CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 20 janvier 2008




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24 juin 2007 - Clisson - Hellfest


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Avec Pain Of Salvation, Ephel Duath, Cynic et Atheist, Dream Theater représentait la frange prog du Hellfest… et vu que le groupe jouait le même soir que Megadeth, on pouvait s’attendre à un set axé métal à donf… ce qui a presque été le cas. Chronique d’un concert plus métal que prog. (mais un peu prog quand même).

Le groupe pose les bases dès le début : il commence son set par "As I Am", titre du très metawl Train Of Thought et s'attire de fait les faveurs de la foule. Les gros riffs de Petrucci, la puissance du jeu de Portnoy (qui va meuler comme une brute durant tout le concert), tout colle… et LaBrie chante bien et juste, comme c'est régulièrement le cas depuis quelques années. Le groupe est remonté, à l'image du chanteur qui se donne beaucoup et révèle même un côté ivol que l'on attendait pas : imaginez-vous qu'il annonce que le groupe va jouer « Constant fuckin' Motion », gros mot inclus dans le texte! Y'a pas, il est à fond et comme cet extrait du petit dernier Systematic Chaos (chronique ici) passe très bien la barre du live il a de quoi. De plus le son est très bon selon les critères du festival : mis à part les incontournables décrochements sonores au cours du show le tout est bien mixé et on distingue tous les instruments… sauf évidemment la basse, mais on a l'habitude.

L'approche bourrine choisie par le groupe n'est pas non plus poussée à outrance : dans cette optique on aurait attendu "Beyond This Life", mais c'est une version absolument gigantesque de "Home" qui sera jouée à la place. Ce titre mérite vraiment sa place dans le top 5 des plus grandes chansons de Dream Theater : puissante, émouvante, épique, inspirée, dérangeante par moments, c'est un tube absolu. On constate aussi que "The Dark Eternal Night" passe très bien, et que l'absence de "Octavarium" et de ses soli de continuum ne semble déranger personne. Les soli, parlons-en : Rudess et Petrucci se font plaisir comme à la grande habitude, et si la frange métal du public subit la frange prog exulte tant les deux compères sont techniquement hallucinants. Dream Theater n'oublie pas d'être fun au passage : le final sur "Pull Me Under" (évidemment) voit le groupe partir en sucette au milieu du titre, avec un Portnoy qui se met à accélérer graduellement le tempo jusqu'à ce que le tout soit ultraspeed… impressionnant et amusant.


Donc voilà, c'est un concert de Dream Theater de plus… qui prouve que le groupe peut s'adapter à n'importe quelle ambiance. Dans un festival de type Progsol on aurait eu "Metropolis" et "A Change Of Seasons", et au Hellfest on a eu un concert de métal avec des soli de tueurs posés au milieu, même si le groupe aurait pu pousser l'approche bourrine encore plus loin. Bonne humeur, technicité et talent brut sont les trois mamelles des Américains, et comme trois mamelles c'est un super concept…


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