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CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Charlie Dominici
(chant)

-Brian Maillard
(guitare)

-Yan Maillard
(batterie)

-Americo Rigoldi
(claviers)

-Erik Atzeni
(basse)

TRACKLIST

1)The Monster
2)Nowhere To Hide
3)Captured
4)Greed, The Evil Seed
5)School Of Pain
6)The Calling
7)The Real Life
8)The Cop
9)A New Hope

DISCOGRAPHIE


Dominici - 03 A Trilogy - Part II
(2007) - metal prog - Label : Inside Out Music



Derrière ce groupe à l’étrange patronyme se cache en réalité le Charlie du meme nom, chanteur d’un certain Majesty à la toute fin des années 1980. When Dream And Day Unite fut le seul et unique témoignage studio de la collaboration entre le vocaliste et le futur Dream Theater, puisqu'il en fut rapidement évincé au profit de James LaBrie. Pas rancunier, l’ami Charlie participa à la grande fiesta célébrant les quinze ans du groupe, mais reste, en dehors de cet événement, dans le plus pur anonymat depuis 1990. Bien décidé à faire reparler de lui, il monta son propre groupe de metal progressif.

Charlie est resté en dehors de la musique, mais n’a pas omis de se tenir au courant de l’évolution de la scène progressive. Les musiciens qui l’accompagnent sont tous de fins techniciens, peu avares en prouesses techniques, et les échanges survitaminés entre le guitariste Brian Maillard et le claviériste Americo Rigoldi ont peu à envier ceux de la paire Petrucci / Rudess. L’influence Dream Theater pèse donc lourd chez Dominici (l’introduction "The Monster" ou "The New Hope"), mais se frotte aussi au plus heavy Symphony X (avec les lourdauds "Nowhere To Hide", "Greed, The Evil Seed" et "The Calling") ou encore au subtil Queensrÿche ("School Of Pain" et ses arpèges introductifs, les différents bruitages illustrant le concept « à la Mindcrime »).

Du tout bon musicalement parlant, et chaque musicien a droit à son quart d’heure de bravoure ; même si ce quart d’heure s’avère plus long chez Maillard et Rigoldi, sans aucun doute les grands gagnants de l’affaire. Le plus curieux est bien là : le groupe de Charlie Dominici doit tout à ses guests. La prestation du leader dénote fortement en qualité. Ce n’est pas une question de justesse des lignes vocales, mais bien de limites techniques : le vieux Charlie est infoutu d’élever la note sans donner le sentiment d’être à la lutte, comme du temps de Dream Theater d’ailleurs, mais les années en plus. A cela s’ajoute une prononciation des plus étranges et hachées – on jurerait entendre un non natif anglophone -, d’où un total manque de crédibilité dans sa narration du concept de 03 A Trilogy . L’émotion ne transparaît pas.


Que le groupe se nomme Dominici est donc étonnant, surtout lorsque l’on sait que le premier volet de la trilogie, sorti en 2005, était purement instrumental… Le vieux loup de la finance qu’est devenu Charlie Dominici tente très probablement de miser sur le nom que Dream Theater a rendu célèbre – mais après son départ, d’aucuns y verraient un signe – sans pour autant être à la hauteur de ses ambitions. Si le combo s’était appelé Maillard, Rigoldi, voire Reste du Monde, le sentiment aurait sans doute été bien différent. Restent tout de même de très bonnes choses sur ce disque.


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