CHRONIQUE PAR ...

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Dupinguez
le 20 janvier 2008




SETLIST

Welcome (Intro)
Heaven Can Wait
New World Order
Fight
Empress
Valley Of The Kings
Rebellion In Dreamland
Into The Storm
Heavy Metal Universe
Ride The Sky
Somewhere Out In Space

Rappels

Send Me A Sign

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05 janvier 2008 - Paris - Elysée Montmartre


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Après Axxis, raté car jouant assez tôt (l'ouverture des portes ayant été programmée à 18H30 ce soir), c'est Gamma Ray qui foule à son tour les planches pour cette première des deux dates parisiennes prévues à l'occasion de la tournée exceptionnelle réunissant les deux formations teutonnes suscités et Helloween, rien de moins. Mais malgré cette affiche prestigieuse, les Rays, après plusieurs albums à qualité décroissante, ont tout de même des choses à prouver.

Première bonne nouvelle, la salle est quasi-comble, alors que la date du lendemain affiche complet depuis un bon moment, signe que le heavy speed se porte finalement assez bien lorsqu’il est emmené par ses figures de proue. Et l’avantage des styles proposés ce soir est que le public est venu ici pour faire la fête, et ça se voit. La foule répond donc présent à un groupe qui affiche une bonne humeur qui fait plaisir à voir, même si ça ne bouge finalement pas beaucoup sur scène. Il suffit de voir Kai Hansen, le sourire vissé aux lèvres, pour s’en convaincre. Après plus de 20 de carrière avec bien des remous, l’homme n’a toujours pas perdu sa niaque, malgré une popularité qui n’est certainement pas à son top. Les autres membres du combo ne sont pas en reste, avec notamment un Henjo Richter affublé de lunettes qui lui donnent un air de clown assez hilarant. Niveau charisme, ce n’est pas tout à fait ça, mais on n'est pas venu voir Manowar de toute façon. On notera également un Dirk Schlachter qui se lâche plus qu’en studio à la basse, proposant en de nombreuses occasions des slaps assez peu conventionnels vu le style pratiqué. Et Zimmermann, fidèle à lui-même, met sa double sur « on » au début du concert, et c’est parti mon kiki.

Pour ne rien gâcher, le son est très bien équilibré et l’on entend distinctement tous les instruments, quoi que la guitare de Henjo aurait mérité un peu plus de volume. Du coup, on a évidemment droit aux habituelles approximations vocales de Kai, mais ça aussi, on a l’habitude. Et c’est tout de même très loin d’être une boucherie, d’autant plus sachant que l’homme assure ses parties de guitares avec brio en même temps, alors qu’elles sont loin d’être évidentes. Côté setlist, on a droit à un pot-pourri des deux Land of the Free, forcément, agrémenté d’extraits piochés ci et là dans la riche discographie du combo. C’est ainsi qu’on aura par exemple le droit à une version de "Rebellion In Dreamland" abrégée de sa fin pour enchaîner directement avec "Into The Storm", titre d’ouverture du dernier effort studio. Efficace. Autour, on a droit à du classique de chez classique, avec "Heavy Metal Universe" et sa partie habituelle de jeu avec le public, et du plus surprenant, avec un "Valley Of The Kings" inattendu mais qui fait mouche. Cerise sur le gâteau, un "Ride The Sky" d’anthologie a même été dépoussiéré de Walls Of Jericho (première galette des citrouilles, si on excepte le mini-LP) pour que la fête soit plus belle. Seul regret, les débuts de Gamma Ray ne sont carrément pas représentés, alors que Heading For Tomorrow, Sigh No More et Insanity & Genius contiennent leur lot de pépites.


Car les 60 minutes allouées à ce « very spécial guest » passent finalement bien vite, et on aurait aimé une setlist plus complète. Mais la bonne humeur est là, et malgré une qualité studio en chute depuis maintenant trois albums, le groupe prouve qu’il reste une valeur sûre en live, même si un peu plus de folie aurait été la bienvenue. Un bon moment donc, même si cela ne fera malheureusement pas redécoller une carrière en perte de vitesse.


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