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CHRONIQUE PAR ...

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Bigtonio
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 7/20

LINE UP

-Shawn Gallagher (chant+claviers)

-Oscar Gouveia
(guitare)

-Jeff Saude
(guitare)

-Alex Botelho
(guitare)

-Chris Parlon
(basse)

-Kevin Camille
(batterie)

TRACKLIST

1)Fleshengine Breakdown
2)Plague
3)My Fall
4)...of Every Strain
5)Redeemer
6)Insect Song
7)Ashes
8)Weak and the Wounded
9)Absent
10)Within

DISCOGRAPHIE

Insect Song (2004)

Beyond The Embrace - Insect Song
(2004) - melodeath - Label : Metal Blade Records



Beyond The Embrace fait partie de ces innombrables groupes qui ont suivi le mouvement death mélodique / heavy amorcée par la scène scandinave dans la première moitié des années 90. Pour résumer le style musical distillé par les Americains, il vous faudra mélanger des rythmiques lourdes facon cuirassé allemand, des guitares saturées d’inspiration heavy traditionnel, et une voix alterant chant death et chant clair. Ne nous voilons pas la face et cassons tout de suite tous suspens. L’album Insect Song se révèle d’une banalité affligeante, et d’une faiblesse technique préoccupante. Voilà ci-après les arguments sur lesquels je m’appuie pour critiquer durement la formation américaine.

Le premier titre "Fleshengine" illustre bien la teneur de l’album: une rythmique des plus lourdes, avec un son qui ne casse toutefois pas trois pattes à un canard, une voix assez quelconque alternant entre chant death à la Soilwork des premiers albums (Chainheart Machine, Steelbath Suicide) et chant clair sur la lignée des Metallica. Les soli de guitare heavy metal sont menés assez approximativement et manquant singulièrement d’inspiration. Seul le refrain amène une once de changement avec un rythme ternaire en chant clair. Le premier contact avec le groupe s’achève au bout de quatre minutes trente-sept et nous laisse clairement sur notre faim.

Vient alors le second titre "Plague". Il débute avec une intro quelconque et exécutée assez maladroitement. Cependant un bon refrain assez catchy (malgré la voix toujours poussive) parvient à accrocher l’oreille de l’auditeur. Une des bonnes surprises de l’album assurément. Surprise de courte durée s’il en est, puisque les trois titres suivants "My Fall", "Of Every Strain" et "Redeemer" se complaisent dans une grande platitude compositionnelles, ne souffrant d’aucuns défaut majeurs, mais n’ayant rien de novateur à apporter ou presque. On remarquera peut être la piste quatre "...Of Every Strain" qui se détache légèrement des autres. Cette chanson est à l’évidence, très inspirée par les pionniers du death mélodique, In Flames. On y retrouve notamment les sonorités caractéristiques présentes sur les premières galettes des scandinaves telles que Whoracle ou Lunar Strain. Les riffs sont bien menées et les superpositions des voix donnent à l’ensemble un cachet tout à fait satisfaisant.

En passant allégrement sur la piste cinq "Redeemer" qui ne présente aucun intérêt (tempo plus rapide et riff unicorde annoncent ce titre, somme toute encore une fois des plus conventionnels. Seul le refrain nous sauve d’un ennui certain, et nous fait hésiter à passer ce titre), nous arrivons sur deux tracks moins heavy. De même que In Flames aimait parsemer ses titres de parties acoustiques, Beyond The Embrace débute le titre éponyme de cet album "Insect Song" avec une sympathique introduction qui nous laisse augurer un bon développement. Espoirs déçus assez rapidement toutefois, puisque la partie heavy du titre qui succès à l’intro acoustique cumule maladresse de composition et exécutions approximatives. Un titre dont on se serait passé. De même, le titre acoustique de l’album, "Ashes" est tout à fait quelconque et vient enfoncer l’impression globale de l’album. Le guitariste, très léger rythmiquement s’offre le luxe de nous servir un solo insipide sur un fond musical digne d’un documentaire animalier.

Enfin, sur les trois dernières pistes de l’album, "Weak And The Wounded", "Absent" et "Within", seule "Absent" présente un certain effort harmonique, avec un riff à la tierce sympathique qui punch bien le refrain de cette piste. La deuxième bonne surprise de l’album. La voix parvient à toucher juste avec son grain et ses accents plaintifs. Les couplets sont presque originaux et alternent avec bonheur avec le refrain. Les deux autres titres oscillent entre auto plagiat et longueurs.


Que retenir de cet album alors ? Un grand manque de créativité, une pauvreté des compositions navrantes couplée à une exécution tout à fait moyenne… Un album à éviter pour tous les fans de death mélodique travaillé, comme ont pu nous en offrir les In Flames ou autres Soilwork.


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