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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 24 mars 2015
Sa note : 12/20

LINE UP

-Marco Benevento
(chant)

-Andrea Chiodetti
(guitare)

-Alessandro Pace
(guitare)

-Francesco Sosto
(claviers)

-Davide Pesola
(basse)

-Jonah Padella
(batterie)

TRACKLIST

1) Cold Waste
2) The Wandering
3) Death Is Our Freedom
4) Departure
5) Eschaton
6) Last Minute Train
7) Ladykiller
8) The Fall
9) Days of Nothing
10) Into the Lips of the Earth

DISCOGRAPHIE


The Foreshadowing - Days of Nothing (2)
(2007) - doom metal gothique - Label : Candlelight



Avant d’apprendre à courir, il faut apprendre à marcher. Rome (ça tombe bien…) ne s’est pas faite en un jour. C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Chaque chose en son temps. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Vous voyez l’idée ou je continue ?

Avant les chefs-d’œuvre que sont Oionos et Second World, The Foreshadowing a tâtonné. Hé quoi ? Un problème ? Kill’em All est à la hauteur de Masters of Puppets ? Lost Paradise est du niveau de Icon ? Bon, alors… Days of Nothing a d’ailleurs quelques atouts et on sent que la matière première des bijoux à venir est déjà présente, à savoir un gothic doom influencé par Katatonia, My Dying Bride et Paradise Lost, et la voix Depeche Modienne du fabuleux Marco. Simplement, l’influence d’albums comme Last Fair Deal Gone Down et autres œuvres dépressives (déprimantes ?) de Katatonia, se fait trop visible par moments ("The Wandering", "Death Is Our Freedom") pour qu’on puisse crier au génie. Et puisqu’on en est à examiner les défauts du fils aîné des Italiens, il faut bien reconnaître qu’à partir de "Last Minute Train", on s’ennuie même, et il n’y a guère que le riff pesant de "The Fall" ou une outro assez caractéristique du groupe pour égayer une seconde partie d’album bien fade.
Qu’est-ce qui fait donc l’attrait de Days of Nothing ? « Rien » répondit l'éminent CCC, auteur de la première chronique de cette œuvre. Je ne le rejoins pas : d’une part, le début de l’album sent bon l’enthousiasme juvénile d’une formation se cherchant encore mais pleine de bonne volonté ("Cold Waste", "The Wandering"). D’autre part, et surtout, Days of Nothing contient deux merveilles de gothic doom : "Departure" et "Eschaton", premières gemmes du groupe, où l’on retrouve déjà tout ce qui sera si bien exploité par la suite, c’est-à-dire un chant d’une délicatesse infinie au service de mélodies dépressives (mais pas déprimantes !) très Paradise Lost qui hérissent le poil et titillent les glandes lacrymales. Cela n’empêche pas que des titres comme "Ladykiller" ou "Day of Nothing" puissent être considérés comme médiocres à juste titre, mais qui a dit qu’un album devait être écouté jusqu’à la fin ?

Days of Nothing est plus une curiosité historique pour les personnes qui sont tombées amoureuses de Oionos et Second World qu’une réussite, mais au Guide Vert, la première tentative des Transalpins devrait posséder une étoile. « Vaut le détour ». Ne serait-ce pour écouter "Departure" et "Eschaton". Encore et encore et encore et encore.



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