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CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Philip Bardowell
(chant)

-Tommy Denander
(guitare+basse+claviers)

-Daniel Flores
(batterie)

TRACKLIST

1)In the Cut
2)Through My Eyes
3)Heart of a Hero
4)I Gotta Believe
5)She Will Never Know
6)Never Too Late for Love
7)It's a Long Road
8)One Day in January
9)Dreamin' with My Eyes Wide Open
10)Voices of the Heart

DISCOGRAPHIE

In the Cut (2005)

Bardowell, Philip - In the Cut
(2005) - rock mélodique - Label : Locomotive Records





Unruly Child, ça vous parle? Non? Pas étonnant. Il faut dire que des combos comme ça, aux USA, il y en a neuf à la huitaine. Bref, sachez que le chanteur de ce groupe pas très connu de par nos contrées, Philip Bardowell de son patronyme, sort au mois de septembre un album solo, son deuxième après In A Perfect World sorti en 2001, dans un style rigoureusement identique à celui de sa formation de provenance. Vous connaissez le bonhomme: souvenez-vous de Criss, le groupe parallèle de Peter Criss et d'Ace Frehley de Kiss... Qui en était le frontman, chanteur et guitariste? Ce bon vieux Philip bien sûr. Pour ses escapades en solitaire, il s'attèle uniquement au chant, s'entourant de musiciens renommés pour l'accompagner: du Radioactive avec le suédois Tommy Denander, à la guitare, à la basse et aux claviers, et du Mind's Eye avec Daniel Flores aux fûts.

Pour l'occasion, il a même invité une master-team d'auteurs-compositeurs: Stan Bush et Jim Peterik de Survivor et de Pride Of Lions ("Eye Of The Tiger" et "Burning Heart", la musique des boxeurs, c'est eux..), Mark Spiro et Bobby Barth d'Axe, mais aussi Holger Fath, Bruce Nazarian, etc. A vrai dire, il n'y a qu'un titre où Bardowell est crédité en tant que seul auteur: "She Will Never Know", qui est aussi le plus mou du genou et insignifiant de l'album. Ce n'est donc pas plus mal. Le style, vous l'avez compris, c'est du rock mélodique, "orienté adultes" comme ils disent, parfois bien remuant, parfois très niais. Philip Bardowell dispose d'un fort bel organe, qu'il utilise avec brio, avec un côté légèrement éraillé. Si l'on fait abstraction du fait que cette voix a déjà été maintes fois entendue (pensez à Lou Gramm de Foreigner, Mark Free, ou bien encore Michael Bolton), il y a de quoi être séduit.

"In The Cut", en bon ouvreur, fait péter le bon vieux hard mélodique des familles, qui fait cotoyer un riff heavy à des claviers naïfs et innocents. "Through My Eyes" a en plus pour lui un côté hit-single qui ne peut que rappeler Survivor et ses hymnes à Sylvester Stallone. Le son de piano synthétique est une constante dans l'album, on retrouve le même dans tous les morceaux. Un peu cheap, mais bon passons. "Heart Of A Hero", troisième titre, ne dépareille pas, et l'on perçoit déjà ce qui va nous être servi pendant le reste de la galette. En tous les cas on passe très clairement dans la frange grand public.

Toutefois ces chansons enjouées, toujours énergiques et catchy, sont fort efficaces. Ca se gâte quand arrive le fameux "She Will Never Know", où l'on monte encore d'un cran en terme de peopleries grotesques, avec notamment un "toudou-da toudou-didou' de Bardowell que n'aurait pas renié Pascal Obispo. A oublier, juste pour ça. "Never Too Late For Love", en revanche, toujours ultra-mélodique mais plus pêchu, nous calque une patate bien revigorante. Le voilà, le single... Ou comment faire un carton aux States. Les autres morceaux sont plus ou moins anecdotiques, rendant hommage à Foreigner ("It's A Long Road" et ses mélodies vocales haut perchées) ou à Pride Of Lions ("Dreamin' With My Eyes Wide Open"), très soudés, mais rien n'accroche réellement l'oreille, si ce n'est la ligne de basse enfin audible de "One Day In January".

Question ballades, on trouve "I Gotta Believe" et "Voices Of The Heart", lamoyantes, remplies de choeurs FM, où un Philip Bardowell bien en place parviendrait preque à nous faire remuer les tripes. Ca n'est pas le summum de la créativité mais c'est bien interprété. Pas de quoi faire oublier Skid Row tout de même. La production est assurée par les deux zicos intérimaires, Tommy Denander et Daniel Flores, dans un style pop lisse tout à fait adapté. Une seule chose s'avère suprenante dans ce disque: l'absence de surprise elle-même, compte tenu de la pléthore de compositeurs qui se sont associés pour pondre les dix morceaux. L'ensemble est très compact, et l'on y ressent une très forte unité. In The Cut ne se dilue pas. Les effets de la production, sans doute. Quoiqu'il en soit, voilà une galette non pas indispensable, mais qui vaut le coup d'oreille pour tous les amateurs de rock US à l'anciene malmenés par les aléas des modes musicales constamment changeantes.




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