Phazm

Entretien avec le groupe au complet - le 09 octobre 2008

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Dexxie

Une interview de




Phazm_20081009

C'est avant leur concert au Molodoï à Strasbourg que les sympathiques membres du groupe Phazm acceptent de répondre aux questions de votre serviteur. Le dialogue se fait dans la bonne humeur, dans des canapés en skaï et derrière une bière. Rappelons que la formation vient de sortir son troisième album, Cornerstone of the Macabre (chronique ici).


Dexxie : Voilà, bonjour messieurs !

Phazm : Salut !

Dexxie : Alors...

Pierrick : Tu vas faire une retranscription pour le site web ou alors le fichier audio sera disponible ?

Dexxie : Je vais le retranscrire, mais si vous voulez le fichier audio, je vous l'envoie, il n'y a aucun problème...

Pierrick : Non, je voulais juste savoir s'il faut qu'on s'applique. (rires)

Dexxie : Héhé ! Bon. Alors, vous êtes plutôt choucroute ou spaghettis ?

Gorgor : (rires) Moi je suis plus spaghettis, mais j'adore la choucroute.

(Pierrick l'interrompt en lâchant un gaz)

Max : La choucroute aux spaghettis, c'est pas mal.

Gorgor : Justement, on sent le chou là...

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Dexxie : The Old Dead Tree aussi sont mitigés à ce sujet, si cela vous intéresse. Bref, vous tournez bien, mais il y a quand même encore un certain nombre de personnes qui ne vous connaissent pas, il va donc falloir passer par la question un peu ennuyeuse, si vous pouviez nous faire une petite retrospective du groupe, les différents changements de line-up, les grandes étapes... ?

Pierrick : Ok. Le groupe a été formé en 2003, à l'époque il y avait Dirk Verbeuren à la batterie, qui jouait aussi dans Soilwork et dans Scarve. Il y avait aussi Pat de Scarve à la guitare. À l'époque j'étais moi-même dans Scarve, et il y avait Max. Nous étions un peu perçus comme un side-project, ce qui n'était pas le cas, nous étions un groupe à part entière. Ça l'est d'ailleurs toujours. C'est notre groupe principal. Nous avons sorti un premier album du nom de Hate At First Seed, qui a été enregistré au Danemark chez Jacob Hansen et qui est sorti chez Osmose. Ensuite, nous sommes partis en tournée avec Impaled Nazarene et Yyrkoon, nous avons joué un peu partout en Europe. Ensuite, nous nous sommes séparés de Dirk... (il réfléchit un instant) je ne sais plus pourquoi. Je ne me souviens pas, il devait y avoir un prémice de sa connerie dans l'air.

Max : Nous avons pris Cédric pour remplacer Dirk, officiellement parce qu'il n'était pas là en concert, au début. Mais en fait, nous avons décidé que nous ne voulions pas un batteur de studio, un batteur de live, un machin, etc.

Pierrick : Ah oui, c'est ça, voilà.

Max : Donc nous avons dit à Cédric, voilà, c'est toi le mec officiel.

Pierrick : Cédric joue dans Solekahn.

Gorgor : Et puis Dirk était pris dans beaucoup de projets, il n'allait forcément pas pouvoir se consacrer correctement à Phazm.

Pierrick : Oui, il y avait un peu ça aussi, il jouait dans Yyrkoon, dans Aborted, dans Scarve, etc. : nous en avions un peu ras-le-cul d'avoir le batteur de tout le monde...

Dexxie : J'allais y venir, justement, pourquoi avoir choisi Cédric Lickel pour le remplacer ? Pourquoi cette personne précisément ?

Max : Nous cherchions un Alsacien !

Pierrick : Héhé non, c'est le meilleur batteur que nous avons trouvé à ce moment-là, il joue très bien. Nous avons enregistré avec lui Antebellum Death 'n Roll au Midnight Studio.

Max : Après ça, Patrick Martin a quitté le groupe. Nous sommes ensuite partis en tournée...

Pierrick : Nous sommes partis en tournée, avec ce line-up, à trois, avec Decapitated et Hate.

(la bande se concerte rapidement dans la peur de sombrer dans les détails inutiles)

Pierrick : Et puis voilà, nous avons changé de batteur, c'est Gorgor à présent, qui a joué dans Agressor, Belief, Imperial Sodomy, Devilium, et qui joue dans Addicted, et nous avons un second guitariste en la personne de Joss. Et nous avons sorti un troisième album, voilà.

PhotoDexxie : D'où vient le nom du groupe ?

Pierrick : C'est un insecte, le phasme, qui se déplace très lentement, comme ça. (il mime l'insecte)

Gorgor : C'est un genre de mante religieuse.

Pierrick : C'était connu avant comme étant un truc démoniaque, une apparition, un spectre, on appelait ça le bâton du diable. Ça ne vit que la nuit, et c'est par rapport à la transparence par rapport à la nature.

Gorgor : Il a une grande capacité de camouflage.

Pierrick : Il y a des « spikes » et tout, c'est cool.

Dexxie : Votre premier album (ndlr : Hate At First Seed) parle d'arbres qui tuent des humains, il y a aussi un artwork qui va dans cette direction. De quoi ça parle, est-ce un symbole ?

Pierrick : C'est un trip qui m'est venu, comme ça, par rapport au Seigneur des Anneaux. Nous n'avons rien à voir avec l'Heroic Fantasy, mais j'avais bien trippé sur les elfes. Oui, c'était un symbole par rapport à l'humanité, on est un peu la gangrène de la planète. C'est donc une façon d'exprimer la vengeance de la nature, un peu comme quand tu laisses une maison à l'abandon, qu'elle est recouverte partout de verdure, de lichen, de mousse...


Dexxie : Et comment ont été faits les bruitages sur cet album ? J'ai cru reconnaître du Carmageddon au début d'un morceau, mais je me trompe peut-être ?

Pierrick : Oui, tu te trompes. Nous avons fait tous les bruitages nous-mêmes avec un mini-disc, à la recherche de sons...

Dexxie : Comment vous décririez les différents albums, le processus de composition, l'enregistrement... lequel a été le plus agréable à réaliser ?

Pierrick : Définitivement, le dernier. Jacob Hansen, pour le premier album, n'a rien compris à ce que nous voulions faire. Il nous a fait un son, c'est tout, il ne nous a pas produits, en fait. Hubert Letombe au Midnight Studio pour le deuxième album a en revanche compris, à partir du moment où j'ai enregistré le chant, où nous voulions en venir. Vu les conditions, ça c'était bien passé quand même, le studio était pourrave. Le dernier, Cornerstone of the Macabre, a été composé pareil, et enregistré chez Francis Caste, qui avait compris directement où nous voulions en venir, nous avions fait de belles maquettes dans le sud chez Gorgor. Les compos sont différentes, plus glauques et metal, plus sombres.

Gorgor : C'est moins « second degré » en fait. Même au niveau textuel. On est plus dans le vrai, il y a moins d'humour noir.

Pierrick : Il s'est passé des choses dans nos vies, en fait. Nous avons eu un retour du bâton, nous nous sommes trop amusés en rigolant face à la mort et ça nous a rattrapé, et maintenant nous sommes plus sérieux par rapport à ça.

Dexxie : Comment s'est passée la signature chez Osmose ?

Max : C'est Pierrick qui à l'époque avait aligné plusieurs milliers d'euros de sa poche pour enregistrer l'album. Ensuite, il l'a démarché auprès de plusieurs labels, et certains de ceux qui ont refusé s'en mordent aujourd'hui les doigts. C'était un investissement qui a été rentable, une prise de risque complète, en somme.

Gorgor : De toute façon, les labels veulent ça de nos jours. Ça ne sert plus à rien de te pointer avec un truc autoproduit de deux titres.

Dexxie : Parlons un peu de vos sources d'inspiration. Il y a Metallica et Motörhead, bien sûr, mais à part ça ?

Pierrick : Beaucoup de choses. C'est justement ce qui fait la force du groupe, nous avons beaucoup d'influences à droite à gauche. Ça va du death metal au rockabilly, en passant par le rock 'n roll et le rock sudiste.

Dexxie : Avez-vous des noms de groupes à citer ?

Phazm : The Outlaws, Creedence Clearwater Revival, Lynyrd Skynyrd, Blackwater, Kansas, Morbid Angel. Après, il y a aussi la scène de la Nouvelle-Orléans, Eyehategod, Crowbar, Down, et en France il y a Hangman's Chair sur qui nous avons craqué, c'est en entendant leur son que nous avons eu l'idée d'aller chez Francis Caste. Il y avait vraiment un côté organique.
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Dexxie : Quel était l'objectif de la reprise de Metallica sur votre dernier album ? Pourquoi le titre "Damage Inc", précisément ?

Pierrick : Moi, j'aime bien faire des reprises sur les disques, je trouve ça cool. Nous avions prévu d'en faire plus à la base mais nous n'avons retenu que celle-là. Principalement pour les textes, à la base, ça colle super bien au reste des textes que j'ai écrits. C'est dans le même genre de concept. Et puis c'est aussi un petit défi personnel, ce morceau est un des premiers que j'ai entendus qui speedaient autant, j'étais vraiment gamin, et le fait de l'enregistrer sur un disque, c'est me prouver à moi-même que je peux jouer comme ça, aussi vite.

Dexxie : Et à part la musique, est-ce qu'il y a d'autres choses qui vous inspirent ? Des livres, des films, des personnes, des endroits ?

Pierrick : Oui, il y a plein de trucs. Avec Gorgor, nous aimons bien Joe R. Lansdale, un écrivain texan, qui écrit des histoires qui se passent au Texas à l'époque il y avait encore le Ku Klux Klan, des trucs un peu louches, l'arrière-pays, la façon dont les noirs étaient traîtés, le vaudou... concernant les films, il y a Evil Dead, The Devil's Rejects...

Gorgor : Je suis aussi fan de l'écrivain Hubert Selby.

Pierrick : À part ça, il y a aussi les choses que nous devons subir tous les jours, la perte d'un proche, la peur de la mort, plein de choses quoi. Nous ne sommes pas du tout dépressifs ou déprimés, c'est juste que pour Phazm, c'est le côté sombre de la vie qui nous inspire.

Gorgor : Et puis en-dehors de la musique, nous aimons la fête aussi. Prendre une bonne charge entre potes...

Pierrick : Nous aimons bien la drogue... l'alcool... les putes. (rires)

PhotoDexxie : Qu'écoutez-vous en ce moment ?

Pierrick et Gorgor : Rodrigo Y Gabriela.

Pierrick : Et sinon nous écoutons de tout, même du reggae parfois.

Gorgor : Tu noteras « sauf Gorgor » sur ton truc, hein.

Pierrick : Du moment qu'il n'y a pas de machines surproduites, nous aimons. Nous ne sommes pas du tout dans le deathcore, dans le metalcore, tous ces trucs-là. Tout ce qui est organique, à l'ancienne, même du funk, des trucs comme ça. Mais on reste quand même principalement dans le metal.

Gorgor : Le dernier Mötley Crue ! Il est super-puissant. J'espère que tu lui mettras une bonne note. Non, remarque, on s'en fout, ils ont plein de pognon.


Dexxie : Quels sont les pires et meilleurs moments qu'a vécus le groupe ?

Gorgor : Dans les meilleurs, il y a aujourd'hui : la reprise des concerts !

Pierrick : Et dans les pires, la tournée avec Decapitated, nous ne nous étions pas lavés pendant une semaine et avions failli mourir plein de fois, écrasés par des camions. Dans les meilleurs moments, je me souviens d'un concert que nous avions donné en Bretagne devant 800 personnes.

Gorgor : Et il y a eu l'enregistrement du dernier album, c'était vraiment sympa. Il y a eu de bons moments.

Pierrick : Quand tu superposes les couches d'instruments, que tu regardes les autres membres du groupe, tu te dis « ouais, c'est cool ça ».

Gorgor : Après une bonne journée de prise, tu vas manger chinois, tu fais caca mou le lendemain, ça, c'est indescriptible. Quand tous les membres du groupe font caca mou le lendemain, ça soude.

Max : Un autre grand moment, les trois premiers concerts de Gorgor avec nous. C'était pendant la tournée avec God Damn et Addicted, nous n'avions jamais répété ensemble, nous nous étions rencontrés à Lyon, Gorgor avait bossé les morceaux avec le disque, Pierrick le connaissait déjà mais moi je ne l'avais jamais vu, et c'était puissant.

Gorgor : On s'est fait un arrêt au bord d'un lac près de chez moi, toute l'équipe, les trois groupes au bord du lac. Un grand moment. C'est terrible, t'es au bord d'un lac avec trois groupes et le soir tu joues.

Dexxie : Nous avons déjà parlé un peu des projets parallèles, mais si vous voulez donner plus de détails sur les groupes que vous avez à côté...

Gorgor : Pierrick et moi jouons dans Addicted, Pierrick nous a rejoints en tant que bassiste. Nous venons de sortir un premier album, et essayerons sans doute de faire des affiches communes Phazm/Addicted. C'est mon groupe, que j'avais avant de rejoindre Phazm. Les influences sont communes, déjà au niveau de l'état d'esprit, même si le style est différent. Et puis il y a les Raymonds, là, qui jouent dans Raymond Court Toujours.

Dexxie : Ah oui !

Gorgor : Tu connais ?

Dexxie : Je connais rapidement, oui !

Max : Ben il faut connaître plus lentement, alors. Et si tu mets un 14 on te noie dans ta bière. (ndlr : allusion au 14.5 que votre serviteur a attribué à Cornerstone Of The Macabre)

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Dexxie : (rires) Combien de temps consacrez-vous au groupe, si vous avez une moyenne à nous donner, en terme d'heures par semaine ou par jour, si on inclut compo, répète etc. ?

Max : C'est tout le temps. Avec nos différents projets, c'est tout le temps, on y pense tout le temps. Même nos métiers respectifs sont en rapport avec la musique. Nous ne vivons pas de notre musique mais de LA musique.

Gorgor : Tu es tout le temps connecté avec ça.

Pierrick : Vendre des instruments dans un magasin, partir en tournée avec un groupe, être technicien, enregistrer un groupe... tout est en rapport avec la musique.

Gorgor : Et puis quand on est passionné par ça, c'est toujours mieux que de décharger des colis de la Poste, quoi. C'est en relation avec un univers que tu apprécies, serait-ce pour un artiste de merde.

Dexxie : Quelle est votre perspective d'avenir, est-ce que c'est déjà planifié ?

Max : Nous allons beaucoup tourner pour promouvoir l'album.

Gorgor : En essayant de bien couvrir la France, faire en sorte d'y établir Phazm de manière plus conséquente. C'est une démarche de progression, pour avancer à tous niveaux, en terme de notoriété, de ventes, de capacité technique... nous avons quelques dates de prévues, dont le Metal Ride Festival à Nancy, avec entre autres Napalm Death, Psykup, Benighted...

Dexxie : Concernant la scène locale en général, connaissez-vous des petits groupes sympathiques, locaux, ici ou ailleurs ?

Pierrick : Oui, nous avons des contacts avec un certain nombre de groupes, comme Addicted, Yyrkoon, Hangman's Chair...

Gorgor : Sur Nancy, il y a aussi cet excellent groupe qui s'appelle A Very Sad Story, qui sont un peu crossover, qui font un peu un mélange de genres...

Pierrick : Il y a aussi Bloody Sign que nous connaissons, j'ai joué avec eux dans un autre projet qui s'appelle Tormis, c'est de la musique médiévale. Généralement, nous nous entendons bien avec tout le monde, tout se passe bien.

Dexxie : Pourquoi chanter en anglais ?

Pierrick : Parce que le français, c'est naze. Je déteste les groupes qui chantent en français, je déteste ça.

Max : Ben si, en français, on fait du Raymond !

Perrick : Ah oui, pour faire des trucs rigolos, mais dans Phazm c'est hors de question...

Gorgor : Et puis même phonétiquement, c'est... moi, je comprends. C'est une question de goûts.

Max : En faisant le choix de chanter en français, tu te limites automatiquement à vendre des albums et à faire des concerts en France, en Belgique, au Luxembourg et en gros dans un tiers de la Suisse. Il y a plusieurs endroits dans lesquels nous n'aurions pas pu aller si nous avions chanté en français, tout le Royaume-Uni, le sud de l'Europe...

Pierrick : La musique folklorique tibétaine est faite pour être chantée en tibétain. Le rock 'n roll et le metal, c'est anglo-saxon, donc on chante en anglais, voilà.

PhotoDexxie : Avez-vous des anecdotes marrantes à partager avec nous ?

Max : Sur la tournée avec Decapitated il y en a une sacrée liste, donc on ne va pas s'attarder là-dessus...

Pierrick : Il y en a des tonnes. Dans la vie d'un groupe, quand tu pars en tournée, il se passe des trucs sans arrêt, tout le temps, tout le temps, tout le temps... chaque jour est un nouveau combat. Tu te lèves dans un bus l'après-midi, un bus qui part en miettes, tu perds les boulons, tu perds les freins... tu te réveilles la nuit, tout est noir parce que ça a crâmé...

Max : ben tu sais quoi, lis les paroles de "We Are the Road Crew" de Motörhead et tu as compris ce qu'est la vie d'un groupe en tournée, ce n'est pas plus compliqué que ça. C'est vraiment ça.

Pierrick : Il nous est arrivé des trucs particuliers, un jour nous avons rencontré un mec d'un groupe de black metal dont j'ai oublié le nom, au Portugal. Nous nous sommes retrouvés à prendre de la coke avec lui. Il avait des lames de rasoir, il les humidifiait, il mettait la coke dessus, puis il les mettait dans sa bouche où il les faisait tourner, de façon à se faire des coupures un peu partout, et ainsi la coke s'infiltrait par là.


Dexxie : Les enfants, ne faites pas ça chez vous !

Gorgor : Attention, ce n'est pas ce qui nous est arrivé de plus marrant non plus hein ! (rires)

Max : Ben moi j'avais bien rigolé.

Gorgor : Ah, et sinon un jour dans le sud on avait les cadavres dans le camion (ndlr : précision importante, il s'agit de faux cadavres que le groupe utilise pour décorer leurs scènes...) Nous les avions assis, ils étaient dans le camion avec nous, attachés avec la ceinture et tout. Nous roulions en forêt, et il y avait une nana qui se promenait, nous voulions la prendre en stop et quand elle a vu les cadavres elle est partie en courant ! (rires)

Dexxie : C'était la dernière question, si vous avez encore quelque chose à ajouter...

Pierrick : Continuez à acheter des disques, et arrêtez de passer vos vies sur Internet parce que ce n'est pas le monde réel. Soutenez la scène en écoutant la radio, en allant voir les concerts, ce n'est pas en écoutant deux morceaux sur MySpace que vous permettrez aux groupes de continuer à enregistrer des trucs. À bientôt sur la route !

Crédits photo : www.myspace.com/thetruephazm


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