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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Max Count Farmer
(chant+guitare)

-Lammy
(basse)

-Andy Rasch
(guitare)

-Marco Piermattei
(batterie)

TRACKLIST

1)Rock 'N' Roll Sniper
2)Bronco Buster
3)World Of The Damned
4)Blackslider
5)Long Drawn Out
6)The Rusher
7)Live To Be Burnt
8)Damned Toys
9)Never Turn Your Back
10)King Size
11)Twist My Head
12)Bootleggin'

DISCOGRAPHIE


Dustsucker - Rock 'N' Roll Sniper
(2004) - hard rock rock & roll - Label : Underclass LMP



Attention! Les Dustsucker sont « back with a vengeance » et ils ne sont pas contents. Ça va sucer la poussière dans les chaumières! Tout le monde est prévenu au moins, il n’y a pas mécompréhension sur la marchandise. Car oui, avec un groupe qui s’appelle Dustsucker et un album qui se prénomme très sobrement Rock ’n’ Roll Sniper, ce n’est pas à de la techno à laquelle nous allons avoir droit, mais du putain de rock bien couillu. Voilà c’est dit c’est posé. Vous aurez aussi vivement compris que si le rock n’est pas un tant soit peu votre tasse de thé, il vous faudra passer votre chemin ou vous taire.

Dustsucker donc… Et bien le moins qu’on puisse c’est qu’avec un nom et titre d’album pareils, on les attend au tournant. S'ils veulent être à la hauteur de leurs prétentions, il va falloir le prouver en monnaie sonnante et… sonnante (on parle musique là). Pas de problème dès la première chanson on sait qu’on va nager en plein rock ’n’ roll bien virulent. D’ailleurs, c’est la chanson-titre qui ouvre les hostilités avec un refrain « Rock ’n’ roll … and the snipeeer! » qui peut s’apparenter au single catchy du l’album. On se gardera de cette considération puisqu’elle est quand même bien éloignée de l’esprit du disque. Non là c’est voix de crooner bien cassée et riffs incisifs tout en ne négligeant jamais la mélodie accrocheuse. Dustsucker a écumé les pubs, sorti trois albums auparavant pour dix ans de carrière et cela se sent. Le groupe est à son aise dans ses charentaises (estampillées caterpillar pour l’occasion) et le prouve sans coup férir sur les douze chansons de l’album.

D’un autre côté, si c’est du bon vieux rock auquel nous avons droit, un poil plus mugissant que ce à quoi étaient habitués nos aînés des années 60-70 tout de même, ce n’est pas non plus à la révolution du rock à laquelle nous assistons. Le groupe connaît bien ses classiques et applique la recette à sa sauce sans en changer fondamentalement les ingrédients. C’est le principal reproche qu’on puisse lui faire. On pourra aussi lui dire que sa ballade à la gratte sèche avec la voix trop larmoyante est un peu facile, mais bon elle fait son effet et se permet une petite montée en puissance sur la fin qui casserait sa patte à son canard. Tenez, je parlais des années 60-70, le riff qui ouvre "Live To Be Burnt" est une copie conforme de ce qu’on entendait à cette époque. Il sonne terriblement daté, mais dans le bon sens du terme. Retrouver le groove de l’ancien temps ne fait pas de mal de temps en temps.


Vous l’aurez compris au travers de ces paragraphes, il n’y a pas lieu de s’appesantir sur cet album. C’est du rock couillu efficace qui ravira sûrement ceux qui se rincent les oreilles à coup d’huile de vidange de Harley. Ca ne changera pas la face du monde, mais c’est frais, droit au but, efficace et fortement sympathique.


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