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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 19/20

LINE UP

-James Labrie
(chant)

-John Petrucci
(guitare)

-John Myung
(basse)

-Mike Portnoy
(batterie)

-Kevin Moore
(claviers)

TRACKLIST

1)Pull Me Under
2)Another Day
3)Take The Time
4)Surrounded
5)Metropolis Part 1 - The Miracle & The Sleeper
6)Under A Glass Moon
7)Wait For Sleep
8)Learning To Live

DISCOGRAPHIE


Dream Theater - Images And Words
(1992) - metal prog - Label : Atco Records



Hé hé hé lorsque je pense à cet album c’est comme si j’étais allongé dans l’herbe bien pépère avec le sourire aux lèvres malgré un poil de tristesse. Car cette galette là n’est pas une galette ordinaire, oh ça non. Au contraire, elle est bien différente des autres car sa qualité bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée supérieure. C’est simple, on penche d’un bord à l’autre de l’extraordinaire.

Mais tout d’abord, ce qui frappe (aïe ! … désolé) sur cet album, c’est son exceptionnel équilibre. Équilibre dans le sublime des compositions et surtout équilibre dans le choix du placement des chansons. Rarement je n’aurais entendu un disque aussi bien équilibré (désolé pour la répétition, mais mon vocabulaire est limité). On ouvre sur une chanson longue et sublime, "Pull Me Under", véritable hymne du groupe et avant tout chef-d’œuvre impérissable, puis on se retrouve au milieu sur un incroyable torticolis de mélodies exceptionnelles et longues, "Metropolis Part 1", la fameuse …, et enfin on clôture l’écoute (l’émerveillement ?) sur "Learning To Live", fabuleuse et longue promenade vers les cieux. Franchement, je trouve cette disposition juste parfaite.

Bien sûr, ce n’est pas un bête problème de disposition des chansons qui fait que cet album est grand (ou alors on n’a pas la même conception de la musique). Non. C’est surtout et avant tout cette fantasmagorique, cette phénoménale, cette ahurissante capacité à pondre des bijoux de beauté, de technicité et de complexité. Prenons "Pull Me Under" (au hasard). Tout commence par une douce guitare, toute seule mais bien vite accompagnée par une batterie délicate et un clavier nostalgique … mmmh on s’en pourlèche les babines et le disque n’a commencé que depuis 30 secondes. Et puis le premier riff arrive. Premier constat, le son de la guitare est incroyablement lourd. Deuxième constat, ce riff est juste merveilleux. Enfin le refrain finit de vous achever. C’est bon, vous vous sentez bien, vous passez un moment rare de musique. Et puis comment ne pas citer ce solo, plutôt court, mais ô combien magnifique, le meilleur que j’ai jamais entendu même, à la sixième minute ?? Impossible.

L’instant magique que l’on attend tous lorsqu’on écoute de la musique est là. Sous nos oreilles ébahies (oui elles le sont, et alors ?). Les chansons passent, et même si elles n’atteignent pas le niveau de l’entrée, elles nous mènent au plat de résistance, "Metropolis Part 1". Celle là, c’est un peu un OVNI. C’est simple, la première fois que je l’ai entendu j’ai rien capté. Mais qu’est-ce qui se passe, me dis-je. Quel est donc ce déluge incongru de guitare, de basse, de batterie et de clavier ? Ca part dans tous les sens, les riffs pleuvent, la batterie s’enflamme, le clavier part à tout va et la basse ne fait rien pour nous aider. Mais j’ai réécouté et puis encore un peu et je suis tombé sur le cul. En fait c’est loin d’être une bouillie incontrôlée, bien au contraire, tout est calculé pour tomber à sa place exacte et ça tue, tout simplement. Par ailleurs, l’intro se classe facilement parmi les 5 meilleures du monde.

Et des chansons passent encore, toujours pas au niveau du chef-d’œuvre qui vient de passer, mais pas loin, donc superbes. Pour nous déposer au pied du dessert et ce "Learning To Live". Onze minutes de pur bonheur une nouvelle fois et surtout des passages fabuleux comme le solo de basse qui nous est proposé pas très loin du baissé de rideau ou encore le clavier doucereux et chaleureux comme pour nous faire oublier que la fin est proche.

Voilà, le repas fut copieux mais en même temps parfaitement équilibré (et oui, je le ressors ha ha !) et la digestion s’annonce comme l’une des meilleures que nous ayons eues. Mais des petits points pas glop glop quand même. En premier, la caisse claire a vraiment un son de chiotte, et ce d’autant plus qu’elle s’entend beaucoup et souvent, et le chant peut paraître un peu casse burnes par moments. Mais ce n’est pas grand-chose. Car en plus de toutes les douceurs auxquelles nous avons eu droit, nos musiciens nous ont préparés des entre-plats tout bonnement exquis avec une jolie ballade (people jack FM on the beach da roof is on fire ?), des morceaux mitonnés aux petits soins et une chanson qui n’est qu’une longue montée en puissance, "Surrounded". Saupoudrez d’une maîtrise technique hallucinante pour tous les instruments et le tableau devient idyllique. Bref, que du bon vous dis-je. Bonne sieste digestive.




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