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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Tim Grose
(chant+guitare+claviers)

-Stuart Marshall
(guitare)

-Pete Peric
(basse)

-Grahame Goode
(batterie)

TRACKLIST

1)Death From Above
2)Resurrection
3)Paradise
4)No Way Out
5)Wake Up
6)Fight
7)Severed Ties
8)Time To Die
9)I Am Death
10)Judgement Day
11)The Legend Of Huma

DISCOGRAPHIE


Dungeon - Resurrection
(1999) - speed metal - Label : Wagram LMP



Je n'avais pas accroché sur le dernier album des Australiens, One Step Beyond. Ah ça non, pas du tout même. Jeune et impétueux à l'époque, il me sembla bon ton, à son écoute, de souhaiter un dénouement rapide à cette formation. Mea culpa, c'était stupide. Seulement... Ça a marché. Dungeon semble aujourd'hui déterminé, en effet, à tirer sa révérence. Avant cela, un nettoyage des fonds de tiroir s'imposait: c'est bien normal. Et avec ceci, une réédition... Laquelle? Celle de leur premier "véritable" album, Resurrection, initialement sorti en 1999.

Ne connaissant pas la version originelle de l'album, je ne saurais dire si cette re-parution bénéficie aujourd'hui d'efforts de production. Celle de One Step Beyond était bien miteuse ; celle-ci l'est beaucoup moins, avec « seulement » un son de guitare sourd, froid, sans âme. Donc on peut imaginer que oui. On peut s'en accommoder ceci dit, et trouver de ce fait le speed-metal de Dungeon agréablement brut. Les influences des Australiens, quoiqu'il en soit, sont ici plus parlantes que sur One Step Beyond (oui, c'est possible...): la voix de Tim Grose, en particulier, cherche à sonner comme celle de Michael Kiske, sans détour, sans honte. Curieusement, les parties vocales sont plutôt efficaces ; aucune personnalité certes, mais tout de même un certain talent. "Resurrection" ou "Time To Die" le démontrent aisément. Le problème est que le groupe, déjà à l'époque, galère pour sortir des clichés, tant les "No Way Out", "Fight" ou "Paradise" semblent avoir été composées pour un Keeper Of The Seven Keys Pt. 12... Pas très intéressant, d'autant que Dungeon est loin d'égaler la créativité des citrouilles.

Mais Tim Grose se montrait tout de même déjà fort bon guitariste. Très porté sur le bend, ses soli sont rapides, concis, parfois plus empathiques et mélodiques. N'était ce son glacial, qui par ailleurs pénalise la ballade "Severed Ties" (titre composé pour l'occasion, et inséré à l'album en lieu et place d'une certaine "Let It Go"...), on ne pourrait reprocher grand chose à l'ami Tim. Le break très bien senti de "Wake Up" lui doit, par exemple, tout son intérêt. Quel dommage que le refrain de ce titre soit si pauvre, ses mélodies si vides! On frise là quelque chose de grand, mais jamais on ne l'atteint. La plupart du temps, on en est même loin. Surtout quand arrive "I Am Death", censé abandonner le speed mélodique au profit du gros heavy bourrin, tendance Judas Priest période Painkiller, et pour lequel Tim Grose change sa façon de chanter, et se met à singer Udo Dirkschneider. A défaut d'être une bonne chanson, elle prouve au moins que les gars tentent de changer un peu de registre...

Dungeon nous refait (ou plutôt, nous fait pour la première fois) le coup du titre épique et ambitieux en fin de disque. Il y a même du clavier... Un peu plus subtil que ce qui le précède, "The Legend Of Huma" est certainement le meilleur titre de l'album. Pas de quoi, cependant, faire relever la tête aux fans d'Helloween déçus par "The Legacy"... Resurrection est un album de speed très banal, sans relief, point trop mauvais, mais assurément non grandiose. À le comparer avec One Step Beyond, bien sûr, il devient recommandable... Un autre motif pour l'acheter ? Ben euh... Ils ont refait la pochette. Ca vous va? Allons, Dungeon est mort, vive Helloween, passons à autre chose. Ce Tim Grose avait pourtant du potentiel...




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