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CHRONIQUE PAR ...

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Droom
Cette chronique a été mise en ligne le 28 septembre 2014
Sa note : 12/20

LINE UP

-Tyko Saarikko
(chant+guitare+claviers)

-Ilkka Salmine
(guitare+claviers+basse+batterie)

TRACKLIST

1) Näkin Laulu
2) Havuisissa Saleissa
3) Tenhi

DISCOGRAPHIE

Kertomuksia (1997)
Hallavedet (1998)
Maaäet (2006)
Saivo (2011)

Tenhi - Kertomuksia



Avant de donner dans l'orfèvrerie quasi-parfaite qu'on lui connait aujourd'hui, Tenhi a dû, comme tout un chacun, naître quelque part. En 1997, Kertomuksia est alors une naissance prometteuse, qui d'un côté prédispose de l'enchantement à venir, mais de l'autre reste pleine d'imperfections et d'à-peu-près.

"Näkin Laulu" - piste qui sera reprise sur Kauan deux ans plus tard - ouvre l’œuvre de Tenhi dans la sobriété. En trame de fond, cette mélodie, lancinante et réservée ; tout juste accompagnée d'un rythme et d'un chant à écrire entre parenthèse tant il apparaît discret. Tout est déjà là, mais rien ne s'exprime encore vraiment et, si l'on pressent la mélancolie caractéristique du Tenhi des futurs grands jours, les sommets sont encore loin d'être atteints. Ceci malgré les efforts réalisés sur l'ambiance du morceau, fantomatique. "Havuisissa Saleissa" dépareille davantage avec le Tenhi contemporain. Si le rythme reste lent, l'on ne peut qu'être étonné du penchant black metal que révèle cette piste : claviers tout en avant, mélodies vindicatives, et borborygmes black faisant ici leur unique apparition dans la discographie du groupe, nous dévoilent un Tenhi avorté dans l’œuf - et c'est heureux tant cette touche de black ne manque finalement à personne. "Tenhi", la piste de clôture  - qui sera plus tard reprise sur Väre en 2002 - est celle des trois annonçant avec le plus de gloire les beautés à venir. L'éponyme, rythmée par des croassements obscurs qui disparaîtront quelques années plus tard, est la véritable invite au voyage que débute Tenhi. Un voyage de douceurs amères, de beauté et d'introspection. 

Premier jalon d'une discographie riche, Kertomuksia vaut avant tout en tant qu'objet historique. Une seule des trois pistes - la seule qui évoque encore un black metal primordial - ne sera pas reprise ultérieurement : Tenhi, avant même d'avoir commencé, décide de se détacher de ses oripeaux de metal. 


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