Pin-Up Went Down

Entretien avec Asphodel (chant) - le 17 mars 2008

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Cosmic Camel Clash

Une interview de




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Asphodel est une star. Pas (encore ?) une star médiatique, mais une star tout de même. Après l'interview de la première moitié de Pin-Up Went Down alias Alexis Damien (interview ici), votre serviteur s'apprêtait à une interview normale avec la vocaliste du groupe... et ça a fini par une authentique conversation avec une personne fascinante. Profonde, fofolle, sérieuse, marrante et toujours profondément vraie voire à fleur de peau, Asphodel fait partie de ces musiciens qui se dévoilent d'une telle manière qu'on finit par avoir envie de les connaître. À défaut, espérons qu'elle vous donnera l'envie d'acheter la tuerie qu'est 2 Unlimited (chronique ici)...

Cosmic Camel Clash : Tu commences à être connue en tant que chanteuse de Pin-Up Went Down, mais je sais que tu officies également dans Penumbra et que tu as eu d'autres groupes par le passé... quel est ton parcours ?

Asphodel : Penumbra existe depuis 1996, moi je les ai découverts en 2000-2001 quand ils ont commencé à être un peu plus connus en France. Ils m'ont recrutée il y a deux ans à peu près : chanteuse qui s'en va, qui revient, qui va bien, qui va point... et au final ils cherchaient quelqu'un qui soit capable de faire du chant lyrique comme du chant pop. À l'époque j'étais dans Nowonmai, je ne sais pas si tu as ouï ne serait-ce qu'un millième de seconde d'une démo que nous avions sortie, c'était avec le bassiste de Furia, Guillaume...

Cosmic Camel Clash : Non.

Asphodel : Bon. Bien ! Bon ben je vais raccrocher (rires)...

Cosmic Camel Clash : Non mais reviens en fait... ah mais si ! Nowonmai, bien sûr ! Comment ai-je pu oublier ? J'en écoutais encore hier et...

Asphodel : Ah ben tu vois (rires).

Cosmic Camel Clash : Mais oui évidemment, c'était avec Guillaume le bassiste de Furia, d'ailleurs !

Asphodel : Voilà, c'était la grande époque. Il est décédé depuis...

Cosmic Camel Clash : Ah... ben merde.

Asphodel : Non non, c'est pas vrai. (rires)

Cosmic Camel Clash : Ahem. Euh... je le savais en fait.

Asphodel : En fait il a arrêté la musique du jour au lendemain, parce que j'en sais rien. Nowonmai s'est arrêté mais bon, je suis toujours pas au courant du split... Je ne sais pas, il a décidé du jour au lendemain d'arrêter la musique et il n'a prévenu personne.

Cosmic Camel Clash : Il a eu une épiphanie ou bien ?

Asphodel : Je ne sais pas, non... je crois qu'il est tombé très amoureux et... non, en fait il a eu de nouvelles responsabilités dans son boulot, je l'ai appris entre-temps. Il a tout vendu mais il n'a pas prévenu tout le monde, notamment moi (voix éplorée), je l'ai attendu... longtemps... sur le bord de la falaise... mais il n'est jamais venu... (reprend une voix normale) Mais tant pis, c'est pas grave, et à l'époque j'avais ce groupe-là... je commençais déjà à faire quelques expérimentations vocales. Avant ça j'avais un autre groupe qui s'appelait Forbidden Grace, un petit truc local où on faisait des petits concerts dans des bars, et c'était bien sympa. C'était du heavy traditionnel avec un peu de progressif et un petit côté rock. Nous ne faisions rien d'exceptionnel et nous le savions, mais nous nous faisions plaisir. J'ai fait mes armes là-dedans puis le groupe a splitté... J'ai prêté ma voix à un projet qui s'appelait Lands Of Past il y a trois ans, à l'époque je chantais un petit peu comme je pouvais (rires) donc c'était pas sensationnel. Puis Alexis (Damien) m'a recrutée l'année dernière : j'avais fait des voix pour l'album de Wormfood mais vite fait, des petits trucs comme ça...
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Cosmic Camel Clash : Comment t'étais-tu retrouvée sur l'album de Wormfood ?

Asphodel : Parce que j'avais bossé pour Carnival In Coal à une époque, j'avais chanté sur une reprise de Carnival il y a un moment, "Living in a Plastic Age". J'avais fait des « wawah », des chœurs... et comme tout le monde se connaissait un petit peu entre Carnival et Wormfood, ils m'ont demandé s'il y avait moyen que je chante sur une de leurs compos et j'ai dit pourquoi pas. Donc ce coup-là j'ai encore fait des « ahaaaa ». Et ce qui me vexait, c'est que les trois-quarts du temps les groupes qui me demandaient de faire des trucs pour eux avaient entendu que je faisais des « ahaaaa » et des « ohooooo » et me prenaient pour cet emploi-là. Ils ne savaient pas que je pouvais faire autre chose. Avec Penumbra j'avais passé un cap supérieur car je faisais de la pop et du lyrique, mais le problème c'est que je ne suis pas chanteuse lyrique à la base. J'ai pris huit cours de chant classique dans ma vie, on ne forme pas une voix lyrique en huit heures de cours sur quatre mois. Donc j'ai eu une grosse frayeur : ne pas être au niveau.

Cosmic Camel Clash : Donc tu t'es démerdée comment ?

Asphodel : Je me suis démerdée comme j'ai pu : j'ai appris les morceaux et ils m'ont dit que mon niveau allait bien avec ce qu'ils faisaient. Apparamment ça passe donc voilà, tant mieux. Mais c'est vrai que je ne veux pas être cantonnée à faire que du lyrique, ou que de la pop, j'ai un peu de mal. Ce qu'il y a eu de bien avec Pin-Up c'est qu'au départ Alexis m'avait proposé "Intrusion" en me disant qu'il y aurait du chant à poser par-ci par-là. J'ai dit d'accord, mais je me suis dit qu'il allait me demander des « ahaaaa » et des « ohooooo » et finalement je me suis dit que je ne voulais pas de ça. J'en avais marre que les gens aient cette impression, « Aspho c'est la chanteuse gothique qui fait des wouinwouins »... non, je ne suis pas une chanteuse gothique et je ne fais pas des wouinwouins. Je voulais prouver que j'étais aussi capable de faire autre chose que ça, de m'éclater un peu plus. Et quand Alexis m'a filé "Intrusion" je pense qu'il s'attendait à ce que je fasse ce genre de chant-là et moi ça m'a inspiré carrément autre chose : moi ça me faisait penser à un monde entre l'enfance et... quelque chose de très Burton, et limite jeu vidéo. Il y avait une espèce d'intimisme infantile donc je suis partie sur l'idée d'un enfant tout seul quelque part, et le côté Burtonien demandait de faire ressortir une situation un peu plus originale que quelqu'un qui a peur du noir. Donc ça s'est fini en histoire un peu bizarre : la petite fille est sur un lit, il y a des fantômes sous son lit qui sont en train de lui préparer un sale coup... et elle se dit qu'elle va les laisser faire. La chute de l'histoire c'est que la petite fille est morte, que c'est un petit fantôme aussi, donc de toutes façons les monstres ne peuvent pas lui faire peur... mais les petits monstres ne le savent pas.

Cosmic Camel Clash : Il y a cohabitation du naïf et du malsain...

Asphodel : Oui ! Parce que je n'ai pas envie de faire que l'un ou que l'autre, que ce soit au niveau des textes ou de la voix. J'ai le cul entre mille chaises en fait, et le souci c'est que je n'arriverai jamais à me concentrer exclusivement sur l'un ou sur l'autre car je ne suis pas que ça.

Cosmic Camel Clash : ... d'où le fait que tu te sois épanouie dans un projet qui reflète – on va se la péter un petit peu tiens – tes multitudes ?

Asphodel : (rires) Ah pitié ! On a le droit de ne pas se la péter ?

PhotoCosmic Camel Clash : D'accord, on fait ça (Asphodel rit). Donc en gros t'avais besoin d'un truc où tu pourrais chanter de plein de manières différentes.

Asphodel : Oui, complètement. J'avais besoin de ça car je ne voulais pas me cantonner, et en même temps les gens qui ont uniquement un trait de personnalité ça n'existe pas, je pense que tu seras d'accord avec moi (j'acquiesce). À tous moments de la journée tu peux changer d'avis sur des détails, tu peux avoir différentes attitudes sauf qu'il y a des gens qui restent constants tout en ayant différentes personnalités, et il y a des gens qui changent tout le temps... je fais partie de ces gens-là. C'est à dire qu'émotionnellement je peux passer de l'extase à une demi-heure plus tard être triste comme les pierres parce qu'il s'est passé quelque chose entre temps. Je suis une éponge à émotions, je les vis... (soupire) si tu veux, je n'arrive pas à ne pas m'attarder sur ce qui se passe, sur les choses qui m'arrivent. Je suis toujours en alerte, c'est très instinctif, j'ai un côté très animal dans l'appréhension des émotions.


Cosmic Camel Clash : Je comprends mieux... car au départ je m'étais demandé comment tu avais pu faire pour te fondre aussi bien dans l'univers personnel d'Alexis, t'approprier un truc aussi chtarbé et bipolaire. En fait ça n'a pas été difficile, si ?

Asphodel : Ça a carrément été facile. J'ai même parfois l'impression qu'Alexis a dû se plier à mon côté multifacettes dans le sens où 75% de l'album qui était composé au départ est resté dans le résultat, mais il y a 25% qui a été obligé de bouger, ou de s'adapter différemment. Prends le chant gospel de "Pussy Worship", tout au début ce passage-là n'y était pas. Et je me suis dit que si on gardait la chanson telle quelle il allait manquer quelque chose, et il m'a dit qu'on pouvait faire un break... et il m'a demandé ce qu'on pouvait mettre dans ce break. Nous étions sur msn et je lui ai dit « laisse-moi cinq minutes, je reviens », j'ai enregistré un truc vite fait qui était ce passage gospel, je lui ai envoyé avec le texte qui a été écrit à l'arrache, je crois que c'était de l'impro.. et il m'a dit qu'on gardait. Ensuite je l'ai refait en studio mais c'est parti comme ça. Il y a des passages de chansons où je n'étais pas d'accord sur la linéarité, ou au contraire parce qu'Alexis avait tendance à être un peu plus fou que la chanson originale, mais il ne fallait pas que ça fasse du puzzle. Nous nous sommes beaucoup soutenus : il ne fallait pas non plus que ça soit un concours de bruit. Faire de l'expérimental pour faire de l'expérimental il y en a qui le font très bien, et d'ailleurs je ne comprends même pas comment il y a des gens qui peuvent écouter ça, mais juste dire « oui alors... vous comprenez.. je ne voulais pas suivre la société de consommation... limites de l'esprit humain », machin, nous ne voulions pas le faire. Le côté bipolaire comme tu dis, un peu borderline... le souci avec la bipolarité c'est qu'il y a une grosse volonté d'autodestruction derrière. Un borderline ou un bipolaire porte un bagage émotionnel qui tend à la destruction alors que le projet de Pin-Up, ce côté fou-fou, va plus dans l'analyse et la recherche culturelle. Dans les troubles bipolaires et borderline (que je connais très bien) il n'y a pas de recherche pour l'enrichissement, il y a justement une espèce de perdition avec auto-destruction à la clé, par besoin de reconnaissance. Nous n'avons pas forcément envie d'être reconnus, nous avions juste vraiment envie de faire quelque chose qui nous ressemblait. Et s'il n'y avait pas eu tout ce côté « Aspho, elle chante dans Penumbra, elle fait des miauli-miaula... »

Cosmic Camel Clash : «... elle porte des robes noires sur scène...»

Asphodel : Voilà ! J'en porte, mais voilà, je n'ai pas que ça. Je ne suis pas uniquement poisson pané et frites. Il y a aussi plein de choses, je ne dis pas forcément que ce sont des choses bien, mais il y a plein de couleurs qu'on peut assembler d'une façon intelligente. Et j'essaye aussi de rendre ça... ce n'est peut-être pas forcément toujours facile, ce n'est peut-être pas forcément toujours bien fait, mais j'essaie de le faire parce que je le ressens comme ça. Parce que j'ai une vision très cinématographique de la voix : chaque personnage que je vais essayer de chanter... je ne sais pas si tu as vu les textes ?
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Cosmic Camel Clash : Non, ils n'étaient pas dans le promo que j'ai reçu.

Asphodel : Voilà... et ils ne seront même pas dans le cd final, il n'y avait pas assez de place donc nous avons gardé les phrases qui nous ont le plus marqués dans les textes que j'ai écrits. Il faut venir sur notre forum pour lire les paroles... il y a énormément de situations et de personnages. Il y en a où c'est moi qui parle de mon vécu, mais comme il y a des phénomènes qui me fascinent et que je n'avais pas forcément envie de donner mon avis sur les choses, j'ai préféré camper des personnages et planter des décors. Après la personne qui écoute se fait sa propre idée sur le sujet mais au moins elle a des bases textuelles. Il y a donc le côté cinématographique des personnages : je n'arrive pas à chanter dix caractères différents de la même façon. Dès que j'ai une image dans la tête je me sens obligée d'incarner ce personnage-là, et la voix sort toute seule. Je ne me dis pas « je vais faire une voix comme ça ou comme-ci »... bon sauf à des moments où par exemple je vais choisir un chant typiquement rock et que je sais que ça va fonctionner, que je sais que c'est le chant idéal pour ce genre de plan. Mais parfois c'est vraiment le personnage que je vais incarner qui fait que la voix est ce qu'elle est.

Cosmic Camel Clash : À ce sujet, quelle est la part que tu accordes à des voix existantes de chanteuses ? Il y a au moins deux passages sur l'album où j'ai l'impression que tu fais de l'imitation et je voulais savoir si c'était le cas.

Asphodel : Tu as parlé de Beth Gibbons de Portishead... je vais être honnête : j'écoute très très très peu de Portishead. Je connais les morceaux genre "Glory Box" et compagnie parce qu'ils ont été radiodiffusés et télédiffusés, qu'on en a beaucoup parlé. Je trouve sa voix absolument sublime... j'ai vu il y a je ne sais pas combien d'années un bout de live, ils en ont sorti un non ?

Cosmic Camel Clash : Oui, Roseland NYC, il est fantastique.

Asphodel : C'est peut-être bien ça. J'en ai vu un bout et j'avais trouvé ça fabuleux, mais par contre la ressemblance est totalement fortuite. Et l'autre référence c'est Björk (ndCCC : sur "Serie Z I")... par contre là c'est complètement volontaire, c'est un hommage complet. Je n'écoute pas beaucoup de Björk : sur toute sa discographie je suis touchée par certains morceaux mais pas du tout par certains styles, comme le côté trop electro auquel j'ai du mal à accrocher. Par contre j'adore Vespertine et la BO de Dancer in the Dark. Il y a ce côté un peu vieux ciné... tu voix comment tout se recoupe ? Fabuleux, MacLesggy ! Du coup j'ai voulu rendre un petit hommage à ma petite échelle, car à mon avis elle ne l'entendra jamais. Le seul souci c'est que je n'ai pu lui rendre hommage que sur une vingtaine de secondes : au début je voulais coller un petit peu plus longtemps à ce côté Björk, mais à partir du moment où je suis partie dans ce faux lyrique un peu tremblotant j'ai complètement oublié l'influence. J'ai enregistré cette chanson dans des conditions très très bizarres : cette chanson est une parodie des films de série Z, je parle de gore mais c'est poussé au ridicule. Les images que j'utilise sont poussées au ridicule car c'est genre du vomi dans du caca dans du boyau, tu vois ? Et le personnage est une fille dont l'oeil est dans une gamelle à l'autre bout de la salle, éventrée par terre... les paroles de la chanson, ce sont les derniers mots qu'elle dit avant de mourir. Le problème c'est qu'elle décrit les choses d'une façon très tarée, et j'ai demandé à Alexis d'éteindre la lumière pour enregistrer ce passage-là car j'allais faire des genres de grimaces et de gestes, et je ne voulais pas qu'il voie ça et qu'il se foute de moi. En plus ça m'a fait rentrer dans l'ambiance... donc au début je voulais faire mon petit hommage à Björk, mais ensuite comme je connaissais mon texte je suis partie complètement ailleurs. J'ai tout lâché, et quand on a rallumé les lumières j'ai eu l'impression que... comme si tu venais de naître, tu sais ? C'est vrai que l'influence Björk j'ai dû la lâcher au bout de vingt secondes car le naturel a repris le dessus, et le trip que j'étais en train de me taper toute seule avec mon casque sur les oreilles était trop présent pour ça.

PhotoCosmic Camel Clash : Sachant que tu n'avais jamais eu l'occasion de déployer toute cette palette vocale, t'es-tu rendue compte avec Pin-Up que tu pouvais faire toutes ces choses avec ta voix, ou bien t'en savais-tu déjà capable ?

Asphodel : (réfléchit) Je dirais moitié-moitié. Il y a des voix que j'ai faites spontanément, sans me rendre compte que j'étais capable de les faire, en composant les chansons : j'étais chez moi, je faisais mes « youyou » et mes « yaya », les idées de texte se posaient spontanément... Mais sinon le chant guttural par exemple est venu bien après. Pour "Yo-Yo Yes Then No" j'ai fait les voix du dénut à la fin et donc le guttural aussi, mais je n'en avais jamais fait avant... juste une fois en répète avec Penumbra pour rire parce que le chanteur était absent. Je l'ai imité, mais c'était vraiment pour rire.


Cosmic Camel Clash : C'est toi qui fais le growl sur la chanson ?

Asphodel : Oui, je fais le chant aspiré grindcore sur le refrain, et le chant guttural... c'était la première fois. Lors de la composition j'ai découvert des voix alors que je me croyais capable de faire un petit peu de lyrique, un petit peu de pop et une voix un peu plus grave dans la tonalité Nowanmai. Il y a aussi des voix que je savais faire parce que je faisais l'andouille à la maison et je me suis dit « allez, c'est bon, c'est pas parce que tu les fais dans ta salle de bain que tu ne peux pas prendre tes couilles à deux mains et les faire sur un album », donc je les ai faites à ce moment-là. Et il y a le growl que j'ai découvert en dernier.

Cosmic Camel Clash : Bon et bien nous avons plus de trente minutes d'interview, je vais passer ma vie à transcrire ça donc merci beaucoup...

Asphodel : Ah oui, désolée, je parle beaucoup. Mais il y aura beaucoup à enlever... ah par contre juste un petit truc à rajouter ! Tu as parlé du sample de Faith No More sur "Nearly Dead Bat Make-Up" mais en fait ce n'est pas le sample qui a été repris. Nous l'avons complètement refait mais il n'a pas été refait pour dire « on adore Faith No More », il a été refait parce que Manson a pique le côté pom-pom girls qui crient à Faith No More, et c'était pour dire que même si certains disent que Manson innove dans tout il a aussi piqué des trucs à des autres gens, notamment ça. D'où le « be mobscene, be, be agressive ».


Crédits photos : www.myspace.com/pinupwentdown


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