CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 21 juillet 2017




SETLIST

Burning Beard
Firebirds!
Decapitation Blues
The Mob Goes Wild
Profits of Doom
Sucker for the Witch
Escape From the Prison Planet
The Regulator
A Quick Death in Texas
Your Love Is Incarceration
How to Shake Hands
D.C. Sound Attack!
Electric Worry
X-Ray Visions

AFFILIÉ

Clutch
Paris - Nouveau Casino
(20 juin 2014)
Hellfest (Clisson)
(17 juin 2011)
Paris - Trianon
(13 décembre 2016)

18 juin 2017 - Hellfest


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La réputation de Clutch en concert n’est plus à faire. Il y a trois ans, les Américains avaient mis le feu au Hellfest ainsi qu'au Nouveau Casino de Paris, archi-bondé pour l'occasion, et surtout avaient étés salués d'un concert de louanges à la fin du show. En 2017, leur réputation les précède et entre les gens qui sont là pour en prendre plein la gueule et les autres qui sont là « parce qu’on leur avait dit que ça allait être énorme », le show ne pouvait qu’être une réussite. Et il l’a été, sans nulle contestation possible.

Les lumières s’éteignent. Le groupe arrive simplement sur scène. Quelques secondes pour que Neil Fallon et sa bande se mettent en place et le show se lance sur la gratte grasse de "Burning Beard". La salle commence à se chauffer tandis que le chant de Neil Fallon résonne avec ce côté brut et irrésistiblement entraînant. Le public commence à sauter, se déhancher, tandis que le titre assez lent s’achève pour lancer le premier brûlot de la soirée : "Firebirds". Ça démonte, la guitare frontale invite les gens à faire des slams et quelques gentils pogos. Le son est clairement bon, comportant ce côté roots presque poussiéreux qui convient si bien aux Américains. "Decapitation Blues" enchaîne ce qu’il faut de riffs bluesy et de groove, la batterie résonne, Neil Fallon grimace, hurle, tend le poing et pousse le public à se déchaîner. La folie s’empare alors des festivaliers quand arrive l’enchaînement de l’enfer "The Mob Goes Wild" / "Profits of Doom". Le groove de Tim Sult à la guitare et de Dan Maines à la basse marche terriblement bien, entraînant les festivaliers dans une danse folle. C’est énorme, d’autant que si la plupart des musiciens ne payent pas de mine, le frontman a une vraie gueule et arrive à plonger même les plus néophytes dans cette folie.
Le concert se poursuit avec des brûlots ultra efficaces, laissant une place prépondérante aux titres du dernier album Psychic Warfare qui confirment toute sa puissance en live. Pour autant, les Yankees n’oublient pas de revenir vers des classiques et placeront un "The Regulator" de folie. Tout le grain et l’ambiance de l’Amérique profonde, poussiéreuse, des grandes routes monotones, transpirent sur ce titre et c’est un vrai délice. Le groove est partout dans la salle baignée de lumières aux teintes rouges ou orangées lorsque résonnent le refrain imparable de "A Quick Death in Texas" ou le lourd riff de "Your Love is Incarceration". Les slams se succèdent dans une fosse hystérisée et pourtant le meilleur arrive. Car, lorsque Neil Fallon débarque muni de son harmonica sur "D.C. Sound Attack", c’est bien simple: toute la salle hurle, headbangue, gigote son popotin et admire le break où le frontman rajoute du rythme en tapant sur une cloche de vache. S’ensuit l’irrésistible titre bluesy "Electric Worry", son refrain démentiel et son harmonica faisant gagner en intensité, comme si c’était possible, la folie d'une fosse bouillonnante. Du grand art !


Il ne reste plus qu’à achever les festivaliers en balançant le single rentre-dedans "X-Ray Visions" et conclure un show brûlant, groovy, classe et maîtrisé tout du long d’une main de maître par un Neil Fallon en forme olympique. Mais au final, qui doutait encore de la capacité de Clutch à proposer des shows intenses et mémorables ? Personne, absolument personne !



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