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CHRONIQUE PAR ...

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Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 28 août 2014
Sa note : 17/20

LINE UP

-Dianne van Giesbergen
(chant)

-Marco Heubaum
(guitare)

-Philip Restemeier
(guitare)

-Steven Wussow 
(basse)

-Gerit Lamm
(batterie)

TRACKLIST

1) Sacrificium
2) Nightfall
3) Dreamkeeper
4) Stardust
5) The Undiscovered Land
6) Betrayer
7) Until the End
8) Come with Me
9) Little Red Relish
10) Our Neverworld
11) Temple of Hate
12) Sweet Atonement

DISCOGRAPHIE


Xandria - Sacrificium
(2014) - metal symphonique - Label : Napalm Records



Actif depuis plus d’une dizaine d’années, le groupe Xandria ne s’est vraiment distingué dans le milieu du metal gothique et symphonique qu’en 2012, à la sortie de Neverworld’s End, album audacieux et exemplaire qui allait définitivement le faire entrer dans la cour des grands. Deux ans plus tard, la formation revint avec Sacrificium, leur sixième et dernier album en date. Il va sans dire que tout le monde les attend désormais au tournant, mais l’attente en vaut-elle vraiment la peine ?

Ne nous encombrons pas de suspense, la réponse est oui. En plus d’être de très bonne facture (bien composé, bien produit), Sacrificium offre une belle galette de morceaux aux ambiances tantôt furieuses ("Betrayer", "Temple of Hate"), tantôt plus calmes et intimistes ("The Undiscovered Land", "Sweet Atonement") mais toujours épiques. Et pour cause, les compositions laissent part belle à tous les instruments, que ce soit à la voix mais également aux guitares, à l’orchestre et aux choeurs (sublimes sur le morceau éponyme). Les parts rythmiques, quant à elles, sont présentes mais ne se distinguent pas par leur originalité, ce qui est typique du genre mais pas moins déplorable pour autant.

Heureusement, le dynamisme des compositions parvient à faire oublier ce défaut. En effet, l’énergie qui se dégage des morceaux est irrésistible (surtout sur des pistes furieuses comme "Stardust"). De plus, les interventions de guitare (le solo sur "Until the End") et de chœurs permettent de rappeler l’auditeur quand l’ennui se fait sentir. Rajoutez à cela des refrains recherchés sans pour autant être discordants et vous obtiendrez un album frais et dont il est difficile de se lasser. Parallèlement, Sacrificium demande de nombreuses écoutes avant de pouvoir en apprécier pleinement la qualité.

Hélas, ce dernier opus n’est pas exempt de défauts. En plus du manque de présence de la section rythmique (manque n’étant pas dû à la production), il est difficile de ne pas voir les ressemblances avec certaines grandes figures du milieu (Epica ou encore Nightwish sur les morceaux plus calmes). De plus, malgré son dynamisme, Sacrificium a également ses moments faibles : un "Come with Me" peu engageant ainsi que "Dreamkeeper", rengaine qui n’aurait pas tant déteint à l’Eurovision. Mais ces défauts sont contrebalancés par l’inventivité de l’album et l’évidente volonté de faire encore mieux que son successeur.

Avec Sacrificium, Xandria sont parvenus à suivre la voix tracée par Neverworld’s End sans pour autant le repomper. En le ré-écoutant, je me rends compte que l’effort est plus que bon : il est exemplaire. Je le clame donc haut et fort : Sacrificium est un exemple de ce qui peut se faire de mieux en matière de metal gothique et symphonique. Que les autres groupes se méfient, Xandria persistent et signent, confirmant qu’ils méritent leur place parmi les référence du genre. Et ce ne sont pas les heureux auditeurs qui les contrediront !



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