirs..

Un disque qui raconte une histoire et le tout entrecoupé de chansons au piquant parfum du rock Us, des grosses bagnoles qui consomment autant de galon qu'un boit sans soif, voilà ce qui attend l'auditeur. L'album commence par LA chanson du groupe où tout est présent pour sauter partout, secouer la tête dans tous les sens. Enfin avant de l'entendre il convient d'écouter Mad Dog, l'anti héros de l'histoire qui visiblement n'a pas l'air si commode que ça. Enfin bref ! Le gars viendra deux/trois fois faire l'interlude entre les morceaux faisant donc un Concept-EP rendant hommage aux films de genre road movie dans les grands espaces désertiques US ou mexicains (Tarantino et son « Boulevard de la Mort » , ainsi que les autres « El Mariachi » du père Rodriguez). 
En tout cas le riff est précis, ainsi que les sections rythmiques, de même la voix de Djej' qui est réellement l'atout force du groupe. Celle-ci cadre parfaitement au concept, contenant ce brut et léger rauque capable d'emporter les chansons au plus haut. C'est d'ailleurs un peu la voix qui supporte tous les morceaux, car même si ces derniers sont globalement bons (riff de "Screaming Out' ou refrains de "Tears and Cars"), il manque globalement une petite dose de danger, de violence, voire d'urgence dans les chansons. Sans aller à dire que les morceaux sont un peu pour cowboy au pied tendre, on attend la même débauche que sur le "Fast as Lighting" qui en vain reste discret. Le dernier morceaux instrumental "Where's my Damn Car" vaut générique en guitar-slide vraiment très bon, avec ce petit air sifflé en second plan ... vous le voyez le coucher de soleil ? Fermez les yeux, montez le son , ça va venir...
La deuxième partie (ou le 2eme EP) propose une session unplugged visiblement en catimini car le public, même si très motivé et content d'être là, se révèle peu nombreux. En tout cas on débute le concert débranché là où la partie studio s'était arrêtée, à savoir le morceaux guitar-slide, histoire de mettre les musiciens en chauffe. Les compositions en unplugged sont elles aussi très efficaces et confirment que les musiciens sont très bons techniquement. De même la voix de Djej' est parfaite et mériterait de trouver à terme une place dans les chanteurs devant être reconnus. Pour cela il faudra alors trouver la petite flamme qui brûle et ne pas se contenter de chauffer ou de mijoter. Non pas que la qualité est absente mais parce qu'à l'écoute on reste disponible pour un embarquement vers l'extase... qui semble rester dans la partoche du compositeur ou dans la fougue de l’interprète.


Voilà le genre de groupe sur lequel je suis ravi de tomber et de mettre à jouer en poussant le volume, mais pour lequel malheureusement au bout de deux ou trois chansons, je finis par baisser le volume. Pourquoi ? Parce qu'on sent que les mecs peuvent tout casser mais, pour une raison inconnue, ne confirment pas ou n'envoient pas le coté badass' attendu pour ce type de musique. Relativisons, le double EP est bon, mais pour dépasser les limitations et éclater les radars, les mecs, va falloir passer la 5eme. J'attends la suite avec intérêt et curiosité ainsi qu'un bonne dose d'espérance. (Et certainement pas en proposant un cover de Lana del Raye...)




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