Evergreen Terrace

Entretien avec Joshua James (guitare) - le 09 octobre 2008

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Cosmic Camel Clash

Une interview de




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Après un concert chaotique pour le moins (live-report ici), les Evergreen Terrace descendent de scène pendant que les techniciens procèdent au changement de plateau avant que Walls of Jericho ne monte sur scène. C'est à ce moment-là que je bondis de l'ombre, faisant appel à mes techniques de chroniqueur ninja les plus secrètes, et que je kidnappe le guitariste Joshua James pour l'interviewer sauvagement dans un coin reculé de la pièce. Le pauvre n'a rien vu venir.


Cosmic Camel Clash : Le concert de ce soir était-il un concert habituel pour Evergreen Terrace ? De mon point de vue il avait l'air un peu spécial...

Joshua James : Oh, c'était un peu plus sucré que d'habiude. Je ne pense pas que le public était tellement dedans, mais nous nous sommes bien amusés tout de même. C'est notre deuxième date seulement à Paris donc c'est toujours un territoire à explorer pour nous, même si le groupe existe depuis dix ans. Nous n'avons jamais vraiment débarqué pour jouer plusieurs shows d'affilée. Mais le concert était cool, les kids sont venus et c'est génial d'être là.

Cosmic Camel Clash : Est-ce que votre chanteur se fait traîner hors de scène par le public tous les soirs ?

Joshua James : Oh, ça dépend de son degré d'alcool dans le sang.

Cosmic Camel Clash : Sur Sincerity Is An Easy Disguise In This Business, on trouvait de la violence et de la mélodie dans chaque titre... alors que sur Wolfbiker, les chansons sont plus typées dans une approche ou l'autre. C'est voulu ?

Joshua James : Je ne pense pas que c'était intentionnel, c'est juste arrivé comme ça. Quand nous écrivons un nouveau disque nous ne nous disons jamais « Okay ! Cette chanson sera uniquement mélodique, et celle-là sera seulement brutale. » Nous nous mettons à écrire et ensuite ça va où la chanson nous mène. C'est comme ça que nous avons toujours fait, mais Wolfbiker était notre premier album avec notre nouveau batteur Kyle (Mims) et je pense qu'une bonne partie de l'écriture sur Wolfbiker a été influencée par cette situation. Il avait de nouvelles idées, des idées différentes à apporter au groupe et c'est peut-être une des raisons qui expliquent cette impression de séparation. Mais en même temps il y a toujours de tout : la chanson numéro 4 "Jimmy can't quite riff..." est mélodique de toute évidence, mais il y a quand même ce gros breakdown brutal au milieu. Nous sommes en train d'écrire le nouvel album en ce moment et certaines chansons sont très mélodiques, d'autres sont uniquement brutales, et enfin d'autres sont un mélange. C'est vraiment la chanson qui décide.
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Cosmic Camel Clash : Quand vous écrivez, est-ce que certains membres apportent les aspect mélodiques alors que d'autres apportent les trucs plus violents, ou est-ce que tout le monde est un peu schizo ?

Joshua James : Craig (Chaney), l'autre guitariste, est plus du côté mélodique car c'est lui qui se charge du chant clair. Il a de meilleures idées que nous dans ce style, alors que la plupart du temps Kyle et moi écrivons des riffs vraiment brutaux : un guitariste et un batteur qui écrivent ensemble, ça donne du violent ! Mais tout le monde... Craig apporte aussi des riffs brutaux, j'apporte aussi des idées mélodiques... tout le monde est plus moins impliqué de la même façon au niveau des idées, et ensuite nous virons les plus merdiques.

PhotoCosmic Camel Clash : Votre dernier album s'appelle Wolfbiker. Non mais c'est quoi ce titre ?

Joshua James : Ca parle des êtres les plus badass de la terre, à savoir une meute de loups conduisant des motos. Un peu comme les Hell's Angels, mais avec des loups barbus au lieu des mecs barbus.

Cosmic Camel Clash : As-tu eu un quelconque retour sur votre statut en Europe ? Sais-tu si vous avez du succès chez nous ?

Joshua James : Comme je l'ai dit ce n'est que notre deuxième venue à Paris, et notre quatrième venue en Europe. Et je pense que ça se passe super bien : nous avons eu une super réponse du public pour beaucoup de concerts, nous nous sommes beaucoup amusés... C'est vraiment cool de venir jouer dans un endroit comme ici : la plupart des gens ne parlent pas anglais, nous ne parlons pas français donc c'est fun d'essayer de créer un lien via la musique.


Cosmic Camel Clash : Comment ce Hell on Earth Tour s'est-il organisé ? Est-ce qu'un groupe à l'affiche a invité les autres à jouer, ou est-ce que ça a été organisé en amont ?

Joshua James : C'est l'agence de booking M.A.D qui a organisé le truc. Ils travaillent avec tous les groupes qui composent la tournée donc ils nous ont invités à venir jouer ensemble plutôt que de tourner séparément. Et c'est super, tous les groupes sont enthousiastes... nous sommes des fans de Walls Of Jericho depuis des années donc nous sommes tout excités de faire une tournée européenne avec eux.

Cosmic Camel Clash : Personnellement, préfères-tu jouer dans ce genre de mini-festival, ouvrir pour un groupe ou bien jouer en tête d'affiche ?

Joshua James : Personellement j'aime jouer en position centrale pendant 30 minutes. Ca ne change rien qu'il y ait beaucoup ou peu de groupes à l'affiche du moment que nous ne jouons ni en premier ni en dernier. Je préfère jouer au milieu car tout le monde est bien remonté, tout le monde est à fond dedans.... et trente minutes c'est juste assez pour que nous ne nous écroulions pas frappés d'une crise cardiaque.

Cosmic Camel Clash : Votre dernier passage était en première partie d'Hatebreed. Si tu pouvais choisir un groupe de rêve pour lequel ouvrir, ce serait lequel ?

Joshua James : N'importe lequel ? Dans ce cas je vais dire Slipknot. Car leurs concerts sont carrément fantastiques et ce serait génial pour nous d'en faire partie. Sinon, NOFX.
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Cosmic Camel Clash : Quand j'ai chroniqué Sincerity... j'ai écrit que même si j'adhérais personnellement à votre formule les métalleux risquaient de trouver votre musique trop soft, alors que les fans de pop-punk risquaient de la trouver trop brutale. Est-ce une critique qui revient souvent ?

Joshua James : Oui, on nous dit que c'est un problème, mais... bon, nous ne faisons pas de la musique pour rendre un certain nombre de gens heureux. Nous faisons la musique qui nous plaît. S'il s'avère que quelqu'un adhère c'est génial, et si quelqu'un n'adhère pas car c'est trop soft ou trop brutal c'est leur problème.

Cosmic Camel Clash : Tu veux ajouter quelque chose ou bien on s'arrête là ?

Joshua James : Aujourd'hui nous avons passé deux heures et demie à tenter d'atteindre le Louvre et nous ne l'avons jamais trouvé, donc nous reviendrons forcément à Paris... même si c'est seulement pour aller au Louvre !




Crédits photo : www.myspace.com/evergreenterrace


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