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CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Matteo Infante
(chant)

-Marco Poderi
(guitare)

-Raffaele Mariotti
(basse)

-Giovanni Bedetti
(claviers)

-Simone Del Pivo
(batterie)

TRACKLIST

1)In The Hands Of A Siren
2)Between Two Parallels
3)Remembrances
4)Density
5)Going To Nowhere
6)One Thousand Nothing
7)Connecting
8)The Big Show

DISCOGRAPHIE

Shape (2005)

Dynamic Lights - Shape
(2005) - metal prog - Label : DVS



Ce groupe macaroni - prise de tête (c'est à dire de rock progressif italien) sort son premier album et fait déjà un peu partout une belle impression. Le point fort de Dynamic Lights, c'est un authentique keyboard-hero, qui fait du piano un élément essentiel de la musique, tant dans les parties soft que dans les plans plus énervés, ayant le chic pour lâcher à l'impromptu de splendides notes pleines de feeling. Pas un keyboard-hero au sens de Jordan Rudess donc, et d'ailleurs Dynamic Lights n'a que peu de points communs avec Dream Theater. Les morceaux sont majoritairement longs, déstructurés, mais très riches mélodiquement, et dévoilent une approche musicale plutôt proche de celle de Pain Of Salvation.

Le côté atmosphérique est toutefois accentué chez Dynamic Lights. Dès le premier titre "In The Hands Of A Siren" nous avons donc droit à l'apparition d'une voix féminine, venue prêter main forte à un Matteo Infante pourtant déjà fort pertinent dans ce registre plutôt calme. Les plans, nombreux, qui se succèdent au sein des chansons, ne sont pas tous nécessairement ulta-techniques, mais suivent un fil rouge canalisateur empreint d'une espèce de tristesse ambiante, assez agréable. De la complexité donc, mais du feeling à la pelle: les onze minutes de "One Thousand Nothing" sont d'une intensité extrême, grâce notamment à Giovanni « doigts de fée » Bedetti derrière ses touches; même si tout le monde à l'occasion d'y briller. "Remembrances", plus heavy, fait claquer la basse de Raffaele Mariotti, et possède des mélodies un poil plus identifiables, aux côtés d'une partie instrumentale décalée. De bien beaux efforts.

Instrumentalement, Dynamic Lights fait fort. L'introduction de "Between Two Parallels" est assez monumentale dans son genre, avec cette batterie rapide mais fine, si fine, et ce piano toujours envoûtant. De même, le final de "Going To Nowhere", complètement allumé, qui conclut une pièce assez étonnante, partant dans tous les sens. Belle prestation que celle de Matteo Infante, de parvenir à apposer sur ces canevas décousus de bonnes lignes vocales. Pour cela, il n'hésite pas à s'engager dans différentes tonalités, allant du chuchotement à l'envolée hargneuse, rappellant bizarrement Chris Cornell - mais surtout Daniel Gildenlow; bien sûr. Le niveau des musiciens, de toute évidence, est harmonieusement équilibré. Et les chansons sont bonnes: chose assez rare pour être soulignée.

Ajoutez à cela une production très correcte, et vous obtenez un produit fort recommandable pour tous les amateurs de rock et de metal progressif. Fans de Pain Of Salvation, Fates Warning ou Wolverine, penchez-vous sur ces nouveaux venus. Les autres peuvent essayer aussi, avec au moins l'assurance de trouver un gros morceau aux claviers. L'interlude "Density", aussi technique que créatif et mélodique, est une petite perle, parfaite pour introduire l'éclectique "Going To Nowhere". De toute évidence, Shape devra passer une bonne demi-douzaine de fois dans votre platine pour dévoiler toute sa subtilité. Mais l'envie ne vous en fera certainement pas défaut; signe des grandes réalisations en matière de progressif. A essayer.




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