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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 18.5/20

LINE UP

-Axl Rose
(chant+claviers)

-Slash
(guitare)

-Izzy Stradlin'
(guitare)

-Duff McKagan
(basse)

-Steven Adler
(batterie)

TRACKLIST

1)Welcome to the Jungle
2)It's So Easy
3)Nightrain
4)Out Ta Get Me
5)Mr. Brownstone
6)Paradise City
7)My Michelle
8)Think About You
9)Sweet Child O' Mine
10)You're Crazy
11)Anything Goes
12)Rocket Queen

DISCOGRAPHIE


Guns N' Roses - Appetite For Destruction
(1987) - heavy metal hard rock - Label : Geffen Records



Nous voilà donc en 1987, le crack de Wall Street est proche, Internet n’est pas encore supra populaire et je n’ai que cinq ans. Pourtant cela n’empêche pas les Guns N' Roses (que nous appellerons Guns parce qu’on est bien potes) de sortir un album. Vous avez dit fous? Et bien oui, ces messieurs sont fous! Pour preuve, ils ne tiendront pas le succès et se sépareront (si si!!, j’vous jure que ça signifie qu’ils sont fous). Quoiqu’il en soit, je pissais bien sur eux quand j’étais au collège et que mes collègues étaient à fond dedans pendant que je découvrais Iron Maiden et Sepultura surtout. Ils me faisaient bien rire avec leur musique de lavette sans rythme. Laissons le temps au temps et partons dix ans plus tard, aujourd’hui quoi, et avec un moi plus évolué.

Et bien force est de constater que j’apprécie la musique des Guns. Oui les amis (et ennemis), les Guns font de la bonne musique! Du bon heavy bien groovy comme on ne sait plus en faire. Ca part dans tous les sens, les idées fusent à beaucoup à l’heure et nos tympans se réjouissent de cet amoncellement de mélodies. Car la musique des Guns c’est beaucoup de mélodies, un groove constant (non mais écoutez juste "Welcome To The Jungle"), une voix discernable entre mille et une inspiration de tous les instants pour créer une tambouille fortement originale finalement. Même dans nos jours sombres et lugubres marqués par tant et tant de groupes créés et défunts.

Des exemples? Ok, on va faire le sympa. Rien que l’ouverture mythique "Welcome To The Jungle". Si ça c’est pas du groove à faire danser des kilos de popotins! Ma foi, je connais pas grand-chose en heavy, mais force est de reconnaître que sur le peu que j’en écoute, je n’ai rien entendu de pareil. Idem sur "Sweet Child O’Mine" qui nous propose une ballade hypnotique dans un océan de fraîcheur tranquillisante. Franchement, il est difficile d’attribuer une telle compo à un bête groupe de heavy. Tant mieux, car les Guns ne sont pas un bête groupe de heavy! Et puis de toute façon, le groupe il arrive même à être super bon quand il s’agit de faire du bon vieux hard rock/heavy bien couillu. Prenez "It’s So Easy". Riffs tranchants, rythme soutenu, coupure arpégique bien trouvée et finalement le refrain qui tue. Mais oui mesdames et messieurs, ça c’est du bon vieux hard/heavy comme on l’aime!

Les exemples de chansons excellentes sont aussi foison sur cet album qui a un mal fou à vous ennuyer. Ben d’ailleurs tenez, il y arrive pas le pov’. C’te cloche. Avec des riffs exceptionnels par moments, superbes par d’autres, une basse assez vrombissante et un chant reconnaissable et unique cet Appetite for Destruction a marqué son époque et ce n’est pas pour rien. Et on se dit que décidément, les gens avaient bon goût dans les années 80 puisque c’était un monde où Maiden vendait autant que des pop stars et où les Guns étaient l’équivalent d’Avril Lavigne chez les jeunes. Avec des mélodies pareilles aussi, c’est pas bien dur. Franchement, je suis tombé amoureux de cet album qui ne comporte que très peu de défauts. Le principal serait qu’une ou deux chansons (bon ok, une et demie, pas plus) n’ont pas assez de rythme (rythme non compensé par les fabuleuses inspirations qui parsèment l’album bien sûr) pour l’extrêmeux que je suis.


On ne viendra pas gâcher la fête en soulignant que tous les instruments sont maîtrisés avec la classe nécessaire pour provoquer la création de ces mélodies envoûtantes. Et arrivé là, on se dit quoi? Ben que merde, on n’a pas été méchant du tout durant la chronique. Faute à qui? Faute au groupe qui n’a pas su tendre le bâton pour se faire rosser. Tant mieux, nous autres amoureux de la bonne musique en auront pour notre compte. Vous aurez bien aussi évidemment compris que c’est avec ferveur et véhémence que je recommande chaudement l’achat de cet album rempli de tubes ("Paradise City"?) s’il n’est pas déjà un des vos albums de chevet. Un album qui plaira de sept à soixante dix-sept ans, aux vieux papis du rock comme aux djeunz bercés au néo.


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